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Éloge de la trahison – Lettres enflammées sur le devenir d’Israël
Home Faire société autrement Éloge de la trahison – Lettres enflammées sur le devenir d’Israël
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By NSAE31 juillet 20250 Comments

Éloge de la trahison – Lettres enflammées sur le devenir d’Israël

Bouleversé par le 7 octobre et la tragédie endurée depuis par les Gazaouis, les Libanais mais aussi les Israéliens gouvernés par l’hubris guerrière, Gérard Haddad, traducteur des livres de Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), adresse douze lettres enflammées à son mentor disparu [1]. Elles disent toute la tristesse d’un sioniste repenti face aux massacres en cours et sa colère devant les discours de clercs et intellectuels juifs médiatisés, alignés sur les positions d’un gouvernement fascisant.

Pour seule réponse à son désarroi, l’auteur se souvient d’un enseignement de son maître : « Je veux qu’on me considère comme traître à toutes les valeurs qui dominent en ce pays. » Autour de cette éthique, il développe un chant funèbre sur l’avenir d’Israël et de l’Occident complice, et atteste : vive la trahison quand elle est l’ultime bouffée d’oxygène d’une cité devenue folle et meurtrière !

L’homme qui voyait au-delà de l’horizon

Nicolas Floury.

Le dernier livre de Gérard Haddad est de ces livres, bien trop rares, qui touchent au cœur. En ce sens sa lecture confine à l’acte véritable, puisque nous ne sommes plus tout à fait le même une fois le livre lu.

Douze lettres enflammées, toutes adressées à son défunt maître, Yeshayahou Leibowitz, nous sont en effet présentées et il ne fait aucun doute qu’il s’agit là de lettres d’amour.

Cet essai épistolaire fait suite à Archéologie du sionisme [2], qui restituait quant à lui historiquement les idéologies qui furent à l’origine de la fondation d’Israël, démontrant que la forclusion du judaïsme y était alors centrale. Il s’agit cette fois, dans Éloge de la trahison, d’insister, d’enfoncer le clou, et de rappeler à quel point le génocide en cours à Gaza – en passe de s’étendre au Liban et à la Syrie – va à l’encontre des valeurs même du judaïsme.

Éloge de la trahison, dont le titre est un hommage à la posture adoptée très tôt par Leibowitz quant à la politique de son pays Israël, est comme le versant passionnel du raisonnable Archéologie du sionisme. Si c’est d’affects dont il s’agit, c’est que Gérard Haddad aura aimé passionnément et son maître Yeshayahou et le peuple d’Israël.

Souvenons-nous que la rencontre entre Haddad et Leibowitz – source immédiate d’un intense transfert – eut lieu autour de Maïmonide, l’un des plus grands penseurs du judaïsme.

Maïmonide est en effet à l’origine d’une lecture lumineuse de la Bible et du Talmud, ôtant à ceux-ci une large part de leurs éclats d’imaginaire : toutes les superstitions accumulées dans des lectures faisant de Dieu un être doté d’un corps et ne cessant d’intervenir dans le monde des hommes. Il s’opposera ainsi, et c’est cet héritage que reprendront Leibowitz et Haddad, à toute lecture eschatologique et messianique de la Bible.

C’est en se souvenant des paroles de son maître que Gérard Haddad se trouve tant affecté devant ce qui se déroule sous nos yeux à Gaza. Il se fait ainsi un devoir de trahir, comme le faisait le grand homme, de combattre l’idéologie qui règne désormais partout en occident, cette propagande où se trouvent inversées toutes les valeurs chères à son judaïsme, lui qui ne cesse de rappeler qu’il est juif et arabe, né en Tunisie. « L’éthique de la trahison, c’est-à-dire la subversion des idées acquises. » Leibowitz est en effet pour Gérard Haddad un prophète véritable – celui qui « voit au-delà de l’horizon » – au sens où ce dernier avait su anticiper sans jamais faillir ce qui allait advenir dans cette singulière région du monde où fut implanté Israël. C’est au prophète Jérémie qu’il identifie ainsi Yeshayahou Leibowitz. Sur le moment, les paroles de son maître lui parurent souvent exagérées, parfois même sidérantes, et ce fut toujours dans l’après-coup des faits que Gérard Haddad pu mesurer leur clairvoyance. « Ça ne tiendra pas. Zé lo yahziq maamad. », lui avait-il dit, le laissant pantois, au lendemain des accords d’Oslo, en parlant de l’État même d’Israël, c’est-à-dire du sionisme comme tel.

