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Donald Trump livre les océans à l’exploitation minière
Home Faire société autrement Économie & Société Donald Trump livre les océans à l’exploitation minière
Économie & SociétéFaire société autrement
By Lucienne Gouguenheim26 avril 20250 Comments

Donald Trump livre les océans à l’exploitation minière

Hortense Chauvin.

Donald Trump a signé un décret autorisant l’exploitation minière des fonds marins. Une décision à rebours des accords internationaux, qui sera mortifère pour la vie et la biodiversité des océans.

Il aura suffi de 537 mots et d’une signature pour que Donald Trump condamne les abysses et enterre, d’un même jet de plume, dix ans de négociations internationales. Jeudi 24 avril, le locataire de la Maison-Blanche a annoncé, par décret, sa volonté d’ouvrir l’exploitation minière dans les grands fonds marins, y compris dans les eaux internationales. Cette décision brave l’Autorité internationale des fonds marins. Cette organisation, qui regroupe 167 États, est en théorie seule compétente en matière d’exploitation de la haute mer, en vertu d’accords datant des années 1990 que les États-Unis n’ont jamais ratifiés.

L’Autorité internationale des fonds marins s’échine depuis plus d’une décennie à accoucher d’un Code minier, destiné à encadrer les activités minières dans les abysses. Initialement attendu pour 2025, le texte a pris du retard. Quoique l’idée d’un moratoire soit encore loin de faire consensus, 32 États membres (dont la France) ont officiellement appelé à une mise en pause des projets miniers, au moins jusqu’à ce que la rédaction de ce Code soit finalisée.

Passage en force

Avec ce décret, Donald Trump opte pour le passage en force. Jusqu’à présent, seuls des projets d’exploration et d’exploitation à petite échelle ont été menés, en guise de test, dans les abysses. Le texte promet de faire des États-Unis « un leader mondial de l’exploration et de l’exploitation des ressources minérales des fonds marins, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la juridiction nationale ». Le président des États-Unis y presse le secrétaire au Commerce « d’accélérer la procédure d’examen et de délivrance des permis de prospection et d’exploitation commerciale » des minéraux.

Il somme également son gouvernement d’identifier des partenaires économiques, d’engager un dialogue avec le secteur privé, de cartographier les zones les plus riches, et de préparer un rapport sur « la faisabilité d’un mécanisme de partage » des bénéfices. L’objectif : extraire un milliard de tonnes de matériaux en dix ans.

Donald Trump espère rétablir ainsi « la domination des États-Unis » sur la scène minière, et « contrer l’influence » de la Chine. Le régime dirigé par Xi Jinping exerce un contrôle de plus en plus important sur les chaînes d’approvisionnement du cobalt, du nickel et du manganèse, des minerais considérés comme cruciaux pour la sécurité du pays et dont regorgent les abysses.

« Un précédent extrêmement inquiétant »

Avec ce décret, les États-Unis ouvrent un boulevard à l’entreprise canadienne The Metals Company, principale promotrice de l’exploitation minière des fonds marins. Après avoir longtemps misé sur le soutien de Nauru, petite île du Pacifique ravagée par l’exploitation du phosphate, la startup avait révélé fin mars négocier avec l’administration Trump pour démarrer ses machines excavatrices au plus vite, au prétexte de la lenteur de l’Autorité internationale des fonds marins.

À peine le décret signé, le patron de The Metals Company s’est réjoui du « retour du leadership américain », avant de préciser que son entreprise se tenait « prête » à lancer le premier projet d’extraction commerciale de minerais dans les abysses au monde.

Deux fumeurs noirs actifs colonisés par des anémones. Ces cheminées hydrothermales recèlent du cobalt et des terres rares. Ifremer/CC BY 4.0

La décision des États-Unis crée « un précédent extrêmement inquiétant », déplore auprès de Reporterre François Chartier, chargé de campagne Océans et pétrole au sein de la branche française de Greenpeace. « Ça revient à dire que, parce qu’une entreprise n’est pas contente, qu’elle trouve qu’une organisation internationale n’avance pas assez vite, on peut se permettre de sortir complètement du cadre du multilatéralisme et du droit international. »

