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Le marché des dieux : des clés stimulantes
Home Opinions & Débats Entretien avec... Le marché des dieux : des clés stimulantes
Entretien avec...Opinions & Débats
By Lucienne Gouguenheim12 juin 20250 Comments

Le marché des dieux : des clés stimulantes

Marcel CLOTUCHE.

Ed. PUF, 2022, 254 pages

Le titre

D’abord le titre Le marché des dieux, à la fois énigmatique et provocateur. Marché, dans le sens où l’emploient les publicitaires et les directeurs commerciaux, avec des expressions comme « pénétrer un marché », « cibler un segment », « modifier l’offre », etc. Et en lien avec la formation de Dominique Desjeux anthropologue et sociologue de la consommation, dont les recherches portent précisément sur les mécanismes des marchés et les innovations technologiques et sociales. Durant ses recherches, il a mis au point une méthode qui sera détaillée plus loin. Après l’avoir appliquée à des domaines « profanes » (objets électriques, mobilité, énergie, développement durable, pratiques agricoles, bars de nuit, etc.), il l’applique ici au « marché international des dieux ». Il le fait en recourant à l’anthropologie stratégique, une « approche agnostique », à l’écart des questions de foi ou de théologie. Toutefois, au début du chapitre I, il reconnaît le bénéfice qu’il a retiré des cours d’exégèse du Père Robert Tamisier (1907-1986), bibliste sulpicien.

Le sous-titre

Le sous-titre précise la focale « Comment naissent les innovations religieuses. Du judaïsme au christianisme ». L’auteur, grand amateur d’énigmes, préfère le « comment ? » au « pourquoi ? ». Spécialiste des innovations, il s’intéresse à une innovation religieuse réussie, historiquement et géographiquement située. Comment les premiers chrétiens, de culture juive, groupe dissident et ultraminoritaire, ont-ils pu emporter « le marché des dieux » sur un judaïsme représentant près de 8 % de la population de l’Empire romain et plutôt en expansion. En termes contemporains, comment une petite « start-up » devient une grande « multinationale » ? Après beaucoup d’autres, l’auteur compte expliquer ce succès grâce à une méthode anthropologique, basée sur les jeux des acteurs, les logiques sociales et les éléments de contexte.

La méthode et son application

Pour Dominique Desjeux, le processus d’innovation comprend généralement trois grandes étapes.

1. La première, assez courte, est celle de l’invention, souvent individuelle. Ici, Jésus, personne charismatique, entourée, pendant deux ou trois ans, d’un tout petit groupe. Tout est flou et fragile. Rien n’est certain. Jésus s’inscrit dans la continuité de la Torah juive et cherche à purifier les pratiques religieuses, sans mettre en place une « innovation de rupture » sous la forme d’une religion nouvelle. Même si la pratique ou l’expression peut être transgressive.

2. La deuxième étape, plus collective et plus longue que la première, repose sur des personnalités mobilisatrices et organisatrices. Celles-ci vont transformer l’invention en innovation. Jacques, chef de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, Pierre, l’apôtre des judéo-chrétiens « circoncis » de la diaspora et Paul de Tarse, l’apôtre des chrétiens d’origine païenne, « incirconcis ». Ces trois hommes, assez différents, assurent la continuité du message de Jésus. Ils s’occupent surtout d’animation et d’organisation. Paul est le premier à se rendre compte que deux rituels juifs rendent difficile l’adhésion des païens à la foi chrétienne : la cacheroute (interdits alimentaires) et la circoncision. En supprimant ces deux contraintes, il met en place une « innovation de rupture ». L’abolition de la cacheroute et l’adoption du baptême comme rituel unique de purification font baisser la charge mentale. Pour l’auteur, l’affaiblissement des contraintes est un invariant important pour la réussite d’une innovation. La circoncision notamment était un obstacle majeur pour l’intégration de l’élite juive à la modernité grecque. Dans les gymnases, où la nudité totale était requise, la circoncision était objet de moquerie ou d’humiliation. Pour les non-juifs aussi, elle était une barrière culturelle pour adhérer à la foi chrétienne.

