La Cimade poursuit son combat pour la régularisation des personnes sans-papiers
Avec le slogan « Avoir des papiers c’est pas donné à tout le monde » La Cimade poursuit la campagne, lancée il y a cinq ans, pour une régularisation large et durable de toutes les personnes sans-papiers.

Comme chaque année à l’automne, La Cimade a lancé une campagne de sensibilisation qui a pour objectif de dénoncer l’absurdité du fonctionnement des préfectures, qui empêchent les personnes sans-papiers de s’intégrer en multipliant les obstacles à l’étude de leurs dossiers.
La Cimade met en lumière un cercle vicieux : des personnes se retrouvent sans papiers à cause des retards dans l’attribution de rendez-vous, sont ensuite contrôlées par la police et reçoivent des OQTF ; d’autres, bien que présentes en France depuis des années, avec un emploi et des enfants scolarisés, se voient elles aussi délivrer des OQTF qui les empêchent de déposer une demande de régularisation et de mener une vie normale.
Depuis la loi asile et immigration dite Darmanin (janvier 2024) et la circulaire Retailleau (janvier 2025), dans un contexte de montée des discours de haine, les critères se sont encore durcis : aujourd’hui, obtenir un titre de séjour est devenu un véritable parcours du combattant.
Des mobilisations devant les préfectures et sous-préfectures de France
Jeudi 16 octobre, les bénévoles, salariés et partenaires de La Cimade se sont mobilisés devant les préfectures et sous-préfectures de Paris, Marseille, Lyon, Clermont-Ferrand, Pau, Lille, Toulouse, Montpellier, Narbonne, Aix-en-Provence, Figeac, Vannes, Rouen, Niort et Bordeaux, pour mettre en place une file d’attente symbolique, qui dénonçait l’absurdité et la violence qui subissent les personnes sans-papiers en France, avec la distribution d’une circulaire détournée où on peut lire les constats et revendications de l’association.
Les actions du terrain se poursuivront tout au long du mois d’octobre et de novembre. Les militants de l’association continueront à aller à la rencontre des Français et Françaises dans les marchés, les gares et dans de différents lieux de l’espace public pour entamer le dialogue avec les passants en essayant de déconstruire les préjugés autour des personnes sans-papiers.


