« Si le RN arrive au pouvoir, notre plus grande honte sera de ne pas avoir alerté »
Paroissiens-progressistes.

la-croix.com ce lundi nous montre que le mouvement Emmaüs a décidé de publier quatre numéros du Journal de dans un an d’ici à la présidentielle pour alerter sur les conséquences d’une victoire de pour alerter sur les conséquences d’une victoire de l’extrême droite. Une fiction d’anticipation nécessaire, selon son président, Bruno Morel, ce dernier voit que «Le Rassemblement national (RN) se pare d’un vernis social et ses idées infusent de plus en plus dans la société. Je ne pensais pas qu’un jour, mon pays en arriverait là. Quelques mois après les municipales et à moins d’un an de l’élection présidentielle, nous devons donc agir concrètement».
Réunie en assemblée générale, le mouvement Emmaüs a adopté une motion le 12 juin visant à faire barrage à l’extrême droite et à la droite qui lui fait de l’œil, promettant des campagnes de mobilisation de l’électorat le plus précaire (https://www.liberation.fr/politique/nos-adherents-sont-fiers-de-mener-ce-combat-emmaus-sengage-contre-lextreme-droite-20260616_UHGPDPRQEBDDRDS7VN4F3BTZ5Y/). Son président Bruno Morel explique ce choix. « Ce sont les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus. » Il sort ainsi d’une période de neutralité politique. Mais en défendant « l’inconditionnalité de l’accueil », il défend ses valeurs historiques et tire la sonnette d’alarme. « Ce n’est pas acceptable que l’État continue à se retirer », souligne son président (https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/actualites/nous-sommes-les-pompiers-de-la-societe-pourquoi-emmaus-france-s-engage-contre-l-extreme-droite_15018554/).
Le mouvement incite massivement aux inscriptions sur les listes électorales et au vote, entend également « dénoncer l’imposture sociale de l’extrême droite », notamment en analysant ses votes au Parlement et ses discours publics. Et « Inédite, elle s’accompagne du premier numéro de notre Journal de dans un an ». Cette fiction d’anticipation vise à illustrer concrètement les conséquences qu’aurait l’application du programme de l’extrême droite si elle accédait au pouvoir. Enfin, le plan prévoit l’organisation d’événements (portes ouvertes, tables rondes, manifestations culturelles), la mise en place d’une veille sur les dérives locales pour y apporter des réponses, y compris juridiques, et la création d’alliances avec d’autres organisations de la société civile partageant ce combat (https://presseagence.fr/paris-bruno-morel-emmaus-participer-a-la-bataille-culturelle-pour-une-societe-plus-solidaire/).
Comme il le signale : « Emmaüs s’est construit autour du combat pour des valeurs, dont l’inconditionnalité de l’accueil. Quand on voit que l’extrême-droite, malgré un vernis social, veut remettre en cause cela, il est important d’agir. Il ne s’agit pas de prendre position pour un tel ou un tel. Mais quand on voit qu’elle peut s’allier, au Sénat, avec la droite, pour exclure les étudiants non-boursiers et non-communautaires des APL, on voit bien ce qu’elle ferait au pouvoir.» Pour lui, «L’extrême droite représente une véritable menace pour l’avenir du Mouvement mais aussi et surtout pour les personnes accueillies au sein de ses structures » (https://www.lepopulaire.fr/paris-75000/actualites/nous-sommes-les-pompiers-de-la-societe-pourquoi-emmaus-france-s-engage-contre-l-extreme-droite_15018554/).
Ainsi, « Dans un contexte d’extrême droitisation des idées au sein de la société, nous observons déjà les conséquences sur les personnes en situation de précarité, les libertés associatives et les politiques publiques de lutte contre la pauvreté. Il était primordial qu’un mouvement de solidarité tel qu’Emmaüs se positionne et participe à la bataille culturelle pour défendre et promouvoir un modèle de société plus solidaire et écologique, qui profite à tous », déclare Bruno Morel, Président d’Emmaüs France (https://presseagence.fr/paris-bruno-morel-emmaus-participer-a-la-bataille-culturelle-pour-une-societe-plus-solidaire/).



