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Jacques Pohier – Un homme et un théologien libre
Home Faire église autrement Jacques Pohier – Un homme et un théologien libre
Faire église autrementTextes libérateurs
By Lucienne Gouguenheim24 juillet 20250 Comments

Jacques Pohier – Un homme et un théologien libre

Par Michel Leconte.

La 4e de couverture dit fort justement :

Comment dire aujourd’hui Dieu dans un monde sécularisé ? La parole courageuse et audacieuse de Jacques Pohier, bien que gravement sanctionnée par une Église qui depuis ne cesse de s’éloigner du monde, demeure aujourd’hui une étape sur la route d’une autre façon d’annoncer la Bonne Nouvelle du Dieu de Jésus. […]

Jacques Pohier nous invite à rencontrer Dieu dans l’acceptation joyeuse de nous-mêmes et à aimer notre humanité, fut-elle marquée par notre contingence et notre finitude. En 1989, il quittera l’ordre des Dominicains, se mariera et s’engagera dans l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) dont il sera le secrétaire général puis le président entre 1992 et 1995.

Cet ouvrage propose de retracer son parcours et ses questions (première partie) et de découvrir ou de redécouvrir plusieurs de ses écrits (deuxième partie).

MichelLeconte. Après une année de noviciat à l’abbaye trappiste de Notre-Dame des neiges, il a poursuivi des études en psychologie et une formation en psychanalyse, puis a exercé son métier de psychologue clinicien dans le cadre de la Marine nationale durant toute sa carrière.

Il nous présente la vie, l’œuvre, la réflexion théologique et humaine de Jacques Pohier avec d’autant plus d’intelligence qu’il a lui-même suivi un itinéraire analogue dans la recherche passionnée et exigeante de la fidélité à l’Évangile du Christ.

Michel Leconte a raison de nous faire connaître dans le détail l’œuvre de ce théologien catholique qui a ajouté une pierre importante au grand chemin de renouveau spirituel dont notre société désenchantée a tant besoin depuis maintenant plus d’un demi-siècle.

 En voici des passages.

Première partie – L’homme et son message pour aujourd’hui

L’entrée dans l’ordre des prêcheurs et les premiers engagements

Formation comme théologien moraliste

Être disciple de Jésus ne consiste pas à le répéter, mais à faire dans notre monde ce qu’il a fait dans le sien, c’est vivre de son Esprit. Pohier explicite le titre de son article en disant que dire de nos jours que Jésus a mangé avec les pécheurs, c’est édulcorer ce qui est en cause. Il en rétablit la virulence qui convient en disant « souper avec les putains », et en écartant le mot plus pudique de prostituée. […]

Le Dieu de Jésus Christ n’est pas une récompense que la religion serait chargée d’accorder aux vertueux et de refuser aux pécheurs. Si le christianisme se veut une religion chrétienne, donc imitant ce qu’a fait Jésus, il doit traiter la femme adultère, la prostituée, le publicain, comme Jésus les a traités, et non pas comme les traitent spontanément les divers systèmes civils, sociaux, moraux, et même religieux. Le Dieu de Jésus Christ n’est pas une récompense pour le pécheur repenti. C’est au contraire le pécheur repenti qui semble être une récompense pour Dieu, si l’on en croit tant de paraboles. (Jacques Pohier, « Dieu n’est pas une récompense à la vertu », revue Concilium, décembre 1977)

« Quand je dis Dieu » (1977)

Le Dieu de Jésus selon Jacques Pohier

Le Dieu de Jésus se donne inconditionnellement aux hommes, fussent-ils les plus détestables pécheurs à nos yeux. Le Dieu de Jacques Pohier n’est pas le banal soutien de la morale commune et religieuse, car ce que Jésus disait de Dieu était si original et déplacé par rapport à ce qu’on a l’habitude d’en dire, que les religieux de son temps n’ont pu le suivre très longtemps sur cette voie : « ce langage est trop fort ! Qui peut l’écouter ? » (Jn 6, 60). […]

Tout semblait s’être passé comme si Jésus avait dit : « Il ne faut pas avoir peur comme cela d’être pécheur, regardez-moi, je n’ai pas peur de vous parce que vous êtes pécheurs, on ne meurt pas d’être pécheur, ou plutôt on meurt si on croit qu’on va en mourir; laissez-moi venir, laissez-moi manger avec vous, on verra après, mais ce n’est pas le premier problème à résoudre, ce n’est pas par là qu’il faut commencer, nous avons autre chose à faire vous et moi : à être ensemble, je veux dîner chez toi ce soir » (Jacques Pohier, Dieu fractures, p. 277-278)

 Car Jésus subvertissait l’idée de Dieu, l’ordre religieux et l’ordre civil, que ce soit celui qui règne à l’intérieur de soi, celui de la famille, ou celui du groupe social auquel on appartient. C’est pourquoi Jésus a été éliminé par les croyants à cause de ce qu’il disait de Dieu.

