FAIRE UN DON
  • 68 rue de Babylone - 75007 Paris
Facebook-f
association-nsae-nous-sommes-aussi-l-eglise
  • Qui sommes-nous ?
    • Nos activités
    • Nos objectifs
    • Portraits de famille
  • Actualité
    • À ne pas rater
    • Dans le monde
    • En France
    • Nos sources
  • Faire église autrement
    • Chantiers de réforme
    • Ouverture(s)
    • Textes critiques
    • Textes libérateurs
    • Visages d’évangile
  • Faire société autrement
    • Économie & Société
    • Éthique et vie
    • Nos combats
    • Témoignages
  • Opinions & Débats
    • Coups de cœur
    • Éditorial
    • Entretien avec…
    • Sondages
  • Le Réseau NSAE
    • Au cœur de réseaux actifs
    • Collectifs et associations
  • Qui sommes-nous ?
    • Nos activités
    • Nos objectifs
    • Portraits de famille
  • Actualité
    • À ne pas rater
    • Dans le monde
    • En France
    • Nos sources
  • Faire église autrement
    • Chantiers de réforme
    • Ouverture(s)
    • Textes critiques
    • Textes libérateurs
    • Visages d’évangile
  • Faire société autrement
    • Économie & Société
    • Éthique et vie
    • Nos combats
    • Témoignages
  • Opinions & Débats
    • Coups de cœur
    • Éditorial
    • Entretien avec…
    • Sondages
  • Le Réseau NSAE
    • Au cœur de réseaux actifs
    • Collectifs et associations
  • Qui sommes-nous ?
    • Nos activités
    • Nos objectifs
    • Portraits de famille
  • Actualité
    • À ne pas rater
    • Dans le monde
    • En France
    • Nos sources
  • Faire église autrement
    • Chantiers de réforme
    • Ouverture(s)
    • Textes critiques
    • Textes libérateurs
    • Visages d’évangile
  • Faire société autrement
    • Économie & Société
    • Éthique et vie
    • Nos combats
    • Témoignages
  • Opinions & Débats
    • Coups de cœur
    • Éditorial
    • Entretien avec…
    • Sondages
  • Le Réseau NSAE
    • Au cœur de réseaux actifs
    • Collectifs et associations
logotype
logotype
  • Qui sommes-nous ?
    • Nos activités
    • Nos objectifs
    • Portraits de famille
  • Actualité
    • À ne pas rater
    • Dans le monde
    • En France
    • Nos sources
  • Faire église autrement
    • Chantiers de réforme
    • Ouverture(s)
    • Textes critiques
    • Textes libérateurs
    • Visages d’évangile
  • Faire société autrement
    • Économie & Société
    • Éthique et vie
    • Nos combats
    • Témoignages
  • Opinions & Débats
    • Coups de cœur
    • Éditorial
    • Entretien avec…
    • Sondages
  • Le Réseau NSAE
    • Au cœur de réseaux actifs
    • Collectifs et associations
Hitlérisme, trumpisme, netanyahisme, lepénisme, macronisme
Home Opinions & Débats Hitlérisme, trumpisme, netanyahisme, lepénisme, macronisme
Opinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim7 novembre 20250 Comments

Hitlérisme, trumpisme, netanyahisme, lepénisme, macronisme

Une approche comparative et expressionniste

Emmanuel Todd.

Emil Nolde, Masques Nature morte, 1911

Les références aux années 1930 se multiplient. La dégénérescence de la démocratie américaine semble nous ramener à celle de la République allemande de Weimar. Trump, par sa jouissance dans la violence et le mensonge, par l’exercice du mal, irrésistiblement, nous ramène à Hitler. En Europe, la montée de mouvements catégorisés comme d’extrême droite nous oblige à ce retour sur notre histoire.