Au lendemain même de la guerre des six jours, Leibowitz, « l’homme qui voyait au- delà de l’horizon », seul contre tous, n’avait-il pas courageusement affirmé, passant pour fou, que « la victoire de la guerre des six jours est la pire catastrophe de l’histoire juive depuis le génocide », appelant à quitter sur le champ les territoires conquis. Leibowitz, bien avant que le gouvernement qui dirige actuellement son pays ne prenne le pouvoir, n’hésita pas à qualifier l’État d’Israël de judéo-fasciste, puis de judéo-nazi. Le fascisme est « cette idéologie qui fait de la nation la valeur suprême » et le fascisme du gouvernement Netanyahou est désormais revendiqué comme tel avec morgue et fierté. Le judéo-nazisme n’est autre que le judéo-fascisme auquel on aura simplement ajouté le racisme. Gérard Haddad n’aura alors de cesse de nous démontrer que « cette porte ouverte vers la barbarie » qu’est le judéo-fascisme n’est autre qu’une forme privilégiée de l’idolâtrie, déshonorant par là même la foi juive. Gérard Haddad rappelle ainsi que les sionistes, originellement, n’étaient pas du tout versés dans le judaïsme, qu’ils ignoraient totalement, au point de forclore celui-ci de leurs discussions. Il s’agit de rappeler que, de ce fait même, faire des antisionistes des antisémites est une chose totalement aberrante, pas moins que d’en appeler au concept nébuleux de « haine de soi » pour décrier les très nombreux juifs antisionistes, ce qui confine au délire pur et simple.

Gérard Haddad, révolté par les exactions chaque jour plus nombreuses de l’armée israélienne, nous propose une claire définition de ce qu’est un génocide. Un critère indubitable en est : « ce qui ne peut s’imaginer, qui se situe au-delà de nos capacités imaginatives ». Il va de soi que ce qui se déroule à Gaza depuis le 7 octobre 2023 correspond à plein à ce dernier. Quelques exemples de ce qui est au-delà de tout ce qui peut s’imaginer :

L’horreur aurait pu rester circonscrite à l’enclave maudite. Non, on l’importa en Terre sainte, à Sde Teiman, en particulier, les « Champs du Yémen ». La prison de Guantanamo serait, par comparaison, une sinécure. Ce qu’il s’y passe ? Peut-on même le raconter sans tourner de l’œil ? Ces corps nus, yeux bandés, pieds et poings liés si serrés que la gangrène finit par exiger l’amputation des membres, croupissant des jours et des jours dans leurs excréments.

Puis :

Quelques gardiens ont inventé une occupation nouvelle : la sodomie avec des tuyaux sur des prisonniers ligotés, infligeant d’horribles blessures.

Et encore :

À Gaza, on manque cruellement d’eau puisque les canalisations ont été détruites. À Rafah, s’entassent des centaines de milliers de personnes dans une misère extrême. Par on ne sait quel miracle, existait en un lieu une réserve d’eau. Et voilà qu’un officier donne à ses hommes l’ordre de faire exploser cette précieuse réserve. Pour quelle raison ? En l’honneur de notre saint shabbat, a osé dire cet officier, aveuglément obéi par ses hommes.

L’imagination de Gérard Haddad, une fois ces exemples donnés, se retrouve « épuisée », tant il est difficile de décrire les faits sans alors « tourner de l’œil ». Gaza est ainsi le lieu d’un double génocide, celui de ses habitants, les Gazaouis, mais aussi celui du peuple juif, qui ne pourra peut-être même jamais se remettre d’un tel blasphème.

Qui en effet aurait pu imaginer une telle chose ?

Néanmoins, il ne s’agit pas de confondre la pensée et l’émotion brute. Gérard Haddad n’est ainsi pas sans imaginer une possible sortie de la crise, une solution qui aurait dû être déployée selon lui dès le lendemain du 7 octobre. Les jeunes générations auront en effet à se débarrasser en premier lieu des judéo-fascistes qui dirigent le pays et qui font passer le génocide des Palestiniens pour la guerre de Gog et Magog, la guerre précédant soi-disant la fin des temps et le dénouement messianique de l’Histoire. Pour Haddad les choses sont claires, le « sionisme herzlien est bien l’ennemi du peuple juif – et des peuples de la région – et la première tâche de cette génération et de la prochaine sera de se libérer, en urgence, de sa prison intellectuelle et morale, de retrouver l’essence du judaïsme ».

Il faudra ainsi retrouver le chemin des prophètes du judaïsme. Puis, viendra le temps de la reconstruction, qui nécessitera probablement la fondation d’un nouvel État, « l’État confédéral de Canaan ». Surtout, nous dit Gérard Haddad à « l’hiver de [son] existence », il faudra prendre soin d’ériger, non loin de celui de la Shoah, à Jérusalem, un nouveau mémorial, celui de la Nakba, « nom du martyre du peuple palestinien, l’autre “catastrophe” », afin d’y demander pardon.

Nul doute que d’avoir pu lire ces lettres de Gérard Haddad à son défunt maître Yeshayahou Leibowitz aura été pour nous un acte salutaire en soi. Tant que subsistera une telle pensée, appelant à la trahison pour faire front contre la barbarie, il restera de l’espoir quant à l’advenue de jours meilleurs.

[1] Gérard Haddad, Éloge de la trahison, Lettres enflammées sur le devenir d’Israël, éditions Le passeur, janvier 2025.

[2] Gérard Haddad, Archéologie du sionisme, Salvator, 2024

https://www.nicolasfloury.fr/Files/43.floury___cr_gerard_haddad_eloge_de_la_trahisson.pdf

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