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Avortement – Pape François et président Trump, même combat ?
Home Opinions & Débats Éditorial Avortement – Pape François et président Trump, même combat ?
ÉditorialOpinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim21 mars 20250 Comments

Avortement – Pape François et président Trump, même combat ?

Il est sans doute bientôt l’heure des « bilans » pour le pontificat de François…
Sur la question de l’avortement, qui « porte » la question du corps des femmes et de la liberté de disposer de ce corps, le paysage bouge vite et les retours en arrière se profilent. 
Je suis stupéfait qu’une autre parole ne soit pas dite dans l’Église que celle du pape pro-life François
Il me semble que la stigmatisation et la culpabilisation des femmes poursuivies par François « le miséricordieux » sont proprement scandaleuses. 
D’autant qu’une sorte de papolatrie, de fascination pour ce pape, semble vouloir effacer la réalité de ses interventions sur la question. Ce n’est pas ce qu’on voudrait qui soit qui est pourtant la réalité des choses.
Il faut le réaliser, en faire le constat. Rompre avec le silence.

Patrice Dunois-Canette.

Meurtre, crime, homicide… tueur à gages : il ne sera pas possible quand viendra l’heure des bilans de ne pas revenir sur la brutalité et la violence des positions du pape François sur l’avortement, les femmes qui y ont recours et les personnels médicaux qui répondent aux demandes d’interruption de grossesse.
 
Que l’avortement soit autorisé, restreint ou interdit, des millions de femmes dans le monde -73 millions selon les estimations- déjà mères ou pas, choisissent chaque année d’interrompre une grossesse. Près de la moitié de l’ensemble des avortements ne sont pas sécurisés, c’est-à-dire réalisés par des personnes ne disposant pas d’une formation adéquate et ayant recours à des méthodes dangereuses. L’avortement réalisé dans des conditions clandestines et précaires constitue l’une des principales causes de décès maternels et de morbidité.  En 2022, 232 000 IVG ont été pratiquées en France. En France, le ratio est de 1 IVG pour 3 naissances.

Qu’il soit autorisé ou interdit, licite ou illicite, réalisé dans des conditions sanitaires satisfaisantes ou précaires, le choix des femmes d’interrompre leur grossesse est, pour le pape François, un « crime ». Y compris quand les femmes qui avortent sont victimes du « devoir conjugal », et de crimes sexuels.
 
73 millions de femmes dans le monde qui avortent chaque année, c’est donc, selon le pape François, 73 millions de crimes commis chaque année dans le monde. Si commettre un crime, c’est être criminel, 73 millions de femmes qui chaque année mettent fin à une grossesse ni attendue, ni désirée et à une potentielle maternité, sont, selon ce pontife, des « criminelles ».
 
Faut-il pour atténuer la violence du jugement, suggérer que le pape dissocie l’acte lui-même de la femme qui le commet ? qu’il n’identifie pas totalement celle qui commet un « crime » à son « crime » ?
 
Faut-il en citant encore le pape François avancer qu’en qualifiant dans le même mouvement les personnels de santé de « tueurs à gages », comprendre que le médecin ou la sage-femme se faisant rémunérer pour « assassiner » est moins coupable que le commanditaire ? et que finalement, c’est le commanditaire qui fait des femmes des « criminelles »… ces commanditaires étant les États autorisant l’avortement ?

Les femmes se verraient alors, d’une certaine manière, séparées de leur acte. Ce serait parce que l’avortement est un choix autorisé dans un certain nombre d’États à travers le monde que le « crime » serait possible. La légalisation de l’IVG permettrait, favoriserait le « crime ». Mais ce serait, si l’on suivait cette hypothèse, dire que les femmes auraient recours à l’avortement parce que l’avortement est permis, suggérer que là où l’avortement n’est pas permis, l’avortement n’est pas commis et vouloir l’interdire pour qu’il ne soit pas commis.

Les États qui ont légalisé l’avortement et mis fin aux pratiques clandestines dangereuses, n’ont pourtant pas rendu « obligatoire » l’avortement…

L’avortement n’est pas une réalité nouvelle et quand bien même il était interdit et puni, quand bien même il est aujourd’hui en trop d’États encore, interdit et puni, il est choisi, voulu par des femmes. Il est regardé de fait comme une possibilité à laquelle les femmes peuvent faire appel de manière consciente et assumée. Difficile en tout cas, pour les femmes qui ont choisi d’avorter et dont le choix est qualifié de « criminel », de ne pas entendre qu’elles sont des « criminelles ».
 
