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On a trouvé l’atelier du Père Noël… dans les Alpes
Home Faire société autrement Économie & Société On a trouvé l’atelier du Père Noël… dans les Alpes
Économie & SociétéFaire société autrement
By Lucienne Gouguenheim30 décembre 20250 Comments

On a trouvé l’atelier du Père Noël… dans les Alpes

Laury-Anne Cholez et Baptiste Soubra (photographies)

Dans les Hautes-Alpes, une ancienne usine de fabrication de jouets en bois a failli disparaître en 2023. Reprise par une poignée de passionnés, elle a réussi à remonter la pente.

Des marmottes fabriquées et peintes à la main.

Clément Desvignes s’installe derrière sa scie à chantourner. Casque sur les oreilles, il dépose son pied sur la pédale pour ajuster la vitesse de sa tige tranchante. La soufflerie se met en marche. Il attrape une planche de pin et la glisse contre la lame. Trente secondes lui suffisent pour découper la silhouette d’une marmotte. Il passe alors son doigt le long du dos de l’animal pour vérifier la courbe et les éventuels à-coups. « Il n’y en aura jamais deux identiques », sourit le menuisier. La pièce de bois ira rejoindre les étagères de la boutique des Jouets du Queyras, où Clément Desvignes travaille depuis novembre 2024.

Installée dans un chalet à Arvieux, au cœur des montagnes du Queyras (Hautes-Alpes), cette usine de jouets a été créée en 1920 pour éviter l’exode rural des habitants, qui fuyaient en hiver cette vallée enclavée pour travailler dans les grandes villes.

À l’époque, près de 60 familles façonnaient des jouets, les hommes à la découpe, les femmes à la peinture. Ce travail artisanal s’est perpétué pendant une centaine d’années, jusqu’en juin 2023. À cause du Covid, de la concurrence des jouets chinois et de la hausse du prix des matières premières, l’usine a traversé une grave crise financière et a été placée en liquidation judiciaire.

Mais une poignée de passionnés s’est attelée à la sauver. En septembre 2023, trois « anciens » du village — Jean-Paul Blanc, Alain Blanc et Raymond Thomas — ont lancé une association à laquelle plus de 200 personnes ont adhéré, promettant d’acheter des parts sociales de la nouvelle coopérative. Ces sociétaires venaient de toute la France aussi bien que du village, comme Corinne Ferrari-Portafaix, une Marseillaise d’origine qui vit à Arvieux depuis 2013.

Avec d’autres bénévoles, elle s’est activée pour remettre en état les locaux, relancer la fabrication des jouets et se plonger dans les dossiers administratifs. La boutique a rouvert ses portes en juillet 2024 et la société coopérative d’intérêt collectif a été lancée trois mois plus tard. Un sauvetage réussi : en seulement une année, la coopérative, qui emploie trois salariés, a atteint l’équilibre financier et possède un stock de 40 000 euros de jouets à vendre.

« On ne travaille qu’avec des scieries locales »

L’atelier de fabrication se trouve à l’arrière de la boutique de vente. On y trouve les outils classiques d’une menuiserie : une raboteuse pour raccourcir les planches, une dégauchisseuse pour les aplanir, une scie pendulaire pour les découper, ou encore une ponceuse. À l’arrière du bâtiment, un hangar abrite les planches de pin à crochets et de pin cembro, deux essences issues des forêts du Queyras. « Ici, on ne travaille qu’avec des scieries locales », précise Clément Desvignes.

Une fois découpés, les jouets sont envoyés dans l’atelier de Marion Duruty, la peintre. Sa table en bois est recouverte de tâches multicolores et une grande fenêtre donne sur les montagnes enneigées. C’est ici qu’elle décore les animaux de la ferme, les petites voitures et les ronds de serviette.

Elle a également imaginé un nouveau jouet en forme de licorne pour changer de la sempiternelle marmotte. Le premier exemplaire fabriqué en test a été rapidement vendu. « J’en ai produit une cinquantaine. Si ça fonctionne, tant mieux. Sinon, tant pis. Mais je pense que ça va jaser, car ce n’est pas un jouet traditionnel », redoute Clément Desvignes.

Ceux qui n’aiment vraiment pas les licornes, ce sont les anciens du village, dont certains ont travaillé à l’usine et considèrent qu’elle fait partie du patrimoine local. « On touche à quelque chose qui est ancestral. C’est un conflit de générations qui n’est pas toujours facile à gérer », soupire Clément Desvignes.

Si l’équipe ne compte pas abandonner la fabrication des jouets traditionnels — petits personnages en bois, animaux de la ferme, crèches —, elle fourmille d’idées pour développer des nouveautés, comme des jeux de société pour adultes et des articles de décoration pour la maison. Parmi celles déjà arrivées en boutique, un porte-médailles de ski, dont les premiers exemplaires se sont écoulés en une semaine.

Concurrence des jouets chinois et des écrans

La vente des jouets reste cependant compliquée. Actuellement, la majorité est écoulée en direct via la boutique d’Arvieux, ainsi que la coopérative des artisans de Château-Ville-Vieille, située à quelques kilomètres.

L’équipe travaille à la création d’un site internet marchand pour toucher un plus large public. Elle a ouvert un compte sur la plateforme Etsy, spécialisée dans les créations artisanales. Elle aimerait également développer des partenariats avec d’autres boutiques d’artisanat dans la région et dans des villes comme Lyon, Marseille, voire même Paris. « Il faut trouver des petites boutiques dotées d’une clientèle suffisamment aisée pour acheter nos produits, parce que cela reste des jeux qui sont chers », poursuit Clément Desvignes.

Comptez 33 euros pour la marmotte, entre 15 et 20 euros pour les petites voitures, les hélicoptères et les tracteurs. Les planches de présentation de fromages coûtent entre 35 et 57 euros.

« Nos clients sont des personnes qui ont une réflexion éthique sur leur consommation et qui essayent d’éviter le plastique », complète Quentin Febuay, employé polyvalent. « Mais les jouets chinois ne sont pas ceux qui font le plus concurrence. Nos clients nous disent que c’est plutôt les écrans. Dès la maternelle, les enfants y ont accès et se désintéressent très jeunes des jouets en bois », soupire-t-il.

Ce triste constat n’empêche pas l’équipe de garder le moral et d’être fière de continuer à faire vivre cette tradition artisanale. « La dernière fois, j’ai offert un tracteur à des copains qui ont une petite fille. Ils m’ont dit “oh c’est trop mignon”. Et quand je leur ai raconté que c’était moi qui l’avais fabriqué, ils ont trouvé ça vraiment super sympa ! » raconte Clément Desvignes.

https://reporterre.net/On-a-trouve-l-atelier-du-Pere-Noel-dans-les-Alpes

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