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Bonhoeffer, luttant contre le nazisme à partir de la mystique de Jésus
Home Opinions & Débats Éditorial Bonhoeffer, luttant contre le nazisme à partir de la mystique de Jésus
ÉditorialOpinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim25 avril 20250 Comments

Bonhoeffer, luttant contre le nazisme à partir de la mystique de Jésus

Juan José Tamayo.

Nous commémorons le quatre-vingtième anniversaire de l’exécution au camp de concentration de Flossenbürg du théologien allemand Dietrich Bonhoeffer, qui a su combiner harmonieusement la résistance au nazisme, la mystique de la suite de Jésus de Nazareth et la réflexion théologique. C’était le 9 avril 1945. J’ai découvert Bonhoeffer à l’âge de 23 ans, pendant mes études de théologie à l’Université pontificale de Comillas, en lisant son livre Résistance et soumission : lettres et notes de captivité (Labor Et Fides 1967 ; 2024), et la biographie écrite par son ami Eberhard Bethge : Dietrich Bonhoeffer : théologien, chrétien, homme de son temps : une biographie. (Rév. éd. Minneapolis, Fortress Press, 2000)

Depuis lors, le théologien luthérien allemand est devenu la figure principale qui a guidé ma trajectoire théologique dans l’interprétation non religieuse du christianisme, un exemple de citoyen dans la lutte contre la tyrannie nazie et une référence dans l’engagement à construire un monde libre de toutes les tyrannies politiques, économiques et religieuses, et surtout de l’actuelle dictature christo-fasciste de l’extrême droite politique et des mouvements chrétiens fondamentalistes et intégristes qui constituent l’Internationale de la Haine (Juan José Tamayo, La Internacional del odio. Cómo se construye. Cómo se deconstruye, Icaria, 4e édition, 2025).    

Dietrich Bonhoeffer n’a vécu que 39 ans (1906-1945), dont les deux dernières années en prison. Mais elles ont suffi à provoquer l’une des plus grandes révolutions du christianisme et de la théologie au XXe siècle. Le théologien luthérien allemand incarne en sa personne de manière exemplaire des dimensions difficiles à harmoniser au cœur de la modernité et du post-christianisme : la lucidité d’un croyant éclairé, la résistance au nazisme, le témoignage de la transcendance au milieu de l’immanence, la praxis libératrice d’un théologien et le martyre d’un témoin de la liberté dans la lutte contre le nazisme. Il est l’un des exemples les plus lumineux de la « sainteté politique » de notre époque.

Dietrich Bonhoeffer et sa sœur jumelle Sabine sont nés en 1906 dans une famille de la haute bourgeoisie de Breslau, la ville où Schleiermacher était né près d’un siècle et demi plus tôt. Son père, Karl, était un psychiatre renommé qui devint professeur de psychiatrie et de neurologie à Berlin en 1912. Sa mère, Paula, appartenait à la famille von Hase.

Son enfance et sa jeunesse se sont déroulées dans une atmosphère de forte discipline familiale et de protection intense. Lorsqu’il était étudiant, il avouait : « J’aimerais cesser d’être protégé pour une fois. Nous ne sommes pas en mesure de comprendre les autres. Dans notre maison, nos parents sont toujours là, ce qui facilite la résolution de tous les problèmes. Et même quand nous sommes loin les uns des autres, cela nous donne une sécurité insolente » [1].

Dès son plus jeune âge, Bonhoeffer ressent la double vocation de pasteur et de théologien. En 1923, il commence ses études de théologie à Tübingen. Peu après, il entre à la faculté de théologie de l’université de Berlin, où enseignent les grands maîtres Deissmann, Lietzmann, Harnack, Holl, Seeberg, etc. À l’âge de 21 ans, il soutient sa thèse de doctorat intitulée Sanctorum communio. Sociologie de l’Église [2]. Il y exprime sa crainte de voir la théologie dégénérer en paresse intellectuelle. Dès lors, son combat s’oriente précisément contre ce péché capital, avec pour point de référence le théologien Adolf von Harnack. Celui-ci écrit au jeune théologien Bonhoeffer pour lui dire que l’existence spirituelle est « menacée par le mépris de la théologie scientifique » et que « les bannières de la science légitime doivent être brandies en toute confiance pour défendre sa cause » [3].

