Le pape Léon XIV invite officiellement « We are Church » (Nous sommes Église International) au Vatican
Il s’agit d’une première pour le mouvement international de réforme de l’Église qui participera à la rencontre du Jubilé à Rome.
Huit représentants de « We are Church International » participeront fin octobre à une rencontre du Jubilé réunissant des équipes synodales et des comités participatifs au Vatican.
Les célébrations du Jubilé auront lieu du 24 au 26 octobre ; l’invitation a été lancée par le secrétaire du Synode mondial, le cardinal Mario Grech. Les participants rencontreront également le pape Léon XIV et franchiront la Porte Sainte.

Jesús Bastante.
« We are Church » officiellement invité au Vatican. Pour la première fois, le mouvement qui prône une réforme en profondeur au sein de l’Église catholique participera avec huit délégués aux événements organisés par le Saint-Siège, qui comprendront une rencontre avec le pape Léon XIV. Ce qui n’était même pas arrivé avec François.
Comme l’a indiqué le groupe dans un communiqué, il s’agira d’une réunion des « équipes synodales et des organes participatifs du Synode mondial », qui se tiendra du 24 au 26 octobre 2025. L’invitation, dans le cadre des événements du Jubilé, est lancée par le secrétaire général du Synode, le cardinal Mario Grech.
Dans son communiqué, We are Church salue la « grande continuité » entre le pontificat de Léon XIV et celui de François, car tous deux se positionnent « de manière très engagée et claire sur les questions brûlantes de la guerre et de la paix, de la protection de l’environnement et de l’œcuménisme, tout en poursuivant les processus de réforme au sein de l’Église ».
« Solutions décentralisées »
Ainsi, We are Church « souhaite au pape Léon confiance en Dieu, sérénité, énergie et soutien afin qu’il puisse remplir au mieux les exigences élevées de sa fonction », tout en se réjouissant « vivement » que Mgr Prevost « poursuive sans délai le processus synodal mondial initié par le pape François », encourageant les catholiques « à rechercher des solutions décentralisées ».
Parmi les défis à relever à l’avenir, We are Church préconise « d’opérer les changements structurels nécessaires, de préserver l’unité de l’Église catholique universelle et, dans le même temps, de tenir compte des différences culturelles et des conditions de vie, ce qui impliquera d’accorder plus de liberté de décision aux Églises locales », en partant « de la même dignité baptismale de tous, il s’agit de la participation pratique du peuple de Dieu, en particulier de la pleine égalité des femmes dans tous les services et toutes les fonctions ».
En effet, selon le mouvement, « la discrimination continue à l’égard des femmes n’a aucune justification biblique ou théologique. Il est tout aussi urgent de revoir à l’échelle mondiale la question de la violence sexuelle et l’élimination du cléricalisme ». À cet égard, il souligne « la nécessité de prendre des décisions novatrices dès que possible ».