Les sociétés occidentales ne ressemblent pourtant plus guère à ce qu’elles furent dans les années 1930. Elles sont vieillies, de consommation, tertiaires, les femmes y sont émancipées, le développement personnel y a remplacé l’adhésion partisane. Quel rapport avec les sociétés des années trente : jeunes, frugales, industrielles, ouvrières, masculines, encartées ? C’est cet éloignement sociohistorique qui m’avait conduit à considérer jusqu’à ce jour comme a priori invalide le parallèle entre les « extrême-droites » du présent et celles du passé. Mais les doctrines politiques existent, aujourd’hui comme hier, et l’on ne peut se contenter de postuler l’impossibilité, par exemple, d’un nazisme de vieux, d’un franquisme de consommateurs, d’un fascisme de femmes libérées ou d’un LGBTisme Croix-de-Feu.

Le moment est venu de comparer les doctrines de notre présent à celles des années trente. Voici l’esquisse de ce que pourrait être l’étude comparative de cinq phénomènes historiques : l’hitlérisme, le trumpisme, le netanyahi(u)sme, le lepénisme. J’ajouterai en fin de parcours, brièvement, le macronisme. L’extrémisme centriste et européiste qui mène la France au chaos nous oblige à cet examen. Cet extrémisme est-il si centriste que ça ?

Il s’agira d’une approche impressionniste, sans prétention à l’exhaustivité ou même à la cohérence, dont le but est d’ouvrir des pistes, non de conclure. Je force les traits et les couleurs pour placer les concepts les uns par rapport aux autres. J’exagère à dessein, pour rattraper ou même anticiper une histoire qui s’accélère. Approche expressionniste serait peut-être une métaphore plus appropriée.

Commençons par la dimension générale du racisme ou de la xénophobie.

Le rejet d’un « autre » défini comme extérieur à la communauté nationale, avec des niveaux d’intensité très variables, est commun à l’hitlérisme, au trumpisme et au lepénisme. Dans le cas de l’hitlérisme et du trumpisme, c’est la notion de racisme, explicite ou implicite, qui est commune. Les Juifs étaient considérés par le nazisme comme constituant une race, au sens biologique. Les Noirs, ces cibles à peine cachées du parti républicain trumpisé, sont eux aussi définis biologiquement. Au lepénisme, en revanche, nous ne pouvons associer que le concept de xénophobie. Arabes ou musulmans sont définis par leur culture. L’une des caractéristiques de l’obsession française de l’immigration reste sa fixation sur l’Islam et son incapacité à cibler les Noirs, dont l’arrivée massive pourtant est l’élément nouveau du processus migratoire. Le taux de mariages mixtes des femmes noires est très élevé en France, il reste insignifiant aux États-Unis.

Un trait commun aux « populismes » occidentaux est bien sûr leur refus de l’immigration : Reform UK, les Sverigedemokraterna (Démocrates de Suède), l’AfD, Viktor Orban en Hongrie, Droit et Justice en Pologne, Giorgia Meloni en Italie, passent, comme Trump ou le Pen, le test de ce dénominateur commun. Suffit-il à les définir comme d’extrême-droite, au sens où le nazisme et le fascisme étaient d’extrême-droite ? Je ne pense pas. Une différence capitale oppose le populisme d’aujourd’hui à l’extrême droite de type hitlérien ou mussolinien : le nazisme et le fascisme étaient expansionnistes, avec pour but la projection vers l’extérieur de la puissance du peuple allemand (aryen) ou italien (romain). Ils étaient agressifs, nationalistes, conquérants. Ils s’appuyaient sur des partis de masse. On imagine mal les populistes actuels organiser des parades de style Nuremberg. Les apéritifs saucisson-pinard du RN sont certes antimusulmans, mais, quand même, moins impressionnants que les cérémonies guerrières hitlériennes. De Nuremberg à Hénin-Beaumont ? Vraiment ?

Le seul populisme occidental qui passerait aujourd’hui à 100% le test de l’expansionnisme serait celui de Netanyahu. Colonies de Cisjordanie, génocide de Gaza : établir un lien entre hitlérisme et netanyah(u)isme – est inévitable.

