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Gaza : profanation de la Terre
Home Actualité Gaza : profanation de la Terre
Actualité
By Lucienne Gouguenheim4 juin 20250 Comments

Gaza : profanation de la Terre

Jean-Paul Nuñez.

Le conflit à Gaza révèle une vérité crue : la guerre ne connaît plus de frontières. Elle traverse les murs, pénètre les corps, dérègle les équilibres. Elle pollue l’air, empoisonne la terre, brise les consciences. Ce ne sont plus seulement des ennemis qu’on abat, mais le vivant lui-même que l’on détruit. Frapper l’autre, c’est aussi se blesser soi-même.

Résidus toxiques, poussières de guerre, ondes de haine : ce qu’on croyait extérieur revient. « Puisqu’ils ont semé le vent, ils moissonneront la tempête » (Os 8.7). Laisser faire la violence, c’est la laisser venir sur nous. Chaque frappe disperse des poisons, métaux lourds, particules cancérigènes, qui s’accrochent au sol, à l’air, aux corps. Ce que la science appelle « polluants », les prophètes l’avaient saisi : « Je fais venir sur ce peuple le mal, fruit de leurs pensées » (Jr 6.19). Le mal ne tombe pas du ciel. Il est choisi : sacrifier la justice pour préserver un pouvoir.

La terre n’est pas sainte par essence, mais par l’usage qu’on en fait. La profaner, c’est l’user jusqu’au silence. Et, cette pollution révèle une faillite morale. Elle rompt avec les fondements de l’Alliance : justice, hospitalité, protection du faible. Elle marque l’abandon d’une responsabilité première : rendre la terre vivable — pour soi certes, mais aussi pour l’autre.

Et cette faillite n’épargne personne. Les polluants ne s’arrêtent pas aux lignes de front. Ils traversent les frontières, gagnent les villes de l’agresseur, et la planète entière. La sécurité devient illusion. « Malheur à celui qui bâtit une ville avec le sang… Les peuples travaillent pour le feu » (Ha 2.12–13).
Quand une société croit se protéger par la force, elle mine ses propres fondations. Une paix fondée sur la peur n’est pas la paix. Même celui qui frappe pour se défendre finit par s’asphyxier. « Ils respirent la poussière des faibles » (Am 2.6–7). Cette poussière n’est pas que matière : elle est jugement.

« La terre a été profanée… la malédiction la dévore » (Es 24.5–6). Ce n’est pas un châtiment. C’est une conséquence. Quand la justice s’effondre, la terre s’effondre avec elle. Quand une société fait de la domination son principe, elle s’écroule. Dans l’ordre du vivant, du juste et du spirituel, tout est lié. Rompre un fil, c’est risquer l’effondrement entier.

Dans un tel monde, la victoire perd tout sens. La guerre n’apaise plus, elle empoisonne. Elle ne protège rien. Elle ouvre des brèches. Sa précision est un leurre. Une bombe, même guidée, tue au-delà de sa cible. Elle détruit des corps, des liens, des terres, des cycles de vie.
« Ils crient “paix !” là où il n’y a pas de paix » (Ez 13.10). Croire à une guerre « propre » ou « stratégique », c’est ignorer qu’elle consume toujours ce qui l’entoure. La guerre dévore même ceux qui pensent la maîtriser.

Alors une question s’impose : à quoi sert cette guerre ? Si elle ne sauve pas, n’apaise pas, n’instaure pas la justice — quel est son but ? Elle devient une mécanique : profit, peur, domination. Là prospèrent les marchands d’armes et les semeurs d’insécurité.
« Vous avez bâti des maisons en pierre de taille, mais vous ne les habiterez pas » (Am 5.11). Ce qui est construit sur le sang ne tient pas. Michée ajoutait : « Ils bâtissent Sion avec le sang, Jérusalem avec l’injustice » (Mi 3.10). Une terre militarisée ne peut être dite « promise » : elle devient un lieu de chute.

Ceux qui voulaient protéger deviennent piégés par ce qu’ils ont construit. Ce qui devait garantir la sécurité devient oppression. Gouverner par la peur, c’est désarmer la conscience. C’est semer le retour de la violence. Chaque frappe produit des ondes : elles traversent les corps, les esprits, les sociétés.

