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Un système alimentaire à réformer – Points de vue du Sud.
Home Faire société autrement Économie & Société Un système alimentaire à réformer – Points de vue du Sud.
Économie & SociétéFaire société autrement
By NSAE16 avril 20220 Comments

Un système alimentaire à réformer – Points de vue du Sud.

Par Michel Ansay

CETRI, un dossier introduit par Laurent Delcourt : points de vue du Sud, sommet contesté, fausses solutions, voies alternatives.

La revue « Alternatives Sud », fondée par François Houtart, en est à son volume 28-2021/4.

Ce sont, chaque fois, 5 à 10 auteurs/autrices issu. e. s du Sud, souvent par le canal d’une revue importante. Ils s’expriment sur un sujet commun introduit par un collaborateur de la revue, ici Laurent Delcourt. Et il nous faut à notre tour introduire le résumé que nous en avons fait, un peu moins de 20 pages. Le sujet est important, plus encore au sortir d’une pandémie, voire au seuil d’une guerre dont on ne prévoit pas l’issue.

En 2015, les Nations-Unies adoptaient l’agenda 2030 sur la sécurité alimentaire et la nutrition qui promettait à l’échéance, une alimentation saine, nutritive et suffisante et qui voulait, dans la foulée, éradiquer les formes de malnutrition. Où en sommes-nous ? Selon un rapport de la FAO, quelque 800 millions de personnes ont faim, 2,4 milliards de personnes supplémentaires n’ont pas accès à une nutrition adéquate. Une grosse augmentation par rapport à 2019. La cause, le COVID ? Non ce serait trop facile : « bien avant la crise sanitaire, nous n’étions pas en mesure de respecter nos engagements ». Il y a d’autres facteurs : l’extrême pauvreté, car le pain… cela s’achète ! Ou encore les changements climatiques ou encore la guerre, les guerres…. C’est tout un système qui est malade.

Une fois encore avec plus de prégnance, il faut en faire le diagnostic. La crise que nous vivons a au moins cet avantage, celui de clarifier les positions – et celles-ci sont apparues bien tranchées à l’occasion de la préparation du Sommet sur les systèmes alimentaires (SSA) [1], d’une part ; celle d’indiquer une nouvelle route, l’agro-écologie, d’autre part. Il nous faut revenir sur la préparation de ce SSA des Nations Unies qui apparut bien vite comme bourré de bonnes intentions, mais sous la coupe d’un partenariat stratégique FEM (Forum économique Mondial) et qui mettait à distance des institutions comme la FAO (!), le Comité de la sécurité alimentaire (CSA), sans référence à la société civile. Il apparaissait bien vite que ce sommet, bien sûr repeint en vert (green washing), était à la gloire des multinationales, de l’agrobusiness.

Ce qui nous paraît important de souligner c’est que les Nations-Unies, petit à petit, sont mises sur la touche par la montée en puissance d’institutions parallèles richement dotées (souvent par la Fondation Gates et par la fondation Rockefeller) en route vers un ordre alimentaire mondial à leur dévotion. Ainsi, un organisme de financement alternatif était créé, le FIDA (fonds international de développement agricole). Le PAM (Programme alimentaire mondial) se détache de la FAO.

On prendra un seul exemple, celui de l’AGRA (Alliance pour la Révolution verte en Afrique), 2006, dirigée par Agnès Kalibata. En gros, elle veut appliquer à l’Afrique les méthodes qui permettront d’augmenter la productivité agricole. Ce sont celles de l’agriculture intensive à base de nouveaux intrants, engrais, semences issues du génie génétique, pesticides, monocultures… L’AGRA veut intégrer les petits agriculteurs dans les chaînes de l’approvisionnement mondial, devenir un maillon du système économique mondial. Obsession technologiste et productiviste. Faire de bonne s affaires. L’AGRA développe ses activités dans 13 pays (au départ, ils étaient 18) et le bilan est décevant. Elle n’a pu tenir ses promesses. La sécurité alimentaire dans sa composante qualitative au moins (diversité, nutriments…) n’a pas été améliorée. Dans un certain nombre de pays, les productions ont pu augmenter, mais le nombre de personnes souffrant de la faim est resté stable. L’adoption de techniques prônées par l’AGRA a pu amener les paysans à s’endetter et en Tanzanie, par exemple, les paysans ont été obligés de vendre leur bétail s’éloignant ainsi un peu plus de leurs techniques agropastorales. Les paysans peu formés, pas toujours critiques par rapport à ce qui est proposé. Mésusages des engrais (les paysans n’ont pas les moyens de faire analyser leurs terres), pollutions des eaux…

Le COVID : quel a été son effet sur les questions de sécurité alimentaire, de faim ? Le COVID, en résumé, a désorganisé les chaînes de production, du producteur au consommateur. Dans un système mondialisé, le nombre d’étapes, d’intermédiaires, petits boulots à tout niveau est considérable. Un petit caillou (dans la chaussure !) et l’ensemble de la chaîne est branlant. Une ville (comme Rosario en Argentine) interdit le passage sur son territoire de gros camions supposés vecteurs de virus et le soja à destination du bétail au Nord arrive plus difficilement.

