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Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré : Patriarcat, Impureté, infériorité
Home Faire église autrement Chantiers de réforme Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré : Patriarcat, Impureté, infériorité
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By Lucienne Gouguenheim28 août 20250 Comments

Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré : Patriarcat, Impureté, infériorité

Sylvaine Landrivon, CEPFE : Commission d’Études sur la place des femmes

La question que se pose tout esprit libre et sérieux face à l’institution catholique constitue la base de l’interrogation de Gilbert Clavel : « Pourquoi l’Église catholique romaine s’obstine-t-elle à exclure les femmes des ministères ordonnés ? » (1). Il a consacré deux tomes à l’exploration des ancrages et des systèmes qui entretiennent ce processus et à leur possible correction. On ne rendra compte ici que du premier, Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré : Patriarcat, Impureté, infériorité, Paris, L’Harmattan, 2024, qui analyse les fondements, scripturaires, patriarcaux et les appuis sur lesquels se fonde l’institution catholique romaine (2).

Car toujours la même question demeure : quand viendra l’heure de l’émancipation des femmes ?

Déjà Euripide (431 av. J.-C.) fait dire à Médée que « le jour vient où le sexe féminin sera honoré ; une renommée injurieuse ne pèsera plus sur les femmes ». Virginia Woolf, dans Un lieu à soi paru en 1929, reporte cette échéance 100 ans après elle.

Entre temps, Christine de Pisan (1364-1429) affirme une égalité de nature entre hommes et femmes dans La Cité des Dames. Elle appelle les femmes autant que les hommes à se défaire des préjugés qui oppriment ses compagnes. Et si quelques savants comme Poulain de la Barre (3) (oublié par l’auteur dans ce premier tome, mais intégré au suivant) réclament l’égalité entre femmes et hommes, si d’Alembert s’élève contre l’antiféminisme de Rousseau, si Olympe de Gouges revendique les « droits naturels, inaliénables et sacrés de la femme », il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que des mouvements se structurent et luttent contre l’aliénation des femmes.

L’auteur mentionne les différents courants « féministes », signalant les travaux de Simone de Beauvoir, Luce Irigaray, Judith Butler… « Et si Simone de Beauvoir avait affirmé que le genre féminin était une construction culturelle en réfutant l’assignation à un destin biologique, Judith Butler pousse à l’extrême la distinction entre genre et sexe en soutenant leur discontinuité » (4).

De là naissent les controverses sur ce que l’Église catholique va nommer « les théories du genre » (5). L’auteur pourrait développer et se demander s’il s’agit de la même hargne que celle que l’institution avait déployée contre Pierre Teilhard de Chardin à propos de la « théorie de l’évolution », lesquelles ne sont ni l’une ni l’autre des « théories » au sens où il n’est pas pertinent de les envisager selon les critères de « vrai » ou « faux » puisqu’il s’agit d’analyses factuelles.

Le chapitre 2 aborde les imbrications entre les données sociétales et chrétiennes, ces dernières assumant le paradoxe d’une religion personnelle (qui interpelle l’être humain dans son individualité) tout en possédant une visée collective pour constituer le Peuple de Dieu. Se trouvent ainsi valorisés l’individualisme cher à Nietzsche, et celui que Tocqueville met en lien avec la démocratie. Naît alors peu à peu une « injonction à l’autonomie » qui va conduire à la recherche de construction des identités, puis à leur possible fluidité. Cet abandon des certitudes « naturelles » va créer des « conflits anthropologiques » opposant les nostalgiques du monde ancien aux tenants de la « modernité ». C’est là que refait surface l’élan masculiniste dont les effets sont se font sentir aujourd’hui jusqu’au sommet des États. Il conforte les adeptes chrétiens de la morale traditionnelle qui se fonde sur des « données de nature – notamment biologiques – intangibles puisqu’œuvre du Créateur » (6). L’auteur n’est évidemment pas dupe des biais d’un tel raisonnement. Il souligne la tentative de prise de conscience lors du concile Vatican II qui réaffirme l’absolue égalité entre femmes et hommes, et pointe l’intervention délétère de Jean-Paul II à l’origine de l’encyclique Humanae vitae publiée par Paul VI qui verrouille la morale sexuelle et chasse la plupart des jeunes femmes des églises, selon les propos de Joseph Moingt, puis le « coup de grâce » de Jean-Paul II qui rend « définitive » l’interdiction de l’accès des femmes aux ministères ordonnés.

La deuxième partie du livre repart des textes pour déconstruire les arguments et les systèmes de justifications cléricales, comme la « faute d’Ève » que ne mentionne pas la Bible, l’infériorité féminine, ou la notion d’impureté.