Avec ce décret, Donald Trump ouvre une boîte de Pandore juridique. Si les États-Unis ont légalement le droit d’exploiter comme ils l’entendent leur « zone économique exclusive » (qui s’étend jusqu’à 200 milles marins des côtes), selon la logique de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, seule l’Autorité internationale des fonds marins est souveraine en ce qui concerne l’exploitation minière en haute mer, explique François Chartier : « Il n’est pas possible d’exploiter les fonds marins en dehors de ce cadre, même si on ne l’a pas ratifié. »

Une attaque sur le « patrimoine commun de l’humanité »

« Dans les textes des Nations Unies sur le droit de la mer, les grands fonds marins dans les eaux internationales sont considérés comme patrimoine commun de l’humanité, sur lequel aucun État ne peut clamer sa souveraineté », abonde l’activiste Anne-Sophie Roux, cofondatrice du mouvement citoyen LookDown. Certes, les États-Unis n’ont pas ratifié la convention des Nations Unies sur le droit de la mer, « mais ils ont signé l’accord de 1994 qui se rapporte aux grands fonds marins et sont légalement tenus par ce droit », affirme-t-elle.

Donald Trump brandit, pour justifier sa décision, une obscure loi de 1980, octroyant au gouvernement fédéral étasunien le droit de délivrer des permis d’exploitation dans les eaux internationales. « Mais dans la hiérarchie des normes, le droit international prime », indique François Chartier. Ce décret pourrait éventuellement être attaqué par d’autres pays devant le Tribunal international du droit de la mer, situé à Hambourg. « Mais les délais sont importants », pointe-t-il.

La catastrophe environnementale, elle, est imminente. Les alertes des scientifiques sur les risques associés à cette industrie s’accumulent. La dernière étude en date, publiée fin mars dans la revue Nature, montre que l’extraction minière a des répercussions sur la vie marine pendant des décennies. Les scientifiques ont étudié un site du Pacifique Nord soumis à un test d’exploitation minière en 1979. 44 ans plus tard, il montre encore des niveaux de biodiversité inférieurs à ceux des sites voisins non exploités.

« Des océans sains, vitaux pour les êtres humains, seront détruits »

Un rapport publié quelques jours plus tard par l’International Platform for Ocean Sustainability (IPOS) enfonce le clou. « Nous pouvons affirmer avec une confiance absolue […] que l’exploitation minière en eaux profondes modifiera les fondements biologiques, biochimiques et géochimiques de la vie dans les océans », y écrit Judith Gobin, biologiste marine renommée et professeure à l’université des Indes occidentales. Les risques, poursuit-elle, « sont inévitables et très probablement irréversibles. Des océans sains, vitaux pour les êtres humains, seront détruits. »

En laissant les bulldozers ratisser les tréfonds de l’océan, Donald Trump risque d’anéantir des écosystèmes dont nous ne connaissons encore presque rien, si ce n’est qu’ils foisonnent d’êtres bioluminescents, élastiques et captivants, et produisent un « oxygène noir » qui pourrait, selon certains scientifiques, nous mener à repenser l’origine de la vie sur Terre.

L’urgence d’une réaction internationale

« Il faut que tous les pays attachés au droit international et au multilatéralisme réagissent pour empêcher ça, estime Anne-Sophie Roux. Sinon le risque, concrètement, c’est que le plus vaste écosystème de la planète devienne une zone de non-droit, un Far West. » L’avenir des fonds marins fait partie des sujets qui doivent être discutés lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur l’Océan (Unoc), qui se tiendra en juin à Nice. François Chartier espère « qu’un maximum de pays » s’y opposeront de manière ferme et coordonnée à Trump, et exigeront un moratoire.

Les pays participants à l’Unoc sont censés y acter des avancées pour l’océan, notamment la ratification du premier traité de protection de la haute mer, porteur de beaucoup d’espoir pour les écosystèmes hors des juridictions nationales. « Tous ces objectifs tombent à terre si Trump va miner en haute mer en violant le droit international, pointe Anne-Sophie Roux. D’un point de vue écosystémique, d’abord, parce que cela détruirait la haute mer, mais aussi d’un point de vue diplomatique et multilatéral. Tous les pays qui négocient dans les règles depuis des décennies passeraient pour des idiots. »

https://reporterre.net/Donald-Trump-livre-les-abysses-des-oceans-a-l-exploitation-miniere

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