Que fait aux femmes qui choisissent d’interrompre une grossesse et aux femmes qui font de l’interruption de grossesse un choix possible, la criminalisation de l’avortement par le N+1 de l’Église catholique, et ses « subordonnés » ? que fait cette criminalisation faite au nom d’une loi morale naturelle émanant directement de la loi éternelle, de ce que dieu pense et veut et qui semble vouloir se passer de la loi évangélique ?
 
La qualification de « crime » donnée à l’avortement par le pape François, pas plus d’ailleurs que celle de « tueur à gages » donnée au personnel médical assurant les avortements dans des conditions sécurisées, ne relève pas du « dérapage », de la formule incontrôlée, du débordement émotionnel.
 
Miséricorde et accompagnement oubliés

Dans « Evangelii Gaudium » (« La joie de l’Évangile »), le premier document d’importance entièrement écrit de sa main et sorte de programme papal, François, retenaient des mots clés qui dessinaient la figure, pensait-on, d’un pape moins juge tout puissant, autoritaire et définitif : « sortir de soi », « miséricorde », « tendresse ». Ces mots, il allait les reprendre dans ses messes quotidiennes à la résidence Sainte-Marthe, et s’en servir pour donner une image de marque à son pontificat » progressiste », ouverte. Un affichage en ce qui concerne l’avortement, illusoire.

Dans « Evangelii Gaudium », François sur la question de l’avortement, ne s’éloignait pas de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI : « Parce qu’il s’agit d’une question qui regarde la cohérence interne de notre message sur la valeur de la personne humaine, on ne doit pas s’attendre à ce que l’Église change de position. Cette question n’est pas sujette à de prétendues réformes ou à des “modernisations”. Ce n’est pas un progrès de prétendre résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine », soutenait le pape. Mais il ajoutait :  « il est vrai aussi que nous avons peu fait pour accompagner comme il convient les femmes qui se trouvent dans des situations très dures, où l’avortement se présente à elles comme une solution rapide à leur profonde angoisse, en particulier quand la vie qui croît en elles est la conséquence d’une violence, ou dans un contexte d’extrême pauvreté. Qui peut ne pas comprendre ces situations si douloureuses ? »

François, pape venu d’Amérique latine ne pouvait ignorer, disait-on, que dans l’Amérique du XVIe siècle, à Saint-Domingue, les conquistadores ont exploité les indigènes avec une telle violence que, choqué, un dominicain, le Frère Pedro de Cordoba, écrivait au roi d’Espagne : « De nombreuses femmes enceintes ont pris des mesures pour éliminer, et ont éliminé leur enfant. D’autres, après l’accouchement, ont de leurs mains tué leur progéniture, pour ne pas la mettre ni la laisser dans une servitude aussi dure. »

Qui sont les « indigènes » d’aujourd’hui ? Qui sont les femmes qui avortent parce que la vie qui croît en elles est la conséquence d’une violence ? Quelles sont les formes de la violence qui conduisent les femmes à interrompre une grossesse  ?
Les femmes enceintes à cause de violence avérée avaient, elles, au moins, pensait-on, trouvé, auprès de François, un pasteur aimant. Ce constat fait dans « Evangelii Gaudium », François, pourtant, ne le transforme pas en véritable programme, en exigence pour l’Église.   Pas même lorsqu’en septembre 2015, dans une lettre rendue publique, il appelle tous les prêtres, durant le Jubilé de la miséricorde qui va débuter, à accorder le pardon à tous les catholiques qui ont avorté ou provoqué l’avortement. Le pape ne pose alors à ce pardon qu’une condition : le pêcheur doit avoir eu une démarche de repentir. Dans cette lettre, sans faire référence aux personnes qui aident les femmes à avorter, François ne manifeste aucune véritable empathie à l’égard de celles-ci :
« Le drame de l’avortement est vécu par certains avec une conscience superficielle, qui semble ne pas se rendre compte du mal très grave qu’un tel acte comporte. (…) Beaucoup d’autres, en revanche, bien que vivant ce moment comme un échec, considèrent ne pas avoir d’autres voies à parcourir. Je pense à toutes les femmes qui ont eu recours à l’avortement. (…) Je connais bien les conditionnements qui les ont conduites à cette décision. Je sais qu’il s’agit d’un drame existentiel et moral. J’ai rencontré de nombreuses femmes qui portaient dans leur cœur la cicatrice de ce choix difficile et douloureux. Ce qui a eu lieu est profondément injuste. »