Le premier chapitre réinterroge, une fois encore, l’interprétation des premiers chapitres de la Genèse. Un paragraphe analyse le sens de la nudité des premiers humains. « Elle marque la modification de l’état de conscience de l’homme, l’éveil de l’humanité à d’autres regards sur soi (…) La honte de la nudité exprime une conscience nouvelle : celle d’être regardé et de recevoir sa propre image de l’autre » (7).

Le thème du péché originel est également abordé pour conclure en forme de boutade qu’on « ne naît pas pécheur, on le devient » (8), sans mentionner toutefois la fâcheuse erreur de traduction d’Augustin dont les humains ont trop longtemps pâti, mais en questionnant au passage le sens de « l’Immaculée Conception » (p. 76). Et l’auteur rappelle également que « la conception d’un baptême lavant du péché originel (…) est toujours présente dans le catéchisme de l’Église catholique »…

Le chapitre 2 retrace l’histoire de l’exclusion des femmes des charges cléricales et réinterroge le sens de l’eucharistie comme sacrifice. Il conclut, comme nous le faisons nous-mêmes – mais également Martin Pochon et d’autres –, que si « Jésus-Christ, par sa mort sur la croix, est le sacrifice ultime et définitif, nul acte, nul rituel, ne peut prétendre le répéter en propre » (9). Il s’agit d’une célébration symbolique qui rassemble pour « faire mémoire » de notre salut. Il n’est donc pas question d’en faire un calque du modèle lévitique.

La fin du chapitre refait l’historique du célibat des prêtres. Le chapitre suivant analyse les figures féminines de la Bible et souligne avec justesse le caractère androcentrique porté sur elles par l’Institution. Il se fonde avec bonheur sur les travaux de Marie-Jeanne Bérère, pour annoncer la déconstruction des arguments qui écartent les femmes des responsabilités presbytérales.

L’objet de la troisième partie est alors « d’invalider les ressorts de la crispation qui fait blocage dans l’Église à toute évolution et de réfléchir à des perspectives… » (10).

Face aux blocages du patriarcat dans l’Église catholique, l’auteur interroge les causes possibles. Il y voit des raisons culturelles et idéologiques qui se justifient par une exacerbation du rôle de la Tradition. La structure verticale, hiérarchique, du système clérical centralisé à Rome ajoute à ce phénomène de discriminations. L’auteur suggère donc de repartir de l’Écriture et voit la clé du changement dans une « gouvernance synodale ». Citant le concile Vatican II dans Unitatis redintegratio, il rappelle l’urgence d’une Église en pèlerinage, proche de ce que le pape François appelle une « Église en sortie ».

Il appelle de ses vœux « une démocratie sexuelle comme sortie de la confusion entre sacré et sexualité » (11). Il entend par là l’importance de dissocier sexualité et péché, espérant qu’en quittant cette corrélation, l’institution devienne capable d’ordonner des individus, hommes ou femmes, sur la manifestation d’une vocation reconnue, avec « les qualités et les compétences requises pour la mission et la fonction » (12). Constatant alors qu’il ne peut y avoir de changement qu’en abandonnant le modèle monarchique qui structure l’Église, il propose un « modèle démocratique de gouvernance ».

Notes :

(1) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu : l’exclusion des femmes du sacré. Patriarcat -Impureté – Infériorité, Paris, L’Harmattan, 2024, p. 5.

(2) Le second tome intitulé Femmes et Église. Sortir des malentendus de l’Histoire, a été également publié en 2024 chez l’Harmattan.

(3) François Poulain de la Barre, De l’égalité des deux sexes, De l’éducation des dames, De l’excellence des hommes, édition, présentation et notes par Marie-Frédérique Pellegrin, Paris, Vrin, coll. Bibliothèque des textes philosophiques, 2011

(4) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 27.

(5) Voir dans Golias Hebdo n° 808 14-20 mars 2024 l’article de Sylvaine Landrivon « Quand brandir un épouvantail ne sert qu’à fédérer les corneilles ».

(6) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 46.

(7) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 66.

(8) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 75.

(9) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 91.

(10) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit, p. 151.

(11) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit., p. 211.

(12) Gilbert Clavel, Histoire d’un malentendu, op. cit., p. 212.

Source :

https://www.garriguesetsentiers.org/2025/06/histoire-d-un-malentendu-l-exclusion-des-femmes-du-sacre-patriarcat-impurete-inferiorite.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

On peut lire aussi :

https://nsae.fr/2024/08/26/femmes-dans-leglise/

https://nsae.fr/2025/05/10/femmes-et-eglises/

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