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Fait religieux, laïcité, dialogue interreligieux
Home Opinions & Débats Éditorial Fait religieux, laïcité, dialogue interreligieux
ÉditorialOpinions & Débats
By NSAE12 décembre 20200 Comments

Fait religieux, laïcité, dialogue interreligieux

Nous reproduisons ici deux articles publiés par « Chrétiens de la Méditerranée », alimentant la réflexion sur ces thèmes.

Caricatures : liberté ET responsabilité


Par Jean Louis Schlegel

Faut-il le redire ? Dans les États de droit modernes qui ont séparé, sous des formes diverses, la religion et l’État, la liberté d’expression, y compris celle de brocarder, de réfuter, de caricaturer les religions, leurs croyances et leurs représentants, ne saurait être limitée par le droit. Pour ces États, le « blasphème » – l’offense à Dieu, à ses prophètes et à ses représentants – n’existe tout simplement plus, et la plupart l’ont aboli dans leur droit public. Subsistent des notions comme le « trouble à l’ordre public » ou l’« incitation à la haine », mais on devine les difficultés d’appréciation quand elles sont invoquées dans un procès.

Dans la tribune qu’Olivier Mongin et moi-même avons publiée dans Le Monde du 4 novembre, nous avons rappelé fermement ce principe. Mais nous disions aussi, d’une part, que nul ne devrait être obligé de voir ce qu’il n’a pas envie de voir, ce qui le blesse. Or on sait combien dans un monde dominé par le règne et la démultiplication des images (et les avantages matériels !), c’est devenu difficile sinon impossible. D’autre part, nous rappelions que celui qui use de la liberté d’expression n’est pas dispensé de son usage responsable, c’est-à-dire d’évaluer ses conséquences et les réactions dont elles pourraient faire l’objet. On sent bien qu’on est sur le fil du rasoir ici, et sans surprise, l’accusation n’a pas manqué de surgir : vous voulez restreindre la liberté d’expression !

Ceux qui ont caricaturé le prophète de l’islam pour dénoncer la violence de l’islam avaient pour cible – ils l’ont dit, on s’en doute bien et on les croit volontiers – seulement les islamistes intolérants et violents, ceux qui commettent des crimes et des attentats aveugles en les justifiant par des citations du Coran. À l’heure d’internet et du portable, est-ce imaginable ? À l’instant même où une image devient « virale », elle est aussi portée au bout du monde et susceptible de scandaliser des millions d’individus et d’exciter des foules, a fortiori quand les pouvoirs religieux et politiques – souvent les mêmes ou fortement liés – s’en emparent et l’utilisent à des fins propres qui n’ont pas grand-chose de religieux.

La configuration de l’islam mondialisé est hélas exemplaire sur ce point. « Les islams » (ce mot est plus juste) sont en effet traversés depuis quatre ou cinq décennies par une grande vague fondamentaliste et intégriste, qui a fini par cristalliser dans deux organisations combattantes, d’abord al-Qaïda (en Afghanistan) puis Daesh (en Irak). Ces deux « armées », qui se nourrissent de discours mythiques sur les origines de l’islam, ont exporté leur combat dans le monde entier. Même si l’on y ajoute une frange de « salafistes » extrêmement fanatisés et susceptibles de passer à l’acte en groupe ou individuellement, que représentent ces tueurs, sur les 1,8 milliard de musulmans ? 1 %, 2 %, 3 % ? Peu importe : leurs actes ont des répercussions émotionnelles et déstabilisatrices incommensurables dans les démocraties où règnent la liberté d’expression et les autres libertés qui portent atteinte, selon eux, à la « loi de Dieu ».

Les « simples musulmans », habitants d’une zone du monde allant du Maroc à l’Indonésie ou dans un des très nombreux pays d’immigration du Nord où vivent des croyants musulmans, n’ont rien à voir avec cette violence. On oublie trop le fait massif : l’islam reste une religion de pauvres, ou du monde pauvre ; pauvres matériels et culturels, souvent illettrés ou ne possédant pour seul bagage qu’une culture coranique apprise à l’école du même nom, et du fait même une vie guidée et consolée par le seul Coran, ou éclairée par le seul Prophète, le « beau modèle » pour vivre et mourir. Comment ne pas comprendre que des caricatures extrêmes de ce dernier créent colère, indignation et fureur quand les reçoivent de plein fouet des croyants qui les prennent au premier degré, pour qui l’image dit la réalité, et donc atteint directement la personne du Prophète ainsi que ceux qui le suivent dans ce qu’ils ont de plus « sacré » ? Comment ne pas comprendre aussi que des pouvoirs politiques souvent corrompus comme des agitateurs religieux pour qui la fin justifie les moyens se saisissent – y compris chez nous – de l’émotion créée pour mobiliser les croyants en leur faveur, en leur montrant les caricatures s’ils ne les ont pas encore vues et en attisant leur désir de vengeance ?

