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Agriculture et accès à l’alimentation
Home Faire société autrement Économie & Société Agriculture et accès à l’alimentation
Économie & SociétéFaire société autrement
By Lucienne Gouguenheim15 décembre 20240 Comments

Agriculture et accès à l’alimentation

Jean-Claude Balbot.

Ce texte est la retranscription de l’intervention de Jean-Claude Balbot lors de l’Assemblée générale de la Fédération Parvis en novembre dernier.

Je suis agriculteur dans le Finistère, je suis adhérent du réseau CIVAM qui est une organisation professionnelle agricole au sein de laquelle a été menée il y a une quinzaine d’années, et pas par hasard, une recherche sur l’accès à l’alimentation. C’est un des premiers constats à faire : il y a peu de paysans, d’agriculteurs qui connaissent les endroits et la manière dont sont consommés les produits qu’ils fabriquent. Et aussi, nous l’avons découvert, il y a peu de Français, peu de nos concitoyens qui savent comment et dans quelles conditions est produite l’alimentation qu’ils consomment.

Ce double constat, qui nous avait à l’époque un peu remués, nous a servi de lignes de travail pendant les 15 années écoulées. Ce que nous avons constaté, c’est que nous étions en plein dans l’industrialisation de l’agriculture depuis les années 1950 ou 60, et que cette industrialisation-là avait au départ comme objectif de créer de l’abondance pour nourrir l’ensemble de la population française, faire face à la pénurie d’après-guerre. Voilà, à peu près, ce qu’étaient les objectifs. Et même, nous avions dit à l’époque « nourrir le monde ».

Ces objectifs se situaient dans des conditions politiques, géopolitiques et environnementales qui permettaient de les offrir mieux que dans d’autres endroits de la planète. Et nous vivons en permanence dans la compétition, dans la compétitivité nécessaire au monde capitaliste pour faire sa révolution permanente.

Donc, cette difficulté majeure qu’on connaissait nous, très bien, celle des paysans qui travaillent comme des diables, qui sont dépendants des politiques publiques, qui les connaissent mal, qui sont le jouet parfois de syndicats un peu difficiles à suivre, qui sont pris dans une grande mécanique qu’on appelle « nouveau complexe agroalimentaire », qui fait qu’un des symptômes les plus forts, c’est évidemment le suicide. Je crois qu’on est une partie de la population où ils sont les plus élevés. Et il y a aussi une grande consommation d’anxiolytiques. Et puis, dernièrement, depuis 10 -15 ans, est apparue aussi assez profondément dans la société, à travers des discours médiatiques, une forme de mépris pour la population paysanne, comme étant des empoisonneurs, des empoisonneurs du sol, des empoisonneurs de la santé, de la population des Français. Tout ça est très difficile à subir. On peut dire que la population paysanne dans son ensemble, à quelques exceptions près, est une population traumatisée, ce qui a des conséquences évidemment assez importantes.

Et de notre côté, à l’issue de cette recherche sur la manière dont les Français se nourrissent, nous nous sommes aperçus, c’est un des premiers constats qu’on a faits, qu’il y avait aussi une part importante de la population qui était très mal nourrie, voire pas nourrie, en tout cas qui portait les signes et les stigmates d’une malnutrition aussi curieux que ça puisse paraître. En France, on parle de 10 à 12 % de la population qui sont régulièrement, voire chroniquement, atteints de maladies alimentaires. Une partie de la population qui ne choisit pas son alimentation, qui voit le 15 du mois son budget alimentaire réduit à zéro, qui doit consacrer l’essentiel de son budget au logement et qui a fait depuis longtemps une croix sur son choix alimentaire et qui est nourrie par l’industrie laquelle se fait une joie, je vais dire ça comme ça, de trouver là un exutoire pour sa production excessive.