Allons au bout de cette réflexion critique et constatons qu’il y a une alternative au système mondialisé que l’on veut imposer à la planète. C’est l’agro-écologie. C’est elle qui est la plus résiliente, la plus capable de nourrir les gens,,près de chez eux, en collaboration avec la terre, avec les terres. Ce sont Miguel Altieri (Chilien) et Clara Nicholls (Colombienne) habituels collaborateurs d’Alternatives Sud et auteurs d’un article paru dans « the journal of peasant studies, 2020, n°5) qui seront notre guide. Les grandes cultures représentent les 80 % du milliard et demi d’ha de terres arables du globe. On les incrimine dans des dommages environnementaux divers (la production alimentaire serait responsable de 29 % des GES). Paradoxe, elle nous nourrit en détruisant la terre (en détruisant l’outil !). Les productions animales représentent 40 à 50 % du PIB agricole mondial. Ce sont des animaux génétiquement très apparentés chez lesquels un virus peut trouver très vite un terrain favorable à sa dispersion. « Big farms make big flu ! » a-t-on écrit. Les maladies (60 % sont des zoonoses) sont un problème environnemental. Ainsi, la déforestation accroît l’incidence de la malaria. En créant des mares dans un terrain dévasté, elle donne eau et soleil aux anophèles qui se multiplient à l’envi.

La diversité agricole disparaît, on a parlé de la maïsation de certaines sociétés. Des 2,3 milliards de tonnes de pesticides utilisées dans le monde, moins de 1 % atteignent les ravageurs ciblés. Manque de micronutriments, simplification du régime, maladies chroniques, affaiblissement des immunités… beaucoup de parentés.

De nouveaux systèmes alimentaires. Ils seront localisés, amélioreront la santé des sols, avec des chaînes alimentaires (du producteur au consommateur) plus courtes. Remplacer les monocultures par des polycultures, des jardins communautaires. Au Chiapas, les gros producteurs de café ont des productions totalement intégrées aux circuits industriels. Ils achètent tout et sont fort dépendants d’un système économique qu’ils ne contrôlent pas. Les petits producteurs (bio) ont des rendements plus élevés, consacrent 30 à 50 % de leurs terres à diverses cultures en vue de la sécurité alimentaire de la famille, aux animaux, à la réserve forestière. La combinaison des cultures et de l’élevage traditionnels sont favorables à la productivité comme en général, tout ce qui favorise des habitats complexes tels les systèmes sylvo-agro-pastoraux par exemple. On renforcera l’agriculture urbaine. Les jardins intensifs peuvent avoir des productivités étonnantes. Mais une première mesure appellera à une redistribution des terres.

D’entrée de jeu, on dira que l’alimentation est un droit humain et pas une simple marchandise. La pensée occidentale a toujours séparé les êtres humains du reste de la nature, les considérant comme des sphères séparées. Ainsi la biodiversité peut être renouvelée en créant de nouveaux vivants grâce aux ciseaux moléculaires (voir notre résumé du livre Jennifer Doudna et Samuel Sternberg. Un coup de ciseaux dans la création). Les peuples indigènes luttent pour obtenir une Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones qui reconnaît leur droit à un territoire, à la terre et donc à ce qu’elle produit, dans sa diversité comme base de la vie humaine. Il faut reconnaître les formes d’appropriation communautaire et collective. Autre travers de la pensée occidentale, celui de séparer business et droits humains. Ainsi l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et l’OMC (Organisation mondiale du commerce) publiaient le 30 mars 2021, un communiqué : «….Lorsqu’il est question de protéger la santé et le bien-être de leurs populations, les pays doivent s’assurer que les mesures qu’ils prennent ne perturbent pas la chaîne d’approvisionnement alimentaire… »

On a vu… l’ONU, la FAO (la mal-aimée des USA…), les États (porteurs de devoirs) sont mis sur la touche. Ils sont remplacés par les initiatives multiparties qui réunissent autour de la table les parties prenantes (multi stake holders) face à un problème. Et les intérêts des multinationales y sont présents, disposant de moyens de pression divers, de savoirs, d’avoirs… On « négocie », l’État s’est retiré et c’est la loi du plus fort sur la place.

Notes :

[1] https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/food-systems-summit-2021/

(Un résumé plus substantiel du dossier Cetri en 20 pages peut être obtenu auprès de Miche Ansay : mansaymady@gmail.com)

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