La COMECE, au Parlement européen : « L’avortement ne pourra jamais être un droit fondamental »
« L’avortement ne pourra jamais être un droit fondamental. » Avec cette finalité, la Commission des Épiscopats de l’Union européenne (COMECE) a avancé le vote qui aura lieu ce jeudi au Parlement européen pour inclure l’interruption de grossesse dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE comme nous le montre Jesús Bastante dans religiondigital.org ce mardi 9 avril 2024.

Dans une déclaration intitulée « Oui à la promotion de la femme et au droit à la vie, non à l’avortement et à l’imposition idéologique », les évêques européens appellent à œuvrer « pour une Europe où les femmes peuvent vivre leur maternité librement et comme un cadeau pour elles » et pour la société et où être mère ne constitue en aucun cas une limitation pour la vie personnelle, sociale et professionnelle.
En ce sens, ils soulignent que « promouvoir et faciliter l’avortement va dans le sens opposé à la promotion réelle des femmes et de leurs droits » et que « le droit à la vie est le pilier fondamental de tous les autres droits de l’homme, en particulier le droit à la vie des plus vulnérables, fragiles et sans défense, comme l’enfant à naître, l’émigrant, les personnes âgées, les personnes handicapées et les malades. »
« L’Union européenne doit respecter les différentes cultures et traditions des États membres ainsi que leurs compétences nationales. L’Union européenne ne peut pas imposer aux autres, à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, des positions idéologiques sur la personne humaine, la sexualité et le genre, le mariage et la famille, etc. », dénonce la note, qui conclut en insistant sur le fait que « la Charte des droits fondamentaux de l’UE ne peut pas inclure des droits que tout le monde ne reconnaît pas et qui divisent ».
« Il n’existe pas de droit à l’avortement reconnu dans le droit européen ou international, et le traitement de cette question dans les constitutions et les lois des États membres varie considérablement. Comme le dit le préambule, la Charte doit respecter “la diversité des cultures et des traditions des États membres”. », ainsi que « les traditions constitutionnelles et les obligations internationales communes aux États membres », concluent les évêques de l’UE.
Cependant, la vision limitée de l’Église sur l’avortement ne peut pas éviter celui-ci de gagner du terrain comme en Pologne où le nouveau gouvernement proeuropéen veut libéraliser le droit à l’IVG. Une proposition de loi importante sera votée le 11 avril (https://www.sudouest.fr/societe/egalite-femmes-hommes/les-militantes-polonaises-ne-sont-pas-seules-un-appel-a-la-solidarite-pour-le-droit-a-l-ivg-en-pologne-relaye-a-bordeaux-19270909.php). Les temps changent et l’évolution de la société se fait sans l’Église.