François ne voulait pas connaître le choix libre, conscient, assumé des femmes de tous âges qui choisissent de mettre fin à leur grossesse. Les femmes qui avortent sont, pour lui, naturellement irresponsables, n’ont pas conscience de ce qu’elles font, du mal qu’elles commettent ,  ont pris une décision sous l’emprise de conditionnements que le pape dit « bien connaître » et, en tout état de cause, leur avortement ne peut être qu’un « drame ». 
En autorisant l’absolution du péché d’avortement sous condition, François étendait pour l’année jubilaire, une pratique ancienne d’ordinaire réservée aux évêques, qui eux-mêmes peuvent déléguer ce pouvoir à tous les prêtres ou à certains d’entre eux .

François de fait est resté Jorge Bergoglio. Et le pape François, sur l’avortement, est Jean-Paul II et Benoit XVI. 

En Argentine, il était très proche, et une fois pape le restera, du charismatique Père « Pépé » Di Paola très engagé dans la réinsertion des toxicomanes dans les bidonvilles, mais aussi acteur majeur du mouvement contre l’avortement. Tout comme le pape, Padre Pepe dénoncera une « colonisation idéologique » qui fait son œuvre en Argentine : lors des débats de mai-juin 2018 avant que les députés argentins ne votent en première lecture, la dépénalisation et la légalisation de l’avortement puni jusqu’alors de quatre ans de prison, il soutient que l’avortement est « promu par le Fonds monétaire international ». Déjà, sont désignés les commanditaires.

À son poste d’archevêque de Buenos Aires, quand l’avortement est encore prohibé et que le gouvernement régional de la ville de Buenos Aires dépénalise (septembre 2012), l’avortement pour les cas de viol, François qualifie cette décision de « lamentable ». « L’on avance délibérément, écrit-il alors dans un communiqué, vers la limitation et l’élimination de la valeur suprême de la vie, au mépris de l’enfant à naître ».

L’archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio, est aussi à l’origine d’un texte de la Conférence épiscopale argentine intitulé : « L’avortement n’est jamais une bonne solution ». « Quand nous parlons d’une mère enceinte, nous parlons de deux vies, les deux doivent être préservées et respectées, car la vie est une valeur absolue ». Voilà qui en maintes occasions est particulièrement déconnecté des réalités, et refuse de voir que des choix sont parfois requis.

Pape, l’ancien archevêque va tenir le même discours que ses prédécesseurs.

En mai 2013 à l’occasion de ses premières canonisations, il se prononce officiellement contre l’avortement en demandant une « protection juridique de l’embryon » à même de « protéger tout être humain dès le premier instant de son existence ». Il s’en prend alors sur ce dossier aux sociétés démocratiques occidentales Une manifestation de 30 000 croyants « pro-life » défile au même moment entre le Colisée et le château Saint-Ange, à quelques centaines de mètres du Vatican.

En janvier 2014, à l’occasion de ses premiers vœux aux ambassadeurs et diplomates depuis le début de son pontificat, François confie:  « la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur ».

En avril 2014, devant une délégation du Mouvement catholique italien pour la vie, il rappelle sa plus ferme opposition à tout attentat dirigé contre la vie, en particulier innocente et sans défense, et l’enfant à naître dans le sein de sa mère est l’innocent par antonomase. Rappelons les paroles du Concile Vatican II : « La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables » (Const. Gaudium et spes, n. 51). Je me souviens d’une fois, il y a très longtemps, à l’occasion d’une conférence avec des médecins. Après la conférence, j’ai salué les médecins — cela a eu lieu il y a très longtemps. Je saluais les médecins, je parlais avec eux, et l’un d’eux m’a pris à part. Il tenait un paquet et il m’a dit : « Père, je veux vous laisser cela. Ce sont les instruments que j’ai utilisés pour faire avorter. J’ai rencontré le Seigneur, je me suis repenti, et à présent je lutte pour la vie ». Il m’a remis tous ses instruments. Priez pour ce brave homme ! », ajoute le pape.
Crime abominable, stigmatisation du médecin assurant un avortement, promotion du médecin « repenti » : le discours de François ne changera plus. 

