Réunion annuelle de l’équipe NSAE-Vierzon dans sa forme élargie.
Participait notre groupe habituel au complet, y étaient associés Olivier, Curé de Vierzon et 3 autres personnes pour une quinzaine d’invitations distribuées.

Cette invitation suggérait comme point de départ de notre rencontre :
Comment est-on concerné par notre monde ?
La réflexion proposée s’inspirait d’un texte : « L’universalisme entre humanisme et totalitarisme », texte extrait de la conférence donnée par le Pasteur Jean-Pierre RIVE dans le cadre du Festival : « Les chemins de tolérance ». Publication de notre newsletter du mois d’août 2026 [1].
Une lecture du résumé est faite. Un premier élément de discussion s’impose : le terme fascisme retient l’attention, une définition est recherchée. On note une concordance entre le dictionnaire et l’IA : un système politique autoritaire et d’extrême droite qui associe ultranationalisme, populisme et totalitarisme au nom d’un idéal collectif suprême, avec une voie unilatérale.
Il est évoqué l’idée de la toile d’araignée, tissée en cône qui aspire tout le monde vers une même direction.
Quelqu’un exprime qu’aujourd’hui, il lui semble être entrainé dans ce mouvement, un changement de valeur s’opère, il y a ceux qui se laissent séduire et ceux qui résistent. La résistance est une dimension clairement évoquée par l’auteur comme une alternative qui nous concerne sérieusement.
Au contexte politique s’ajoute la crainte des technologies, telle que l‘IA, qui avancent à très grande vitesse, qui déstabilisent, déshumanisent qui privent du droit de réaliser seul grands nombres de tâches, sous prétexte de trouver une réponse immédiate qui nous faciliterait la vie.
Un débat s’instaure, faut-il accepter de ne plus recevoir aucun document papier justifié par la nécessaire protection de la planète. Un doute persiste.
Il est noté que les DATA CENTERS sont alimentés en permanence, que les informations sont transmises de gré ou de force sans participation humaine. Amazone a détruit des livres anciens pour nourrir l’IA.
Quelqu’un fait remarquer que cela est comparable à la manipulation qui devient multiforme au niveau national et international.
Différents exemples sont donnés en rapport avec la disparition de nombreux emplois…, l’IA fait aussi bien voire mieux qu’un employé.
Tout semblerait concourir à la nécessité d’entrer en résistance.
Mais à l’inverse de perspectives sinistres, l’IA permet l’accès à l’information dans le domaine de la santé et fournit des diagnostics très rapides et précis. Alors que médecins et professeurs ont besoin de temps pour aboutir à un résultat comparable.
Nous relevons qu’il y a plaisir à partager les informations pour une intelligence collective (être en chemin) et non à des fins destructrices, dans ce sens l’Intelligence Artificielle pourrait être une arme qui tue.
Une personne avance le sentiment que l’IA est une force qui détruit le monde, la civilisation.
L’expérience des éditions GRASSET avec la prise d’intérêts majoritaires de la part de BOLLORÉ a conduit 80 auteurs à s’organiser en collectif pour ne pas se résigner face à la décapitation de cette maison d’édition. (Un livre : La grande évasion par le collectif États Généreux). La résistance s’organise.
Va-t-on même vers la disparition des librairies ?
Le thème de l’information est abordé, les médias comme CNEWS appartenant à BOLLORÉ, comme d’autres, grand ami de la famille Le PEN avec STÉRIN n’hésitent pas à porter la violence envers des personnalités qui expriment leur opposition (sportifs, acteurs…). « Ils seront observés de près », répondent-ils.
Sans s’en apercevoir, ces magnats de la presse et autres modes d’expression culturelle aspirent à imiter, voire faire mieux que BERLUSCONI en Italie.
S’exprime aussi la résistance opposée à la nouvelle municipalité d’extrême droite à Vierzon, avec la constitution d’un Groupe de Veille Solidaire et récemment avec l’organisation d’une manifestation à l’occasion de la venue de Monsieur TANGUY, répondant à l’invitation de la municipalité. Une question forte est posée : quand on ne représente pas que soi-même (une amie présidente d’une association financée pour une part essentielle par la municipalité salariant des professionnels, notre prêtre) peut-on risquer de s’exposer et d’être reconnu en participant au mouvement d’opposition ?
Une espérance est remarquée, le groupe de Veille Solidaire [2] est composé de beaucoup de jeunes personnes.

Nous terminons notre rencontre en chantant « L’espérance folle » de Guy Béart, en partageant un délicieux dessert, animés de beaucoup d’optimisme avec notre foi en partage.