Dans ce contexte, nommer les choses devient vital. Quand au-delà des corps, des maisons, des écoles, des hôpitaux sont visés ; quand l’eau, l’électricité, les secours sont coupés — parler de génocide n’est pas outrance. C’est exactitude morale. « Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien… redressez l’opprimé » (Es 1.17).

Mais dire cela, aujourd’hui, expose. La parole devient suspecte. La critique, une trahison. Le désaccord, un danger. Et même les mots sont déformés.

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal » (Es 5.20). Quand les repères s’inversent, c’est l’éthique qui s’effondre. Ce ne sont pas seulement les violences qui détruisent, mais le mensonge qui les justifie.

Refuser la guerre, ce n’est pas seulement dire non à la violence. C’est contester une langue, une logique, une peur. Et c’est bien pour cela que ce refus dérange.

Dans ce climat, toute voix lucide devient cible. Jérémie fut emprisonné non pour avoir menti, mais pour avoir dit ce qui allait advenir. On le traitait d’ennemi : « Cet homme ne cherche pas la paix… mais le malheur » (Jr 38.4). Le mensonge se disait patriotisme ; la vérité, trahison.

Ce déplacement ronge la conscience. Penser autrement devient faute. Douter, interroger, critiquer : autant d’actes risqués. Ce n’est plus l’action qu’on juge : c’est la parole. Et cela, les régimes fragiles ne le supportent pas.

Alors, l’inversion s’installe : ceux qui défendent les droits sont accusés de semer le chaos. Ceux qui nomment un crime sont traités en criminels. On punit, on suspend, on réduit au silence. Le pouvoir ne craint pas la violence : il craint la parole qui la dévoile.

Mais une parole juste, une fois semée, ne meurt pas. Elle germe ailleurs. Elle traverse les censures. Elle échappe au contrôle. Ce n’est pas elle qui est fragile : c’est le système qui cherche à l’éteindre.
Ce qui se joue ici dépasse un territoire. Ce n’est pas une crise locale, c’est une fracture morale. Les prophètes l’avaient vu : ignorer la faille, c’est non seulement abandonner l’autre — c’est se perdre soi-même.

Israël est tombé non par l’ennemi, mais par son propre aveuglement. « Tu t’es livré à l’iniquité… c’est pourquoi ton pays sera désolation » (Jr 2.19). Et Osée : « Mon peuple est détruit faute de connaissance » (Os 4.6). Ce qui manque, ce n’est pas la stratégie, mais le sens. Ce n’est pas la puissance, mais la conscience.

« Votre pays est dévasté, vos villes consumées par le feu » (Es 1.7). Il ne s’agit pas d’une invasion, mais d’un abandon. Ce qui fait tomber un peuple, ce n’est pas l’attaque extérieure, mais le reniement de sa vocation. Et c’est maintenant que cela se joue. Pas seulement pour Gaza, mais pour nous tous. Quand la guerre devient la norme, c’est l’humain qui devient secondaire. Et la chute commence là où l’on se croyait invulnérable.

Israël croyait son temple intouchable. « Ne vous fiez pas à des paroles mensongères… “Voici le temple de YHWH !” » (Jr 7.4). Ce ne sont ni les symboles, ni l’histoire, ni la puissance qui protègent. C’est la justice. C’est la miséricorde. C’est la reconnaissance de l’autre comme porteur de dignité.

Chaque frappe, chaque silence, chaque protestation étouffée est un verdict. Non contre un peuple, mais contre une époque. L’histoire n’absoudra pas ceux qui ont détourné les yeux. Elle rappellera que la paix ne tient pas sans vérité, et que l’avenir ne tient pas sans justice.

Les prophètes d’hier l’avaient déjà annoncé : la guerre pollue l’avenir jusqu’à la ruine. Pas même Israël n’y échappe.

Et aujourd’hui encore, nul peuple n’y trouve d’issue, ni ceux qui frappent, ni ceux qui détournent les yeux.

https://www.christianismesocial.org/spip.php?auteur23

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