Les xénophobies française, britannique, suédoise, finlandaise, polonaise, hongroise, italienne sont, à l’opposé du nazisme et du fascisme, défensives. Nous n’avons pas affaire à des peuples qui veulent conquérir, mais à des peuples qui veulent rester maîtres chez eux. C’est pourquoi la dimension culturelle l’emporte aujourd’hui en Europe sur la notion raciale et pourquoi on ne peut parler ici que de xénophobie. Cette xénophobie est conservatrice, là où le racisme hitlérien était révolutionnaire parce qu’il bouleversait l’organisation sociale. La notion de nationalisme ne s’applique donc pas aux populismes européens actuels, la notion d’extrême droite non plus, ou alors nous devrons introduire des oxymores comme « nationalisme modéré » et « extrême droite modérée ». Je préfère parler de conservatisme populaire.

Personnellement favorable à une immigration contrôlée, je dois admettre la légitimité de cette xénophobie parce que j’accepte l’axiome qu’un groupe humain porteur d’une culture, conscient d’exister en tant que collectivité, bref un peuple, a le droit de vouloir continuer à exister. Concrètement : un peuple peut contrôler ses frontières. Le nazisme, avec ses soldats installés de l’Atlantique à la Volga pour y asservir ou y exterminer d’autres peuples, était tout à fait autre chose.

Le trumpisme représente une forme mixte parce qu’il combine un élément central défensif, anti-immigration, à un fort potentiel d’agression du monde extérieur. Il ne s’agit pas à proprement parler d’expansionnisme. C’est l’expansion antérieure de l’appareil militaire américain et le rôle du dollar dans la prédation impériale qui ont rendu possibles les actes trumpiens violents dirigés contre d’autres peuples et nations : le Vénézuéla, l’Iran, nous, les peuples sujets européens de l’Ouest, et bien sûr les Arabes, avec les Palestiniens comme cible principale. L’intégration progressive d’Israël à l’Empire, à partir de 1967, fait qu’en 2025 on ne peut plus guère distinguer le trumpisme du netanyahisme. Mais Trump, au-delà de ses pitreries de nobélisable, est bien le coupable en chef du génocide de Gaza par ses encouragements de longue durée à la violence d’Israël : ce fait si simple fait tomber le trumpisme du côté de l’hitlérisme. Trump est toujours au volant : coups d’accélérateurs et coups de frein américains régulent l’agressivité génocidaire de Netanyahu. J’ai de la chance : au moment où j’écris, Trump, effrayé par la réaction des pays arabes au raid israélien sur le Qatar, et notamment par l’alliance stratégique entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, recule. Il ordonne à Netanyahu de s‘excuser pour le bombardement au Qatar et celui-ci s’exécute. Trump impose à Israël un accord avec le Hamas et Netanyahu signe. Ensuite ? Trump est un pervers, impossible de dire.

Le concept de trumpo-netanyahisme, assez laid, je l’admets, permet de cerner la question juive comme point commun à la crise américaine des années 2000-2025 et à la crise allemande des années 1920-1945.

La posture pro-Israël radicale du trumpisme masque selon moi un antisémitisme viscéral et vicieux : l’identification de tous les Juifs au netanyahisme, phénomène historique effectivement monstrueux, chancre dans l’histoire juive, n’aboutira qu’à renouveler la conception nazie d’un peuple juif monstrueux. Je parle ici d’antisémitisme 2.0.

Je suis conscient que peu de lecteurs me suivront sur ce point. Mais je ne fais ici que parler comme un banal prophète de l’Ancien Testament. « Nous n’avons pas été choisis pour être du côté des puissants. L’histoire n’en finit pas de nous tendre ce piège ». Combien de fois les Juifs se sont crus sauvés par les forts, par les puissants, par le pouvoir, par un empire, désignés même par un privilège – le succès financier, intellectuel, l’importance dans le parti bolchévique – pour être finalement jetés en pâture à des peuples furieux ! Mon cœur saigne quand je vois tant de Juifs français, qui se croient aujourd’hui du côté du manche, justifier la politique de Netanyahu. Mais ce sont bien les mâchoires d’un piège qui sont en train de s’ouvrir. Par la grâce de Trump, la planète entière devient antisémite. Les Juifs américains, dont la majorité refuse la ligne Netanyahu, sont plus sages et plus justes. Mais, déjà, les Juifs hostiles à Netanyahu, universitaires ou non, sont soupçonnés par le pouvoir d’être antisémites. La perversité règne. Le trumpisme règne.

