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Face à l’horreur de Gaza, un an après
Home Opinions & Débats Éditorial Face à l’horreur de Gaza, un an après
ÉditorialOpinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim21 octobre 20240 Comments

Face à l’horreur de Gaza, un an après

José Arregi.

Il n’y a pas de mots pour le dire, seulement de l’étonnement et des questions : comment sommes-nous tous arrivés, chacun sur son propre chemin d’égarement, à cette folie qui plonge deux peuples frères dans cette escalade de haine et de vengeance, de désespoir et de mort ? Comment Israël et la Palestine sont-ils devenus une parabole tragique du malheur qui déchire l’humanité tout entière ? Je continue à poser des questions, au cas où elles ouvriraient des horizons.

Ne vous rendez-vous pas compte, Israël et Palestine, qu’au lieu d’être deux peuples frères, vous êtes le même peuple, sur la même terre toujours occupée, dans le même exil sans cesse infligé et subi depuis des siècles et des millénaires ? Étiez-vous les Hébreux avant les Philistins ou les Palestiniens avant les Juifs ? Étiez-vous l’un ou l’autre les premiers habitants de cette terre qui est aussi la vôtre ? Existe-t-il aujourd’hui un seul État qui ait été le premier habitant de la terre qu’il habite ? Et qui peut vous distinguer des anciens Cananéens, des Assyriens et des Babyloniens, des Perses (Iraniens), des Grecs et des Romains qui ont traversé votre terre commune ? N’est-ce pas le même sang mêlé et commun qui coule dans vos veines, la même vie née d’une même terre sans murs ni frontières ? Vos lèvres ne se saluent-elles pas chaque jour avec les mêmes mots, les plus nobles et les plus beaux de vos langues sœurs : « Salam aleikum » en arabe, « Shalom alejem » en hébreu (« La paix soit avec vous ») ?

Et vous, puissances aveugles d’Israël et de Palestine, Netanyahou et Hamas dans l’ordre, fondamentalistes bornés d’Israël d’abord et de Palestine ensuite, comment continuez-vous à revendiquer toute la terre « de Dan à Beersheba », et l’autre toute la terre « du fleuve à la mer », chacun revendiquant en des termes différents le même territoire et le refusant à l’autre ? Comment continuez-vous à croire qu’une divinité suprême et inconstante a accordé à chacun d’entre vous exclusivement la même terre qu’à tous ? Comment ne comprenez-vous pas qu’au-delà des mythes et des prétendues promesses divines, il n’y aura pas d’issue si vous ne partagez pas votre terre commune, ensemble ou séparément ? Comment êtes-vous devenus assez bêtes pour ne pas reconnaître que le sort d’un peuple se joue dans le sort de l’autre, assez aveugles pour ne pas voir qu’il n’y aura pas d’espoir et de répit pour l’un sans espoir et sans répit pour l’autre ?

Ces questions m’en amènent une autre : comment en sommes-nous arrivés là ? Je n’oublie pas l’histoire et ses cruautés. L’histoire marquée par les frontières, les frontières – toutes – imposées par la violence et le sang. Je n’oublie pas 1948, lorsque les Nations unies, juste après la Seconde Guerre mondiale, pour apaiser la mauvaise conscience de l’Occident de ne pas avoir empêché la Shoah, l’extermination de six millions de Juifs par les nazis, ont fondé l’État d’Israël entre le Jourdain et la Méditerranée, ce qui a été suivi par la première guerre israélo-arabe. C’est votre Nakba, chers compatriotes palestiniens, votre « catastrophe » ou « désastre », votre exil collectif. Une terrible injustice, d’autant plus cruelle que les Nations unies ont reconnu, en 1949, une nouvelle carte d’Israël qui incluait vos territoires conquis lors de cette guerre. Et l’exil de centaines de milliers de vos frères. Je n’oublie pas l’occupation atroce de nouvelles terres par les armes israéliennes lors de la guerre de 1967, une occupation qui se poursuit en dépit de tous les droits et qui a donné et continue de donner lieu à l’insupportable partition du peu qui vous restait par d’innombrables colonies israéliennes entourées de murs. Rien de ce qui a suivi ne peut s’expliquer sans tout cela.

