Paroisses complexes
Chronique historique d’Alain Cabantous : « Le passé a encore de l’avenir »

A l’occasion du projet Prospective Paroisses Paris 2035, il semble intéressant de se souvenir de ce que sont les paroisses, et de rappeler ce que fut leur histoire parisienne, du Moyen-Âge à nos jours.
« L’ambition du projet Prospective Paroisses Paris 2035 (3P 2035) est simple : nous engager ensemble, en diocèse, dans une réflexion de moyen et de long terme sur la manière dont notre diocèse évolue, et sur la réponse que nous pourrons, dans les années qui viennent, apporter à ces évolutions quant à notre vie paroissiale et diocésaine, afin de remplir toujours plus fidèlement la mission que nous avons reçue d’annoncer l’Évangile, de célébrer le mystère du Christ et de servir la Charité ici, à Paris ».
Telle est l’introduction succincte écrite par Laurent Ulrich pour évoquer un projet ambitieux de remodelage du tissu paroissial parisien en lien évidemment avec la réalité démographique de la capitale (fidèles et prêtres compris) et les impératifs économiques sous-jacents qui pèsent sur cette structure extrêmement ancienne. En effet, au moins depuis le haut Moyen-Âge occidental, la paroisse, notamment dans les campagnes, est la cellule de base de l’organisation territoriale ecclésiastique que dessert un curé au service d’une communauté de fidèles. Derrière cette définition assez simple à laquelle il faudrait adjoindre sa dimension fiscale et administrative jusqu’en 1789, se tapit une histoire beaucoup plus complexe dont Paris fournit une bonne illustration.