De la théologie au pastorat et du pastorat à la théologie : tel est l’itinéraire bidirectionnel de Bonhoeffer, qui cherche l’unité entre l’intelligence et la vie. Un an après avoir soutenu sa thèse de doctorat, il est nommé vicaire de la paroisse luthérienne allemande de Barcelone, où il découvre les contradictions sociales aiguës. L’année suivante, en 1929, il devient assistant professeur de théologie à l’université de Berlin. En 1931, il est ordonné pasteur. La même année, il est nommé professeur de théologie à la même université.

1933 est une année décisive dans la vie de Bonhoeffer. Le maréchal Hindenburg charge Hitler de former un gouvernement. La famille Bonhoeffer considère le triomphe du national-socialisme et la nomination d’Hitler comme chancelier comme une honte pour l’Allemagne. En juillet 1933, Hitler et le Vatican signent un concordat qui comprend un paragraphe interdisant à toute personne de sang juif ou mariée à un juif d’exercer un ministère dans l’Église. Le synode général de Prusse approuve ce paragraphe. La faculté de théologie de Berlin adopte une attitude tiède à l’égard du nazisme, ce qui signifie en pratique l’acceptation de la discrimination religieuse à l’encontre des Juifs.

    En juillet 1933, Hitler et le Vatican signent un concordat qui comprend un paragraphe interdisant à toute personne de sang juif ou mariée à un juif d’exercer un ministère dans l’Église.

Ces événements ont entraîné un changement important dans la vie de Bonhoeffer, qui est sorti de la sphère religieuse privée dans laquelle il vivait et a pris des dimensions publiques d’opposition claire au nazisme. Il découvre qu’il ne peut plus être membre d’une Église qui exclut les Juifs et, avec Martin Niemöller, il participe activement à la création de l’Église confessante, l’un des organismes religieux les plus critiques à l’égard des mesures discriminatoires prises à l’encontre des Juifs.

« L’Église ne peut chanter du grégorien que si, en même temps, elle crie pour les Juifs », déclare Bonhoeffer, pointant un doigt accusateur vers une Église comme l’Église allemande, confortablement installée sous la croix du Christ, adaptée au système nazi et plus soucieuse de sauvegarder ses propres droits que de défendre les droits refusés à des millions de personnes. Il précise ensuite son attitude et celle de l’Église, à travers une image très expressive : « Si un fou, sur le Kurfürstendamm (l’avenue principale de Berlin), roule avec sa voiture sur le trottoir, je ne peux pas, en tant que pasteur, me contenter d’enterrer les morts et de consoler leurs familles. Si je me trouve à cet endroit, je dois sauter et arracher le volant du conducteur » [4].

Son attitude critique lui vaut de sévères sanctions. Il lui est interdit d’enseigner à l’université de Berlin. Le séminaire de prédication de l’Église confessante de Finkenwalde, dont il est le directeur, est fermé. Il n’est pas autorisé à vivre à Berlin. On l’empêche de parler et d’écrire en Allemagne. Son engagement œcuménique et politique contre le nazisme s’intensifie. Il participe à des groupes de résistance et voyage hors d’Allemagne à la recherche d’un soutien religieux pour renverser Hitler.

Le 5 avril 1943, il est arrêté par la Gestapo pour conspiration contre Hitler et incarcéré à la prison de Berlin-Tegel. Bonhoeffer ne cesse de se demander s’il est un conspirateur ou un témoin, un prédicateur ou un conspirateur, et si la cause de son emprisonnement est politique ou confessionnelle. Il passe un an et demi à la prison de Tegel (avril 1943-octobre 1944).