Voilà ça c’est le constat que nous faisions à l’époque : qu’on pouvait améliorer le sort de ces populations les plus pauvres en les faisant accéder à ce que, nous, nous considérions comme de la bonne nourriture, c’est-à-dire les circuits courts et, pour dire vite, la bio, par exemple. Et ceci, c’était une vaste illusion, il a fallu qu’on perde cette illusion, il a fallu qu’on s’enlève ce voile devant les yeux. Ce n’est pas du tout comme ça, toutes les alternatives, les initiatives les plus fortes qu’on ait vues depuis la cinquantaine d’années que moi je suis installé, toutes ces initiatives-là dont vous connaissez tous les noms, ça va des AMAP, aux valeurs de culture bio en passant par les magasins fermiers, les marchés de plein vent, etc. Tout ça a complètement échoué à démonter le système, l’industrialisation, le mode d’industrialisation de la production alimentaire qui est responsable à la fois du malheur des paysans et à la fois de la malnutrition de la société en France.

Pour produire assez, il faut produire trop. C’est comme ça qu’on crée l’abondance. Et c’est comme ça qu’on en vient à dire après, ce trop, il va falloir le recycler dans ce qu’on appelle l’aide alimentaire. Et qui est devenu l’aide alimentaire, ce gouffre dans lequel aujourd’hui, de plus en plus d’entre nous s’enfoncent et se nourrissent mal. Il y a aussi évidemment dans le phénomène industriel, une grande utilisation du capital, c’est-à-dire beaucoup d’argent, et au fur et à mesure qu’on utilise du capital on désinvestit le travail humain donc c’est un choix à faire tout le temps – et l’industrie le fait en permanence – pour le capital plutôt que pour l’homme.

Il y a aussi dans le phénomène industriel une grande consommation d’énergie et aujourd’hui ça va nous renvoyer vers des phénomènes de changement climatique et de choses comme ça aux quelle l’industrie participe grandement par l’industrialisation de l’alimentation.

Et pour finir, et finir dessus, il y a la séparation des tâches : je pense que le malheur industriel dans l’alimentation vient de là : chacun à sa place doit faire ce qu’il sait faire de mieux et il n’est pas question que les uns et les autres échangent à ce propos-là.

Par exemple, sur les phénomènes d’environnement, le mauvais environnement lié à la pratique industrielle agricole en Bretagne, les algues vertes, dès les années 70, on en parle beaucoup maintenant, mais dès les années 70, ne parlons pas des pesticides et tout le reste, mais les algues vertes produites par l’abondance du nitrate, dès les années 70, quand on s’en est aperçu, il y a des écolos qui se sont tournées vers le ministère de l’Agriculture en disant « mais écoutez, là ça ne peut pas durer, on ne va même plus avoir d’eau pour nourrir nos propres bêtes ». Est-ce qu’on ne pourrait pas discuter avec les associations environnementales, et voir comment améliorer la chose ?

Et là, on nous a fait savoir que ce n’était pas notre boulot, que notre boulot c’était de produire, que l’environnement était un support de notre production et qu’on allait créer des métiers pour que ce support-là perdure. Et donc on a créé tout un tas de métiers, ingénieurs agro, évidemment.

Et quand on a fait le constat de l’impuissance alimentaire dans les années 2010, on s’est aussi adressés au ministère de l’Agriculture en lui disant, regardez, vous nous faites produire, mais il y a une partie de la société qui n’a pas à manger ou qui ne mange pas ce qu’elle souhaite, et nous, nous voudrions travailler là-dessus, est-ce que vous ne pourriez pas financer ? Ah bah bah bah, ne touchez rien, c’est pas votre métier. Continuez à produire, nous on va se charger de faire que la société absorbe votre production. Vous nous avez signalé en effet des trucs qui ne sont pas très rigolos, on va les prendre en considération, on va améliorer l’aide alimentaire, on va créer tout un tas de métiers, des ingénieurs…