En 24 mai 2015, dans son encyclique Laudato Si, le Pape François rappelle : « Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement. »

En février 2016, interrogé sur les moyens de combattre l’épidémie de Zika, dans l’avion qui le ramenait du Mexique, le souverain pontife estime que « l’avortement n’est pas un mal mineur, c’est un crime », tandis qu’« éviter une grossesse n’est pas un mal absolu ». « Il ne faut pas confondre le mal qui consiste à éviter la grossesse avec l’avortement. L’avortement n’est pas un problème théologique. C’est un problème humain, médical. On tue une personne pour en sauver une autre. C’est un mal en soi, ce n’est pas un mal religieux, mais un mal humain. », a poursuivi le pape François. Il s’efforçait ici de « séculariser » en quelque sorte, le combat contre l’avortement.

En novembre 2017, à Sainte-Marthe, François met en garde contre les « colonisations idéologiques » de la modernité qui conduisent à banaliser l’avortement : « Autrefois on ne pouvait pas tuer les enfants, mais aujourd’hui on peut. Ce n’est pas tellement vu comme un problème et c’est une nouveauté perverse ».

Faisant la distinction entre avortement et contraception, le pape rappelle que Paul VI, pape de 1963 à 1978, avait permis à des religieuses d’utiliser au Congo des contraceptifs parce qu’elles étaient violées par des militaires. « La doctrine du Vatican a toujours combattu l’avortement et la contraception, sans pour autant les mettre au même niveau de faute », soutient le pape. Ici, étrangement, le pape cite pour évoquer le drame des viols comme armes de guerre, et la possibilité donnée par l’Église de l’utilisation de pilules abortives, des religieuses du Congo. Il soutient aussi paradoxalement que l’Église a toujours combattu l’avortement et la contraception

En juin 2018, en parlant de l’avortement thérapeutique lorsqu’un handicap lourd est décelé chez un fœtus, devant une délégation du Forum des associations familiales, François déclare 
« Au siècle dernier, le monde entier a été scandalisé par ce que les nazis ont fait pour traiter la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose, mais avec des gants blancs ». Il reprend ainsi la rhétorique manipulatrice de la Shoah utilisée par ses prédécesseurs. Il suggère que les avortements sont des meurtres intentionnels à une échelle industrielle. Il use d’un narratif consternant, abject, intellectuellement inepte déjà employé par Jean-Paul II (Mémoire et identité, Jean Paul II. Flammarion, Trad. François Donzy) qui juste après avoir évoqué, au début du livre, l’extermination des juifs par les nazis, dénonce « l’extermination légale des êtres humains conçus et non encore nés ». Il s’agit « encore une fois », expliquait ce prédécesseur de François, d’« une extermination décidée par des Parlements élus démocratiquement ».

Déjà, dans le discours de Radom (Pologne, 1991) ou l’encyclique Évangile de la vie (1995), qui avaient soulevé des polémiques dans les milieux juifs et progressistes, le pape polonais s’en était pris au génocide nazi, en même temps qu’à l’avortement, au terrorisme, à la guerre, à la toxicomanie, traités comme autant de symptômes de la « culture de mort » qui, selon lui, fascinerait l’homme moderne. Dans ce dernier livre, il répétait que les « idéologies du mal », anciennes et contemporaines, ont leurs racines dans une même philosophie européenne de rupture avec Dieu. Les équivalences faites entre l’extermination des juifs et celle des fœtus, entre la démocratie de Weimar (qui a conduit Hitler au pouvoir) et les Parlements qui légalisent l’IVG et les unions homosexuelles avaient choqué. Mais le pape argentin passe outre.

En octobre 2018, dans une homélie (10 octobre), François déclare — déjà- qu’avorter est comme avoir recours à un tueur à gages. « Ce n’est pas juste d’éliminer une vie humaine, même petite, pour résoudre un problème. C’est comme avoir recours à un tueur à gages », assène le pape place Saint-Pierre. Ici apparaît déjà la référence au crime organisé, l’idée du meurtre à forfait.

En juin de la même année, François avait déjà condamné l’avortement en cas de handicap de fœtus en le comparant à une pratique utilisée par les nazis.En Septembre 2023, lors de son discours, au Palais du Pharo, à Marseille, le pape François rappelle la position de l’église sur l’avortement. Parlant des personnes qui, en raison de leur situation financière, renoncent à faire naître des « créatures nouvelles », le souverain pontife évoque « les enfants pas nés, refusés au nom d’un faux droit au progrès qui est en fait une régression ». 