S’ensuit un périple dramatique à travers différentes prisons. Il est jugé par une cour martiale au camp de concentration de Flossenbürg et condamné à mort. À l’aube du 9 avril 1945, quelques jours avant la libération du camp par les troupes alliées, il est pendu avec l’amiral Canaris, le général Oster, le juge Sack, Strünk et Gehre. Le même jour, son beau-frère von Dohnanyi est assassiné au camp de concentration de Sachsenhausen. Quinze jours plus tard, son frère et un autre de ses beaux-frères subissent le même sort à Berlin.

Trois passions ont entretenu l’espoir de Bonhoeffer pendant sa détention : le recouvrement de la liberté, dont il rêvait dans son sommeil et à son réveil ; la foi dans le Dieu de la vie, en qui il avait une confiance inébranlable ; et l’amour pour – et de – sa fiancée Maria von Wedemeyer, à laquelle il s’était fiancé quelques mois avant son arrestation.

    Bonhoeffer incarne au mieux le message du prophète Isaïe : « Ne vous souvenez pas des choses passées, ne pensez pas aux choses anciennes ; voici que je fais une chose nouvelle, elle germe, ne la voyez-vous pas ? »

Depuis la petite cellule où il était emprisonné, le théologien antinazi a vécu chaque instant de sa captivité dans un climat de profonde liberté intérieure, que beaucoup de gens qui parcourent les rues « en toute liberté » souhaiteraient pour eux-mêmes. La correspondance a été sa principale et plus gratifiante occupation pendant sa captivité. Il a écrit de nombreuses lettres à ses parents, à sa compagne et à son ami Eberhard Bethge. Une grande partie de cette correspondance originale et émouvante a été publiée dans deux ouvrages : Résistance et soumission. Lettres et notes de captivité (Labor et Fides, 1967) et Cartas de amor desde la prisión (Trotta, 1998).

Le contenu de ces lettres bouleverse complètement la théologie, soulève des questions gênantes et ouvre de nouveaux horizons au christianisme. Sa pensée est anticipatrice, projective. Son temps est celui de l’avenir comme conception du nouveau. Bonhoeffer est la meilleure incarnation du message du prophète Isaïe : « Ne vous souvenez pas du passé, ne vous attardez pas sur le passé : voici que je fais naître quelque chose de nouveau, cela germe déjà, ne le voyez-vous pas ? » (Is 43, 18-19)

Les lettres de prison ont eu une influence décisive sur la théologie de l’après-guerre ; elles ont ouvert une voie nouvelle dans le dialogue du christianisme avec la modernité et la sécularisation, qui avait été bloqué pendant des siècles ; elles ont contribué à une interprétation non religieuse du christianisme et ont ouvert la voie à la théologie radicale de la suite de Jésus.

Je termine par cette expérience rare chez un théologien, celle de l’amour de Bonhoeffer. La publication de la correspondance entre le couple Dietrich et Maria révèle clairement la richesse des sentiments qui ont pleinement imprégné sa réflexion théologique et son engagement politique. Il n’est pas possible de comprendre la pensée du théologien sans tenir compte de son expérience amoureuse avec sa fiancée.

[1] E. Bethge, Dietrich Bonhoeffer. Teólogo-Cristiano-Hombre actuel, Desclée de Brouwer, Bilbao 1970, 43.

[2] Sígueme, Salamanque 1969.

[3] E. Bethge, o. c., 116.

[4] Cité par A. Dumas, Una teología de la realidad : Dietrich Bonhoeffer, Desclée de Brouwer, Bilbao 1970, 62.

https://www.religiondigital.org/el_blog_de_juan_jose_tamayo/Bonhoeffer-nazismo-mistica-seguimiento-Jesus_7_2771192860.html

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