Jésus, l’« inventeur » est mort vers 30, les trois « innovateurs », Jacques, Pierre et Paul sont morts entre 60 et 70. Et tous les quatre de façon violente. L’autorité romaine persécute les chrétiens, parfois d’ailleurs confondus avec les juifs. L’invention de Jésus semble donc sur le point de disparaître…

3. Après l’invention et l’innovation, la troisième étape est celle de la réception, qui peut s’étendre sur plusieurs siècles et est largement influencée par des événements extérieurs. Le premier, majeur, est en 70, la destruction par les Romains du temple de Jérusalem. L’auteur le désigne comme un « cygne noir », car cet événement était imprévisible. Il va bouleverser l’organisation du judaïsme de l’époque et marquer la fin de la caste des prêtres. Le judaïsme se recentre alors sur les synagogues animées par les rabbins. Celles-ci, qui accueillent encore les judéo-chrétiens, deviennent des « plateformes logistiques » pour la diffusion du nouveau monothéisme et participent au prosélytisme des chrétiens. Quand ceux-ci seront expulsés des synagogues, ils créeront leurs propres lieux de réunion et de culte. Pour D. Desjeux, la destruction du Temple fonctionne donc comme un élément favorable à l’innovation et renforce sa réception. Encore un invariant : les périodes de crise sont des terrains fertiles pour les innovations. Et l’auteur de citer, entre autres, la crise du Covid ou le réchauffement climatique. D’autres éléments vont favoriser ou accélérer la phase de réception, comme la koinè, grec international (le globish de l’époque), qui permet à la nouvelle religion de se répandre en dehors du monde juif. Durant l’étape antérieure, cet élément était déjà bien présent. Cette fois, le grec sera de plus en plus utilisé au détriment de l’araméen. Les pratiques des chrétiens, assez simples (purification par le seul baptême, ni cacherout ni circoncision) facilitent l’adhésion, malgré une théologie complexe (Trinité, résurrection de Jésus, virginité de Marie, transsubstantiation, etc.) au rebours des pratiques juives, beaucoup plus complexes et plus contraignantes, mais au corpus plus simple (unicité de Dieu, élection d’Israël). D’autres éléments extérieurs vont favoriser la réception, dans un empire romain instable politiquement, en proie à des crises monétaires, à des épidémies, à des crises climatiques. Autre invariant souligné par l’auteur : une innovation ne peut réussir que si elle est réinterprétée par la population qui la reçoit. Les chrétiens vont ainsi « baptiser » certaines fêtes païennes et intégrer une partie des pratiques païennes, en les réinterprétant : culte des saints, cierges, clochettes, eau bénite… Une certaine hybridation est tolérée. Enfin, l’édit de Milan (en 313), signé par l’empereur Constantin, reconnaît le christianisme comme religion d’État et le concile de Nicée I (en 325) fixe le premier credo, après de nombreuses querelles théologiques. Ces deux événements ponctuent, de manière durable, la réception de la foi chrétienne.

Une grille de lecture stimulante

Professionnellement, l’auteur n’est ni exégète ni historien des religions. Il a donc pris connaissance des faits étudiés dans les meilleurs ouvrages disponibles. Ses citations et sa bibliographie en attestent. Il a mené cette enquête très systématiquement. Son apport central réside dans sa méthode, mise au point pendant une longue vie de recherche dans des domaines très différents sur tous les continents. Les faits étaient connus. La nouveauté réside dans l’articulation que l’auteur met en place, en privilégiant les rapports de force, les alliances, les contraintes de survie, les tensions ou les menaces, les crises. Tous ces éléments vont influencer le jeu des acteurs. Sans aborder, comme telles, les questions de théologie ou de morale, il nous propose donc une analyse que certains trouveront peut-être trop mécanique, mais qui fait apparaître la dynamique des forces à l’œuvre dans l’histoire. Cette présentation ne rend pas compte de la subtilité et du foisonnement de cet ouvrage. Nous avons surtout expliqué la méthode et limité la focale à la période 1er siècle – 4e siècle. Mais l’auteur brasse les siècles (en remontant à Moïse et à l’exil babylonien) et il établit de nombreux rapports, fulgurants, avec le nôtre : le trumpisme, le Covid-19, l’« anschluss de la Russie en Ukraine »…

Ernest Renan parlait du christianisme en le désignant comme « une secte juive qui a réussi ». Dominique Desjeux nous fournit quelques clés nouvelles et stimulantes pour comprendre cette réussite.

Source : Bulletin PAVÉS n° 82, p. 16 (https://www.paves-reseau.be/)

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