En avril 2024, dans le document « Dignitas Infinita » ou « dignité infinie », publié sous la responsabilité de François, le Dicastère de la doctrine de la foi rappelle que « la dignité de tout être humain a un caractère intrinsèque qui vaut depuis le moment de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ». Alors que la France vient d’inscrire le droit à l’Interruption volontaire de grossesse dans sa Constitution, l’Église s’inquiète de « l’acceptation de l’avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même ».
Pour l’institution, ce sont les signes « d’une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu ». Face à ce constat, l’Église appelle à « regarder la vérité en face » et à « nommer les choses par leur nom » […] Le terme d’interruption volontaire de grossesse à la place du terme d’avortement, « tends à cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l’opinion publique », soutient le texte.

Canonisés parce que « pro-life » ?

En septembre 2024, récemment donc, alors qu’il est en Belgique et s’est rendu sur la tombe du roi Baudouin, le pape François salue « le courage » d’un homme qui avait « choisi de quitter son poste pour ne pas signer une loi meurtrière »

En mars 1990, le roi Baudouin refusait de signer la loi dépénalisant l’avortement, que venaient d’adopter les parlementaires. Il ouvrait ainsi une crise au sommet de l’État. Au stade Roi-Baudouin de Bruxelles, le 19 septembre, le pape François annonce devant 40 000 personnes qu’à son retour à Rome, il commencerait le processus de béatification de l’ex-roi, mort en 1993. « J’appelle les évêques de Belgique à aider à cette cause », lance-t-il, mettant dans l’embarras l’épiscopat belge.

En 2021, François a déjà déclaré le professeur Jérôme Lejeune « vénérable ». Ce professeur de génétique qui s’est approprié l’entière paternité de la découverte de la trisomie 21, au détriment de Marthe Gautier, est bien connu pour son militantisme antiavortement regardé comme héroïque et prophétique par ses partisans de la fondation qui porte son nom et se déclare « premier avocat de la vie humaine ». Jean-Paul II s’était  rendu, en août 1997, sur la tombe du professeur Jérôme Lejeune au cimetière de Châlo-Saint-Mars, dans l’Essonne, avant de bénir la nouvelle cathédrale d’Evry.  

Dans l’avion qui le ramène à Rome, François déclare encore devant les journalistes : « Le Roi (Baudouin) a été courageux, car, face à une loi meurtrière, il ne l’a pas signée et a fait un pas de côté. Cela demande du courage, n’est-ce pas ? Il faut un “vrai” politicien pour faire ça. Cela demande du courage. Il a envoyé un message en faisant cela, et il l’a fait parce qu’il est un saint. Il est un saint et le processus de béatification va continuer, parce qu’il m’en a donné la preuve. »


François qualifie de nouveau l’avortement de « meurtre » : « Un avortement est un homicide. Les médecins qui font cela sont, si vous me permettez l’expression, des tueurs à gages. »  (sicari en italien*), poursuit-il reprenant une « formule » insensée.

Interrogé sur la polémique suscitée par ses propos sur le rôle des femmes dans la société lors de sa visite à l’UC Louvain : « L’Église est une femme », « ce qui caractérise la femme, ce qui est féminin n’est pas déterminé par le consensus ou les idéologies », il explique qu’il considère que « la nature maternelle de l’église est la nature maternelle d’une femme » et qu’un « féminisme exagéré, qui rend les femmes chauvinistes, ne fonctionne pas. »
« Ce qui caractérise la femme, ce qui est vraiment féminin, n’est pas stipulé par des consensus ou des idéologies, de même que la dignité elle-même n’est pas assurée par des lois écrites sur le papier, mais par une loi originelle écrite sur nos cœurs ».« La féminité nous parle d’accueil fécond, d’éducation et de dévouement à la vie. Pour cette raison, une femme est plus importante qu’un homme, mais il est terrible qu’une femme veuille être un homme : non, elle est une femme, et c’est lourd et important », déclare François.

Avortement condamné inscrit dans la sphère du crime, du massacre des innocents, du génocide et de la Shoah, rangé parfois sous les formes de l’anormalité et de la pathologisation, avortement « marqueur » de l’inaptitude, de l’irresponsabilité, de la déviance ; discours sur la « nature » de la femme, biologisant et psychologisant ; assignation de la femme à un devoir d’enfant ;  conception chosiste et naturaliste de la vie… affirmation démentie par l’histoire d’une position « de toujours » sur le « vivant » et l’ » être vivant », le statut de l’être anténatal, de l’embryon et du fœtus, les catégories d’humain et de personne, les processus de construction du statut de personne…

François, comme ses prédécesseurs, n’imagine pas que dans une société pluraliste et laïque, il puisse être envisagé de construire avec d’autres, une interéthique acceptable par tous permettant de faire société… Est-il seulement possible de questionner et réinterroger ce qu’il énonce comme des évidences de la nature et de la foi ?