Pourtant, aussi terrible que cela puisse être, une grande partie de cette histoire est aujourd’hui irréparable. Il est tout aussi terrible de devoir le reconnaître. J’aimerais penser que, compte tenu des circonstances, l’ONU n’aurait pas créé l’État d’Israël aujourd’hui dans ces conditions. Mais je crois aussi qu’aujourd’hui, après 77 ans, il est impossible de revenir à 1947-1948. Je comprends la haine et la soif de vengeance du Hamas, bien plus que l’obsession et la rage destructrice de Netanyahou et de son gouvernement. Mais la haine et la vengeance vous ont conduit à cette nouvelle Nakba aujourd’hui, à cette nouvelle extermination de votre peuple, et ce n’est pas la haine et la vengeance qui vous sauveront, soyez-en sûrs. Le massacre du 7 octobre 2023 ne vous a pas sauvés, il vous a enfoncés encore plus profondément. Il m’est difficile de le dire, mais je pense que le Hamas est le meilleur allié de Netanyahou sur la voie du désastre final de vos peuples respectifs.

Les choses doivent-elles alors rester en l’état et les frontières doivent-elles persister en l’état ? Absolument pas. Il n’y aura pas de solution tant que l’espoir volé par l’arrogance humiliante, oppressive et exterminatrice des dirigeants d’Israël, avec le consentement d’une grande partie de son peuple et avec le silence, l’inaction ou la collaboration directe ou indirecte des États-Unis et de ce qu’on appelle l’Occident, ne sera pas rendu à la Palestine. Écoutez et ouvrez les yeux, Benjamin Netanyahou et tous ceux qui soutiennent son projet de dévastation et de conquête. C’est à vous qu’incombe la première responsabilité, car c’est à vous que revient le plus grand pouvoir, à l’exception peut-être du pouvoir destructeur du désespoir. Vous n’aurez ni terre, ni sécurité, ni paix tant que vous ne respecterez pas la dignité, la justice et la paix de la Palestine d’aujourd’hui et de demain. N’hésitez pas. Choisissez. C’est entre vos mains plus qu’entre les mains de tout autre acteur de cette histoire tragique, y compris le Hamas et tous ses alliés. Chaque personne que vous tuerez, chaque missile que vous lancerez, chaque bombe que vous ferez exploser, chaque maison, hôpital ou école que vous détruirez se retournera contre vous ; pour chaque militant ou bataillon du Hamas que vous tuerez, il y aura tôt ou tard d’autres militants et d’autres groupes prêts à mourir en tuant.

Existe-t-il une issue ? Oui, mais elle sera douloureuse pour certains et pour d’autres, bien moins cependant que la douleur actuelle et celle qui vous attend tous les deux si vous continuez dans cette voie. C’est une issue difficile, mais c’est la seule, et elle nous concerne tous sans exception. Il n’y aura de solution pour aucune des parties si le gouvernement israélien, soutenu par la majorité de la population, ne démantèle pas toutes les colonies et les murs en Cisjordanie, si Israël ne se retire pas jusqu’aux frontières de 1966 (plus ou moins), s’il n’accepte pas une formule de partage de Jérusalem avec les Palestiniens, s’il ne garantit pas un État palestinien politiquement et économiquement viable, avec des ressources, des relations et des conditions égales à celles d’Israël.

Il n’y aura pas non plus d’issue si une large majorité de Palestiniens n’opte pas pour des relations de reconnaissance mutuelle et de partenariat avec Israël, si le Hamas ne retire pas de son programme l’aspiration à éliminer l’État d’Israël, s’il n’accepte pas un règlement digne et réalisable, juste et pacifique, un règlement de deux États indépendants ou peut-être – Inshallah, je l’espère – de deux États confédérés. Je rêve, en fait, d’une grande confédération de pays frères au Proche et au Moyen-Orient, d’une grande confédération planétaire de pays ou de peuples frères, présidée par une autorité démocratique.

Si nous n’en sommes pas capables, de guerre en guerre, de vengeance en vengeance, d’extermination en extermination, de puissance en puissance et de raison en raison, d’impuissance en impuissance et de folie en folie, nous continuerons à avancer vers la grande extinction planétaire de l’Homo sapiens. Ce sera pour le bien de la grande communauté des vivants, et pour notre propre bien, car si nous continuons à vivre ainsi, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue et nous ne la méritons pas.

Mais même si nous retournons tous à la poussière, l’Esprit de Vie, du cœur des particules, des galaxies et des trous noirs eux-mêmes, dans leur mystérieux silence, continuera à crier : « Le sang de ton frère crie vers moi depuis la terre » (Gn 4,10). Et peut-être qu’une oreille s’ouvrira, entendra la voix et se lèvera de la terre de l’oubli, se lèvera à nouveau, et l’arc-en-ciel d’une nouvelle alliance de vie apparaîtra dans les nuages. Oh, oui, venez !

Traduit par Dominique Pontier.

hhttps://josearregi.com/fr/face-a-lhorreur-de-gaza-un-an-apres/

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