La résurrection chez Jacques Pohier

Il est certes plaisant d’imaginer que nous n’allons pas vraiment mourir, mais cet argument se heurte à un problème soulevé avec ironie par le philosophe Bertrand Russell, qui rapporte l’anecdote d’une femme qui, ayant peu de temps auparavant perdu sa fille, répondit ainsi à la question de savoir ce qu’elle qu’il était advenu de son âme : « Oh, eh bien je suppose qu’elle jouit d’un état de béatitude éternelle, mais ne parlons pas de choses si désagréables ». En d’autres termes, le déni de la mort n’apporte qu’une consolation très superficielle. C’est pourquoi beaucoup de croyants expriment leur doute par cette remarque mainte fois entendue : « jamais personne n’est revenu nous dire ce qu’il y avait après » ! et j’ajoute, Jésus non plus, lui qui est pourtant ressuscité !… Dieu, fractures. (1985)

 La condamnation par le Vatican

L’ouvrage Quand je dis Dieu dans lequel J. Pohier exprimait sa foi personnelle entraîna un bouleversement dans sa vie, car Rome lui fit payer très cher son engagement à propos de ses positions prises dans les années 1970 sur la contraception, sur l’avortement et sur l’euthanasie. La Congrégation pour la doctrine de la foi, prenant prétexte d’une formulation jugée hérétique de la résurrection de Jésus-Christ (l’homme Jésus n’est pas ressuscité, ce sont les croyants qui le re-suscitent et c’est Dieu qui s’y atteste en confirmant la prédication de Jésus) et de son refus de donner à la passion de Jésus-Christ « une valeur rédemptrice ou sacrificielle », lui interdit de prêcher, d’enseigner et de célébrer l’eucharistie en public.

Seconde partie : Choix de textes de Jacques Pohier

Ce que je crois

Un cas de foi post-freudienne en la résurrection, revue Concilium n° 105

Je crois que Dieu a ressuscité Jésus de Nazareth d’entre les morts. Pour moi, cela signifie essentiellement que Dieu a le pouvoir de s’attester lui-même. En ressuscitant Jésus, Dieu fait et dit « Ce Jésus que vous avez fait tuer à cause de ce qu’il disait de moi, c’est lui qui avait raison à mon sujet, et non pas vous je suis comme il a dit, ce qu’il a dit de moi est exactement œ que je dis de moi-même, il était littéralement ce que je dis de moi. Et c’est pourquoi il est vivant pour toujours ». Ou bien Dieu n’existe pas. Ou bien, s’il existe, il a la possibilité de s’attester lui-même quand un homme s’y prête.

La résurrection de Jésus Christ ne signifie pas d’abord que Dieu est plus fort que la mort. La victoire sur la mort n’est pas son but ni son objet, elle n’en est que l’instrument permettant d’exprimer que rien ne peut prévaloir contre l’automanifestation de Dieu si un homme se laisse faire par elle.

Le péché, à quoi ça sert ?

On dira : c’est à cause du péché que l’homme est vaincu par la mort, c’est le péché qui a rendu l’humanité sujette de la mort ; le fait que l’homme soit victime de la mort n’est ni un vouloir de Dieu ni un vouloir de chaque homme pris individuellement ou de l’humanité prise globalement : c’est le résultat du péché.

J’aurai, bien sûr, à revenir plus longuement sur ce point, mais ceci suffit pour le moment à montrer que, dans un tel schéma de pensée, le péché sert à quelque chose : il sert à expliquer le fait de la mort. Ou plus exactement c’est le recours à la notion de péché qui sert à rendre compréhensible le fait apparemment incompréhensible de la mort. Mais ce recours sert à bien plus encore en ce cas : il sert à manifester qu’il y aurait un remède possible contre la mort. Car si c’est le péché qui est cause de la mort, il suffira d’être délivré du péché pour être délivré de la mort ; si nous pouvons avoir l’assurance que le péché peut être vaincu, alors nous pouvons avoir l’assurance que la mort peut être vaincue. On peut donc dire que le péché sert à la fois à expliquer la mort e à expliquer qu’il y ait un remède contre la mort.

Dieu le ressuscité. Homélie pour une Pâque La Lettre N° 343, Temps présent, juin 1987

Pâques m’importe, Pâques nous importe parce que cela se passe aujourd’hui. Non pas comme un écho d’il y a deux mille ans, même si cet écho serait à peine affaibli tant aurait été puissant le battement originel. Non pas comme une répétition ou une réitération, même si l’événement fondateur avait été suffisamment bouleversant pour pouvoir rester neuf bien qu’étant incessamment redit. Mais comme quelque chose que Dieu fait aujourd’hui, que Dieu va devoir faire aujourd’hui pour être Dieu, parce qu’il est Dieu. Que Dieu vafaire à neuf. Sinon, demain, Jésus est mort. Sinon, demain notre foi est vaine. Sinon, Jésus n’est plus accrédité auprès denous. Sinon, le Dieu accrédité par Jésus n’aura plus crédit n’aura plus cours, n’aura plus lieu.

 Conclusion

Le temps de la présence de Dieu est celui de notre existence historique »

Jacques Pohier s’avise du caractère incroyablement infantile des représentations de Dieu et du péché qu’alimentent les formes vulgarisées de ces théologies :

« un Dieu fâché, auquel il faut offrir un sacrifice pour apaiser sa colère et libérer sa miséricorde ligotée par sa propre justice ; un Fils dont le métier de Fils consiste à s’écraser jusqu’à la mort devant son Père, mais qui sera récompensé par ce Père qui le fera Seigneur en le faisant siéger à sa droite ; des humains désormais rachetés, mais qui – comme par hasard – ne seront pas pour autant délivrés de leur culpabilité, puisque chacune de leurs fautes, jusqu’au dernier instant de leur vie (et comment ne pécheraient-ils pas ?), les expose de nouveau au juste châtiment de Dieu, impose de nouveau l’intervention du Christ rédempteur et, pour faire bonne mesure, l’intervention de sa Mère. » (Dieu fractures, p.280-281)

Pour les psychanalystes, ce scénario est typiquement masochiste. Son accent doloriste a longtemps contaminé la piété chrétienne.

https://protestantsdanslaville.org/wordpress/jacques-pohier/

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