Selon le pape François « criminelles » sont les femmes qui avortent et elles doivent être désignées comme « criminelles ». Les consciences chrétiennes sont sommées de ne pas contester le verdict. Il est définitif, sans appel, et pour ne pas être contesté publiquement dans l’Église, s’exprime encore et toujours de manière fixe, immuable, irrémédiable, irrévocable, brutale et stigmatisante. Le non à l’avortement a qualification de dogme.
Il faut prohiber, interdire, faire passer pour, non pas schismatique, mais hérétique toute autre parole catholique sur l’avortement que celle de sa condamnation absolue
 
Impuissant à traduire devant les tribunaux des États qui ont inscrit la liberté de mettre fin à une grossesse ni attendue ni désirée et à une potentielle maternité, le pape les traduit devant le tribunal de la nature et du plan de Dieu. Le concept de loi naturelle a fait son retour qui se fait à l’encontre des avancées de la théologie morale et de la recherche scientifique.
 
Les femmes qui décident d’avorter sont jugées ici sans avoir été entendues et sans avoir été assistées et représentées.

L’Église s’est ingéniée même à effacer les noms de ceux qui, montés de manière transgressive à la barre de l’opinion et ont plaidé pour elles : René Simon, Philippe Julien, Jacques Pohier, Bernard Quelquejeu, Albert Plé, Bruno Ribes, Marc Oraison, Françoise Vandermeersch, Louis Beirnaert, Michel Chartier…. Charles Curran, Pierre de Locht, hors de nos frontières. Ceux-là ont été condamnés et leurs noms ne figurent pas même en notes de bas de pages de l’histoire de l’Église.
 
Avec le discours, brutal et violent du pape volontairement énoncé dans un contexte d’affermissement de la foi et de salut, de preuve de l’identité chrétienne brandie comme un étendard, d’affrontement entre les forces du bien et du mal, de certitude masculine morale, les femmes sont doublement victimes : de la violence subie aujourd’hui qui les déclarent « criminelles » et de la violence dont elles héritent, exercée contre et supportée par leurs aînés, leurs mères et grands-mères, contraintes à avorter clandestinement et dans la solitude au péril de leur santé et vie.

Ces femmes disent les pièces sans fenêtre et les tables de cuisine en Formica, le charcutage… ce à quoi ce à quoi ressemblait la vie, leur vie de mères à répétition, de filles et de femmes dévolues à la natalité, abusées ou violées quand avorter était interdit. Avant la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse en 1975, près de 800 000 femmes ont recours chaque année en France à l’avortement clandestin. Trois femmes en meurent tous les jours

Relevons que l’État français va reconnaitre (projet porté par Laurence Rossignol, sénatrice et ancienne ministre des droits des femmes, qui sera soumis au vote des 2 assemblée dans le courant du mois) [1] la « souffrance » des femmes ayant eu recours illégalement à une IVG avant la loi Veil, et soutient que les lois en vigueur avant 1975 ont constitué « une atteinte à la protection de la santé des femmes, à l’autonomie sexuelle et reproductive » ou encore « aux droits des femmes », et qu’elles ont conduit à « de nombreux décès » et été source de « souffrances physiques et morales ». Une « commission nationale indépendante de reconnaissance du préjudice subi par les femmes ayant avorté », chargée de contribuer au « recueil » et à la « transmission de la mémoire » des femmes contraintes aux avortements clandestins et de ceux qui les ont aidées, doit être mise en place suite à un appel publié au mois de janvier dans Libération au moment des 50 ans de la loi Veil, qui demandait déjà la réhabilitation des femmes « injustement condamnées » pour avoir avorté.

Il y a dans l’Église, une « personnalisation » absolue de l’embryon, une incitation à considérer l’embryon humain comme ayant une « âme » personnelle dès la conception comme relevant d’un enseignement « de toujours » qui relève de l’amnésie volontaire, de l’ignorance feinte des hésitations, des questionnements, des positions nuancées et diverses qui ont traversés et traversent l’Eglise.  
 
Ce choix dit irrévocable, empêche toute sortie du rigorisme, du tutiorisme, du dogmatisme et interdit tout discours de respect et d’empathie, de regret d’avoir participé à la répression — peine de prison, mort sous le régime de Pétain — des femmes ayant avorté et au maintien de l’interdiction de l’« incitation » à l’avortement et de la « propagande » anticonceptuelle.
 
