Mayotte après Chido : des soignants bénévoles face à l’État défaillant
Juliette Sera Bernard.
À Mayotte, dans les jours qui ont suivi le passage du cyclone Chido, un réseau informel de soignants bénévoles s’est spontanément organisé face à l’urgence, alors que l’aide de l’État n’arrivait pas. Témoignages.

« Brusquement, les portes vitrées ont explosé, laissant entrer la tempête. Des objets coupants valsaient dans la pièce », se remémore Céline, infirmière scolaire à Mayotte. C’était le 14 décembre, quand le cyclone Chido a touché de plein fouet le 101e département français. Le collège de Majicavo avait été transformé en centre d’hébergement d’urgence en prévision du cyclone, pour que les résidents des habitations informelles faites de tôles puissent se protéger.
Le bâtiment accueillait 80 personnes quand Chido a frappé l’île. Mais il n’a pas tenu le choc. Face au désastre, et en l’absence de réponse rapide et coordonnée des autorités, des bénévoles se sont très vite organisés de manière autogérée, autour d’un groupe WhatsApp de soignants nommé « Soin Refuge ».