Responsabilité donc, de ceux qui écrivent et dessinent. Mais comme le disait Samuel Paty (Le Monde du 19 novembre), « faut-il ne pas publier ces caricatures pour éviter la violence ou faut-il publier ces caricatures pour faire vivre la liberté ? » Le dilemme est réel. Du moins faut-il avoir conscience que la « mondialisation heureuse » de la liberté signifiée par les caricatures est un mythe dangereux tant qu’il y aura des organisations comme al-Qaïda ou Daesh, prêtes à tuer partout pour tuer cette liberté.

____________________________

Liberté d’expression : soyons libres et responsables !


Par Guy Aurenche.


En écrivant ces lignes, le visage de mon institutrice me revient à l’esprit, rejoignant celui de Samuel Paty odieusement assassiné. Honneur à ceux et celles qui éduquent à l’exercice d’une vraie liberté d’expression. Dans ce domaine nous sommes tous les éducateurs de quelqu’un.

La nécessaire indignation face au crime ne suffit pas. Comment en arrive-t-on à de telles extrémités ? Faut-il provoquer ou s’autocensurer ? Charlie Hebdo a choisi son style, soit ! Mais celui-ci ne saurait imposer la seule réponse. A-t-on la liberté de contester certaines modalités utilisées pour défendre la religion ou exprimer le rejet de celle-ci ?

Censure ou responsabilité ?

Mettre en tension l’exercice de la liberté d’expression et le devoir de fraternité ne consiste pas à se censurer, mais plutôt à se responsabiliser. Est-il bon de diffuser n’importe quelle idée et par n’importe quel moyen ?

La loi française, comme la convention européenne des droits de l’homme, affirment la liberté d’expression comme un principe majeur et ajoutent que « l’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités (il peut) être soumis à certaines restrictions ou sanctions prévues par la loi ». Ainsi, moi qui prétends défendre les droits humains, ai-je plaidé contre un livre du général Aussaresses recommandant la torture dans les situations extrêmes. La loi l’interdit.

Au nom de Dieu : danger

Qu’en est-il du droit des croyants en Dieu de défendre leur religion ? Ils doivent questionner leur croyance. Tous les moyens ne sont pas admissibles pour la défendre. « Considérer qu’il existe quelque chose de plus sacré que le respect de la vie humaine relève du fanatisme. Prétendre venger Dieu relève d’une vision qui n’a rien à voir avec Dieu. » [1]

S’il est aujourd’hui beaucoup question du fanatisme revendiquant la croyance islamiste, je n’oublie qu’il y a près de trente ans je plaidais à Paris aux côtés des victimes des attentats perpétrés par des fanatiques catholiques contre le film « La dernière tentation du Christ ». Une bombe fut posée dans les toilettes d’un cinéma programmant ce film. Deux personnes furent très gravement intoxiquées. Le responsable de la communauté monastique catholique du Barrou vint défendre les fanatiques en affirmant que « peu importe les conséquences de ce geste, l’intention de ces jeunes “croyants” était pure » !

Et qu’en est -il du droit des ennemis de toute religion ?

Tous les moyens ne sont pas bons pour manifester leur opposition. Celle-ci se doit de tenir compte de la sensibilité de l’autre, non pas au nom d’une gentillesse naïve, mais du devoir de ne pas « humilier » l’autre.

La laïcité à la française est évoquée souvent à tort et à travers. Elle repose sur un double principe : la séparation entre l’autorité politique et toute autorité religieuse [et la liberté de conscience]. Pour l’Islam, refuser le principe de la séparation entre l’État et la religion risque de bloquer la discussion et l’intégration dans la société française.

La religion dans le débat

La laïcité suppose par ailleurs la possibilité pour toute religion (ainsi que pour ses détracteurs) de s’exprimer dans les limites de l’ordre public. Celui-ci intègre le principe fondamental de fraternité qui interdit d’attenter à la dignité de chaque personne, fût-elle croyante. La laïcité ne doit pas être vue comme une croisade antireligieuse, mais comme un outil que se donne une société pour assurer la possibilité du vivre-ensemble.

La pratique d’une laïcité authentique demande donc de ne pas ignorer le fait religieux ni la diversité des croyances. Bien au contraire. « Contre le fanatisme, remettons la religion dans le débat public » [1. Non pour l’imposer à qui que ce soit, mais d’une part pour interpeller les croyants sur le risque de fanatisme que comporte toute sacralisation. Et d’autre part pour « remettre la religion dans le cercle de la raison commune (avec) beaucoup d’autres sujets, même difficiles, dont on peut débattre » [1].

Note :
[1] Adrien Candiard. « Du fanatisme. Quand la religion est malade ». Éditions du Cerf, 2020. Voir la recension qui en est faite sur ce site.

Source : https://www.chretiensdelamediterranee.com/fait-religieux-laicite-dialogue-interreligieux-iii/

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