Un jour viendra la repentance pour n’avoir pas voulu écouter les femmes
 

Un jour viendra où l’Église devra demander pardon.
Pardon pour la prétention masculine à dire ce qu’est et ce que veut ou doit vouloir une femme, faire ou ne pas faire, peut décider ou non. 
Pardon pour un discours masculiniste qui contribue à maintenir les hommes dans le refus de partager la charge contraceptive et en fait porter l’entière responsabilité aux femmes.
Pardon de parler des femmes, de leur corps, de leur vocation, génie, destin, trajectoire de vie… de leur choix de recourir à une interruption de grossesse pour ne pas mettre en péril leur propre vie et celle de l’enfant à venir… sans vouloir les entendre.
Pardon pour les avoir, avec une brutalité indécente, agressé, brutalisé, condamné, voulu les marquer d’un signe d’infamie ou de honte, stigmatisé, culpabilisé… cherché à les atteindre émotionnellement, cognitivement, spirituellement pour les conduire à se déclarer pécheresses et pouvoir ainsi leur accorder le pardon.
Pardon pour avoir voulu intimider les femmes en leur laissant entendre que la maternité serait conquérir une valeur et se faire pardonner d’avoir couché et d’y avoir pris du plaisir.
Pardon de parler des femmes sans vouloir entendre la secousse existentielle de la grossesse qui ébranle les femmes dans leur identité, entraîne d’immenses bouleversements biologiques et psychiques, renvoi à toute une série d’images qui parcourent les rêves, les pensées, à de multiples sensations, émotions, réactions corporelles, convoque de multiples scènes parfois douloureuses, engage tout le passé et tout le futur, le couple, l’union, les conditions d’un projet parental… introduit dans un dialogue complexe entre soi et soi, entre soi et l’enfant potentiel en soi, entre soi et son conjoint adhérant ou non à un projet parental. 

La réalisation d’une maternité ne tient pas seulement à la fécondation de deux gamètes et à l’implantation et au développement d’un embryon dans la cavité utérine. La mise en route d’une grossesse, la mise en corps du désir d’enfant relève d’une multitude de facteurs psychologiques aussi bien qu’organiques. La maternité ne va pas de soi, n’est pas qu’un donné. Devenir mère implique un profond bouleversement de l’identité, semblable à celui du passage de l’enfance à l’adolescence ; le passage du statut d’enfant de ses propres parents à celui de parent d’un enfant à naître, avec la transformation du corps pour la mère, les modifications de l’identité psychique et la réécriture des liens familiaux. On aurait pu penser que le pape François, militant d’une Église moins triomphante et cléricale, qui invite à faire preuve d’empathie, se démarquerait de ses prédécesseurs, au moins dans sa manière de s’adresser aux femmes.
 
Une autre parole est possible
 
Un autre discours catholique sur l’avortement et les femmes, mères déjà ou pas encore, qui choisissent de mettre fin à une grossesse, est possible.
Un autre discours que celui de Trump, Vance et… François. 
Donald Trump a pris au demain de son investiture une série de mesures contre l’avortement et a adressé un message de soutien aux manifestants anti-IVG (« Marche pour la vie ») qui ont défilé à Washington en expliquent que leur objectif est non seulement de changer les lois, fédérales et étatiques, « mais aussi de changer la culture pour finir par rendre l’avortement inconcevable ». Il a ordonné le retrait des États-Unis de l’OMS, pour lui aux mains des lobbyistes proavortement. Le catholique James David Vance, chef de la diplomatie américaine, a, dans le même temps, décidé que les É.-U. rejoindraient une déclaration internationale s’opposant au droit à l’avortement initiée lors du premier mandat de Donald Trump : la « Déclaration de consensus de Genève sur la promotion de la santé de la femme et le renforcement de la famille », une coalition internationale pro-vie. Les États qui adhèrent à cette « déclaration » répètent à l’envi que les femmes « banaliseraient » l’avortement, s’y adonnant par « confort » ou « convenance », veulent que l’avortement soit forcément un « drame » pour les femmes, lourd de séquelles. Ils entretiennent avec provocation une « personnalisation » absolue de l’embryon, une incitation à considérer l’embryon humain comme ayant une « âme » personnelle dès la conception. Cette « personnalisation » relèverait pour l’Église qui a à sa tête François comme d’un enseignement « de toujours » de l’Église. C’est feindre d’ignorer les hésitations, les questionnements, les positions nuancées et diverses qui depuis longtemps se sont exprimées dans l’Église.  
 