Les résultats, c’est qu’on n’a amélioré ni l’environnement en Bretagne ni le sort alimentaire des Français depuis ces 15 années. Cette séparation des tâches là, chacun a sa place et les vaches seront bien gardées, voilà en gros ce que nous disait le ministère de l’Agriculture, même s’il est probable que la plupart des gens qui nous parlaient n’avaient jamais vu le cul d’une vache de toute leur vie. C’est aussi ce constat-là de la séparation des tâches qui a fait qu’un jour on s’est dit, mais pour s’exonérer, pour essayer de fuir ce mal-être et c’est plus que du mal-être, ce malheur politique chez les paysans comme chez les Français qui ont du mal à se nourrir, il faut qu’on se sorte de cette politique industrielle qui est celle de grandir l’offre – toujours cette idée qu’on va combattre le manque, qu’on va combattre la pénurie en produisant l’abondance et donc ce qu’on appelle les politiques de l’offre. Et on a vu tous les gouvernements depuis les années au moins 1960, mais sans doute précédemment, y compris les gouvernements socialistes, dire qu’il faut augmenter l’offre ; eh bien nous, on veut sortir de ça ; on est persuadé qu’aujourd’hui c’est en partant de cette demande établie en connaissance de cause, que nous pourrons espérer que le mode de production sorte de l’industrie, pour devenir plus respectueux des paysans.

Et donc nous avons formulé, avec des camarades d’autres organisations, une proposition politique assez précise, la Sécurité sociale de l’alimentation, donc l’entrée de l’alimentation dans le régime général de sécurité sociale avec trois objectifs :

 – l’universalité il n’y a plus de politique pour les pauvres nous ne voulons plus que certains soient obligés de se désigner comme pauvres pour être nourris ; là tout le monde doit être nourris au bon titre donc l’universalité qui est le contraire de la discrimination.

– le second pilier de cette sécurité sociale de l’alimentation qu’on propose est la cotisation

– troisième pilier : le conventionnement démocratique en connaissance de cause et c’est là que nous pensons rompre définitivement cette espèce de mauvais sort que nous fait l’industrie en nous séparant les uns des autres, c’est seulement de cette manière-là que nous pensons que nous pourrons démocratiquement choisir notre alimentation. Le conventionnement démocratique, c’est justement pour lutter contre la séparation des tâches qui est induite par le modèle industriel.

Le modèle qui nous vient à l’esprit, c’est le conventionnement citoyen pour le climat. Regardons ce qui a été fait par la convention citoyenne pour le climat, le travail qui a été fait par les 150 de nos concitoyens qui ont été réunis et mis en connaissance de cause de ce qu’était le changement climatique et des risques encourus. Ces 150 citoyens-là ont fait une série de propositions absolument incroyables. Quand on y pense, on n’a pas été assez attentifs à ça. Je pense que si quelques années en arrière on avait pris ça en considération, on serait moins en train de pleurer aujourd’hui sur les conséquences des inondations et des sécheresses qui se succèdent ; et en tout cas ça prouve, ça nous prouve qu’on doit se faire une absolue confiance dans le choix démocratique à partir du moment où on prend le temps de se mettre en connaissance de cause des vies de chacun et des autres et des possibilités que nous avons de les modifier.

Et je suis persuadé en ce qui me concerne, je vous l’ai déjà dit, qu’aucun d’entre nous ne veut manger trop de gras, trop de sucre, trop de sel, trop de pesticides, des perturbateurs endocriniens, et que quand aura compris ça tous ensemble, peut-être qu’on se dira, c’est difficile de s’en passer aujourd’hui, mais en tout cas, ce sera un horizon démocratique qui sera choisi, et ce sera nos cotisations qui vont nous permettre de le faire. Donc il y a une mécanique, il y a une administration de ce conventionnement à mettre en place, c’est ça. C’est avec plaisir qu’on vous invite à y participer, bien sûr. Nous n’arrivons pas là avec un projet politique, c’est une proposition politique à bâtir ensemble. Et nous, en tant qu’organisation agricole, c’est pour nous la certitude que c’est la seule voie pour sortir de l’utilisation des pesticides.

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