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3 ans d’extrême droite en Italie : fascisation du christianisme et christianisation du fascisme
Home Opinions & Débats Éditorial 3 ans d’extrême droite en Italie : fascisation du christianisme et christianisation du fascisme
ÉditorialOpinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim13 décembre 20250 Comments

3 ans d’extrême droite en Italie : fascisation du christianisme et christianisation du fascisme

Francesco – collectif Anastasis

Le 22 octobre 2025 dernier, l’extrême droite célébrait trois ans au pouvoir. Après une longue gestation, commencée avec l’effondrement des partis traditionnels (Démocratie chrétienne, Parti socialiste, Parti communiste) entre 1991 et 1994, la démocratie italienne, dont la Constitution (1948) interdit la reconstitution du parti fasciste, a désormais cédé à l’extrême droite. Alors que l’Italie subit de plein fouet les effets des réformes néolibérales de l’ère berlusconienne et des crises du capitalisme global (2008-2009 et 2020-aujourd’hui), la Première ministre Giorgia Meloni voile le vide politique de son gouvernement avec une idéologie fasciste pivotant sur un christianisme prométhéen sans le Christ, sans l’Évangile et sans l’Église (dont elle semble ignorer à peu près tout). Jouant la carte des invasions barbares mettant en péril l’existence de la race italienne, l’extrême droite au pouvoir tente d’installer, de fait, un apartheid des migrants, assurant ainsi à son électorat – consommateurs et producteurs, à la façon berlusconienne – que ce nouveau prolétariat déshumanisé pourra être exploité à volonté sans mettre en danger la suprématie des natifs. En ce sens, le christianisme est chargé d’une fonction légitimatrice, justifiant la supériorité du vrai peuple italien – « chrétien », « patriote », réceptacle de toutes les vertus – sur les populations venant subvenir aux besoins du système productif ainsi que sur les « élites » – gauchistes, dévergondées, faussement communistes.

L’échafaudage institutionnel italien présente de multiples anticorps contre le fascisme, les Pères de l’Italie républicaine ayant fondé celle-ci en radicale opposition au régime de Mussolini, qui avait conduit le pays vers la catastrophe de la collaboration avec Hitler. Ce qui explique, en partie, pourquoi l’extrême droite italienne « fait moins de bruit » que l’extrême droite américaine, qui agit, elle, dans un pays dont les institutions ne portent pas en profondeur la marque de l’antifascisme. Néanmoins, si l’on considère la marge de manœuvre dont disposent l’extrême droite américaine et l’extrême droite italienne, celle-ci n’a rien à envier à celle-là. Voire, agissant à l’intérieur d’un cadre institutionnel plus contraignant, chaque pas de gagné correspond à une victoire d’envergure. En ce sens, on prend souvent et à juste titre les événements américains comme étant le grand témoignage des résultats que peut produire une vraie droite réactionnaire au pouvoir, mais on s’inquiète moins du fait qu’un pays fondateur de l’Union européenne et historiquement lié à la formation des concepts fondamentaux de la démocratie moderne vit actuellement le début de ce qui pourrait être, à terme, une refonte radicale de l’ordonnancement politique et juridique post-1945. D’où l’intérêt de suivre attentivement l’évolution du « laboratoire italien », de la même manière qu’il était important de suivre les événements politiques en Italie dès 1922, bien avant Hitler et le Troisième Reich.

Bien sûr, la cause est entendue : l’histoire ne se répète jamais. La naïveté d’un certain marxisme, les prétentions des chantres de la fin de l’Histoire ou les blocages des thomismes sans histoire nous ont appris, de multiples façons, qu’abuser de l’histoire est un péché méthodologique rédhibitoire. Cela dit, le respect de la méthode historico-critique, même dans ses formes les plus solennelles, n’implique pas a priori discontinuité ou anti-conceptualisme : certes, le concept de « fascisme » se réfère à une expérience historique bien circonscrite, mais il serait trompeur de croire, a priori et sous prétexte d’un certain historicisme, que ce concept ne puisse pas valoir après la fin de cette expérience. Voilà pourquoi deux éminents historiens italiens – et même du camp le plus historiciste – ne se sont pas lassés de rappeler que le fascisme demeure un problème contemporain : Umberto Eco et Luciano Canfora. Les titres de leurs livres – Le fascisme éternel et Le fascisme n’est jamais mort – sont éloquents et invitent leurs publics, à deux époques différentes, à garder une vigilance maximale.