Cette autre parole doit prendre en compte une réalité, sortir des idées toutes faites, d’une imposition de ce qui serait la vérité et l’enseignement de toujours, d’une culture de stigmatisation.
Elle doit s’inspirer de ce que l’on sait de la manière d’être, de dire et de faire, d’être présent aux autres de Jésus.
 
Cette autre parole tarde à venir parce qu’elle est empêchée, interdite par la violence des interventions de l’institution et de son pape.
Elle ne peut s’écrire sans passer par l’écoute des femmes victimes de la stigmatisation, par l’écoute de ce que fait aux femmes la stigmatisation, par l’écoute de ce que cela veut dire de naître mère ou de ne pas pouvoir ou vouloir naître mère. 
 
L’Église qui apparaît à tous et toutes aujourd’hui sans contestation possible comme un système qui a pris la vie d’enfants qui lui étaient confiés et dont peu à peu, sans fin apparente, hélas, on découvre le continent noir des abus et crimes qu’elle a permis, encouragés, dissimulés, ne peut, en tout état de cause, continuer à tenir le discours repris, amplifié, conforté, excusé à tort par une manière de se présenter, du pape François.
 
Faudra-t-il que les demandes de débaptisation faites en Belgique se multiplient partout et soient retenues comme seul moyen de mettre un arrêt aux jugements rigides, brutaux, violents sur les femmes, pour que les choses enfin changent ? 
 
François pas plus que ses prédécesseurs, et pas plus que les évêques et théologiens qui n’osent intervenir et se taisent, oublieux que quelques-uns de leurs aînés ont eu le courage d’intervenir « autrement », et en ont payé le prix psychologique et institutionnel, n’a pas pris le temps d’écouter, de respecter, d’accompagner, d’interroger les femmes qui affirment leur liberté de disposer de leur corps, de pouvoir contrôler librement leur sexualité et fécondité.
 
Une autre parole est possible qui ne condamne les femmes de tous âges qui se distancient des modes de contraception médicaux, pour des raisons de santé physique et mentale, pour leur libido et leur vie sexuelle, leur fertilité… qui n’insulte pas les femmes qui témoignent d’aspirations égalitaires en matière de désir et de plaisir.
 
Une autre parole est possible qui prend soin des femmes victimes d’un accident de contraception, ou d’un problème de santé… des femmes qui ont des parcours de violence, des parcours de précarité… des femmes qui ont peur d’être mère, mauvaise mère ou de ne pas être en capacité d’être mère, craigne ne ne pouvoir gérer la tempête émotionnelle, physiologique et psychologique de ce qui se passe dans leur ventre, cerveau et âme.
 
Une autre parole est possible qui respecte les femmes pour qui l’avortement peut être la manifestation d’un non-désir de grossesse et/ou de maternité, les femmes qui ne veulent pas ou plus avoir d’enfant ou pas maintenant. 
 
Une autre parole est possible qui salue les femmes sur qui repose la charge physique, temporelle, économique et mentale du « travail » contraceptif, et qui, elles, savent qu’il est difficile d’assurer, à temps plein et tout au long de leur vie féconde, une maîtrise parfaite et rationalisée de leur capacité reproductive, particulièrement dans des contextes où les habitudes quotidiennes sont bousculées en raison d’un deuil, d’une maladie, de consommation de drogues, de rupture conjugale, ou de nouvelle relation.
 
François croit connaître les femmes, mais ne connaît pas les femmes. Il les aime à leur place, enfermées dans le biologique : la femme est chair et transmet la chair et ne saurait se dérober à son destin, qu’importe ce qu’elle éprouve, ressent, veut. Il les aime comme des êtres irréductiblement maternels.
François se pense « féministe » et, en réalité, est prisonnier de schémas sexistes : il affirme, défend et veut promouvoir une identité féminine, un génie, une vocation de la femme, mais cette identité est fondée sur l’essentialisation de la femme-mère. La maternité est un choix, qui peut procurer beaucoup de joies, mais elle n’est pas un destin. Cela, François ne veut pas l’entendre, n’a pas voulu l’entendre.

 Note :

[1] https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/ivg-reconnaitre-la-souffrance-des-femmes-ayant-avorte-clandestinement-c-est-dire-que-la-france-ne-plie-pas-selon-la-senatrice-laurence-rossignol_7140822.html#xtor=CS2-765-[autres]-

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