À quand la fermeture du piège ? Un jour, inévitablement les nations chrétiennes feront leur paix avec 1,6 milliards de musulmans. Les Juifs seront alors abandonnés par leurs fans et, désormais seuls, jetés en pâture à d’autres peuples furieux.

Les terres promises se succèdent, des désastres les suivent. Nightfall, précoce nouvelle d’Isaac Asimov, ce très grand auteur de science-fiction américain, me semble une métaphore de la longue suite de drames qui constitue l’histoire juive : au sein d’une civilisation puissante, un reste de prophétie annonce une mystérieuse catastrophe… elle arrive, surprenante… la civilisation s’effondre… puis, lentement, elle renaît, elle s’épanouit… un reste de prophétie annonce une mystérieuse catastrophe… elle arrive, surprenante…

En vérité, le seul retour de l’obsession juive au cœur de l’Occident valide l’hypothèse d’une continuité menaçante entre le passé et le présent.

Lire la suite

Print Friendly, PDF & Email
fascisme hitlérisme lepénisme racisme trumpisme xénophobie
15 Likes
« Je t’avais perdu de vue »

« Je t’avais perdu de vue »

5 novembre 2025

Gustavo Gutiérrez, le « théologien du Dieu libérateur »

7 novembre 2025
Gustavo Gutiérrez, le « théologien du Dieu libérateur »

Articles pouvant également vous intéresser

Chantiers de réformeFaire église autrement
15 mars 2022

Équipe pour un christianisme d’avenir

By NSAE
Chantiers de réformeFaire église autrement
3 avril 2019

Entretien avec Sœur Véronique Margron, responsable de la lutte contre les abus dans l’Église

By Lucienne Gouguenheim

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Abonnez-vous à notre newsletter

Merci pour inscription ! Pensez à vérifiez vos emails dès à présent dans votre boite de réception ou votre dossier "Courrier indésirable" pour confirmer votre abonnement...

Catégories
  • Actualité
    • À ne pas rater
    • Dans le monde
    • En France
    • Nos sources
  • Archives
  • Faire église autrement
    • Chantiers de réforme
    • Ouverture(s)
    • Textes critiques
    • Textes libérateurs
    • Visages d'évangile
  • Faire société autrement
    • Économie & Société
    • Éthique et vie
    • Nos combats
    • Témoignages
  • Hotspot
  • Hotspot 2
  • L'édito du moment
  • Le Réseau NSAE
    • Au cœur de réseaux actifs
    • Collectifs et associations
  • Non classé
  • Opinions & Débats
    • Coups de cœur
    • Éditorial
    • Entretien avec…
  • Qui sommes-nous ?
    • Nos activités
    • Nos objectifs
    • Portraits de famille

abus sexuels du clergé antisémitisme Brésil capitalisme changement climatique chemin synodal Chili Christianisme Climat cléricalisme Dieu droits humains Démocratie eglise environnement espérance Femmes dans l'Église foi Gaza inégalités justice Jésus Laïcité liberté migrants Migrations multinationales Noël paix Palestine pape François patriarcat racisme religion santé spiritualité synodalité synode synode sur la synodalité Théologie Théologie de la libération Union européenne Église du Chili écologie église allemande

Abonnez-vous à notre newsletter !

Merci pour inscription ! Pensez à vérifiez vos emails dès à présent dans votre boite de réception ou votre dossier "Courrier indésirable" pour confirmer votre abonnement...

logotype

Contact

68 rue de Babylone
75007 Paris
France
assocnsae@gmail.com
Facebook-fRss

FAIRE EGLISE AUTREMENT

  • Chantiers de réforme
  • Ouverture(s)
  • Textes critiques
  • Textes libérateurs
  • Visages d’évangile
FAIRE UN DON

OPINIONS & DEBATS

  • Coups de cœur
  • Éditorial
  • Entretien avec…
  • Sondages

INFORMATIONS UTILES

  • Nos communiqués
  • Nos publications
  • Nos liens
  • Mentions légales

NOUS REJOINDRE

PLAN DU SITE

Copyright © 1996-2025 Association NSAE – Création internet Effet i Média.