Ces prémisses étant faites, et avant de passe à l’analyse elle-même, quel rôle se profile-t-il pour les chrétiens ? D’abord, il faut signaler que, dans la vague réactionnaire en cours, le cas de l’Italie présente des spécificités significatives quant au rapport à la religion catholique. Pays « hébergeant » dans sa propre capitale le Saint-Siège, mais surtout seul (ou presque) pays européen à n’avoir pas réellement vécu une expérience interreligieuse significative dans son histoire, l’Italie entretient avec la religion catholique des rapports très différents du reste de l’Europe ou de l’Amérique du Nord. Malgré une indifférence de plus en plus marquée envers le catholicisme, en tant que religion, mais aussi en tant que culture, et une imperméabilité politique plus forte qu’à l’époque de la Démocratie chrétienne, le Pape demeure une autorité publique importante, dont les messages à caractère politique ou international sont transmis dans les journaux télévisés et pleinement pris en compte dans les débats publics, même si le niveau réel de connaissance des textes émis par le Saint-Siège reste un mystère.

Mais, ce qui compte peut-être davantage, c’est que le souvenir idéalisé d’une sorte de superposition parfaite entre religion et société n’est pas très loin dans la mémoire. Non seulement, en effet, l’Italie n’a pas vraiment connu, comme la France, de « guerre de religion » à l’époque moderne, mais l’Église possédait, jusqu’aux années 1860, des territoires dans le centre de l’Italie, où elle exerçait une autorité juridique comme un État. Plus récemment, la « déchristianisation » est un phénomène moins lointain que dans de nombreux pays à capitalisme avancé.

Tout cela explique pourquoi instrumentaliser la foi catholique, en Italie, est un exercice qui peut encore ramener des millions de votes à l’extrême droite, les catholiques « culturels », surtout parmi les plus âgés, étant relativement nombreux, et le catholicisme demeurant un fait culturel très significatif. En ce sens, on a parfois l’impression que les politiciens d’extrême droite en Italie conçoivent leur mission comme relevant d’une avant-garde politique qui, en rompant progressivement, mais complètement avec « la modernité », seront capables de montrer le chemin à leurs homologues qui vivent dans des sociétés qu’ils considèrent être complètement effritées. D’où les références que Meloni aime à évoquer dans son autobiographie : le Jean-Paul II et le Benoît XVI en version antimoderniste. Ces deux figures, comme je l’expliquerai dans le deuxième volet de ce travail, représentent « l’Église dont on a besoin », aptes à réveiller, dans l’Église elle-même, le fond d’« antimodernisme » qui l’animerait et qui serait donc exploitable, s’il est dûment travaillé, pour des entreprises politiques de recadrement civilisationnel.

Ainsi, le rôle des chrétiens – de ceux qui veulent rester fidèles au Christ, à l’Évangile et à l’Église -, c’est de saisir le plus lucidement possible le moment actuel, caractérisé, comme on l’a dit, par une idéologie d’extrême droite, de matrice fasciste, pivotant sur un christianisme « prométhéen » sans le Christ, sans l’Évangile et sans l’Église. Ce travail se divise en deux volets : (1) esquisse de la nouvelle conjoncture sociopolitique italienne, (2) analyse critique du rôle du christianisme dans la constitution de l’appareil idéologique de l’extrême droite au pouvoir.

Lire la suite

https://collectif-anastasis.org/2025/11/28/3-ans-dextreme-droite-en-italie-fascisation-du-christianisme-et-christianisation-du-fascisme-partie-1-2/

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