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Science et théologie pour le XXIe siècle
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By NSAE18 janvier 20240 Comments

Science et théologie pour le XXIe siècle

Épilogue d’un livre de lumière et de défis

José Arregi.

 Je remercie Agustín Gil pour ce livre très clairvoyant et nécessaire pour aujourd’hui. Nous vivons une époque difficile et décisive pour l’humanité et l’ensemble de la communauté des vivants. Le négationnisme et le dogmatisme – deux maux qui ne s’opposent qu’en apparence – sont le symptôme d’un malaise civilisationnel planétaire.

Jamais notre espèce Sapiens n’a autant su, mais jamais elle ne s’est sentie aussi peu sûre d’elle. Jamais nous n’avons eu autant de connaissances sur autant de choses, mais jamais nous ne nous sommes sentis aussi menacés au niveau personnel, social et international. Jamais nous n’avons disposé d’autant d’informations instantanées et globales, mais jamais la désinformation n’a été aussi grave et universelle. Jamais les sciences n’ont été aussi développées, mais jamais elles n’ont créé d’armes aussi meurtrières, ni n’ont été autant utilisées par les grandes puissances meurtrières. Jamais nous n’avons possédé autant de moyens pour vivre tous confortablement, mais jamais nous n’avons vécu aussi empressés et asphyxiés, manquant à ce point de temps pour respirer, expirer, inspirer. Jamais le nom de Sapiens n’a été aussi discutable. Jamais, du cœur de la Terre et des pauvres, nous n’avons entendu la Voix de la Vie aussi aiguë et grave : « … J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité… » (Deutéronome 30, 19).

Plus que jamais, nous avons besoin non seulement de connaissances scientifiques, mais aussi de sagesse vitale, d’intelligence intégrale, de rationalité multiple, de conscience profonde, pour savoir comment vivre, pour être heureux en étant bons et vice versa, pour être libres et frères, pour pouvoir vouloir et choisir notre vrai être, notre vrai bien inséparable du Bien commun de l’humanité et de tous les êtres vivants. Il n’y a pas d’autre liberté véritable.

Les chemins de la connaissance, de la sagesse, de la liberté d’être son vrai soi, sont nombreux. La connaissance et la sagesse sont multidimensionnelles, elles l’ont toujours été. Les chamans du paléolithique « savaient ». Les mythes anciens sont empreints de savoir et de sagesse, les poètes, les artistes, les amoureux « savent ». Les militants de la justice non violente et de la paix « savent». Les mystiques spirituels « savent » aussi, qu’ils soient ou non adeptes d’une religion. Les textes sapientiels des grandes traditions, religieuses ou non, « savent » beaucoup. Les scientifiques « savent », bien sûr. Et tous savent qu’ils ne savent pas: « l’ignorance savante ».

Agustín Gil sait tout cela mieux que quiconque, lui qui a été professeur de Physique, spécialisé en Physique théorique et Mécanique quantique, membre actif et réfléchi des communautés populaires chrétiennes du Pays Basque, écoféministe engagé contre tous les empires, codirecteur de la revue (aujourd’hui fermée) Herria 2000 Eliza, marcheur et chercheur spirituel, critique des institutions religieuses et ecclésiastiques, disciple en fait de la Bonne Nouvelle et de la vie libératrice de Jésus de Nazareth, de la liberté et de la compassion qu’il a enseignées et pratiquées.

Cet ouvrage est la synthèse et le fruit mûr de ses connaissances scientifiques, de sa réflexion philosophique, de sa sensibilité humaine, de sa théologie critique et de son engagement éthique: Ciencia y filosofía para el siglo XXI. Diálogo interdisciplinar para un nuevo humanismo (Ed. Círculo Rojo, 2023) (Science et philosophie pour le XXIe siècle. Dialogue interdisciplinaire pour un nouvel humanisme). Le titre contient, comme choisi intentionnellement, tous les termes qui définissent un programme concerté et intégral de connaissance: science, philosophie, XXIe siècle, dialogue, interdisciplinaire, nouvel humanisme. La connaissance est par définition, comme le langage, un fait social, transindividuel, pluriel, dialogal. C’est ainsi, et seulement ainsi, qu’elle devient un chemin de co-naissance.

La connaissance est aussi, par définition, interdisciplinaire, fruit de la diversité des regards, des méthodes et des perspectives, tous liés entre eux. Perspectives et méthodes sont nécessairement distinctes, mais non contradictoires, dans la mesure où chaque approche de la réalité – scientifique, éthique, poétique, philosophique, théologique, symbolique en général… – suit rigoureusement sa propre démarche et sa propre méthode d’analyse. Et aucune discipline ne peut prétendre parvenir à la seule connaissance vraie, ni même plus vraie qu’une autre.

Certes, la connaissance scientifique de la réalité – faite d’observations attentives, de mesures mathématiques exactes et de vérifications empiriques – n’est pas la seule vraie connaissance, et ce que les sciences mathématisent et vérifient ne constitue pas la seule vraie réalité. Mais les dogmes du Credo et leurs explications théologiques n’expriment pas non plus des « vérités » révélées d’en haut par « Dieu » ; ce sont des expressions historiques contingentes, des formulations culturelles et relatives d’expériences humaines profondes (« religieuses ») ; tous les dogmes et théologies sont des constructions humaines symboliques, tout comme les énoncés scientifiques sont des constructions humaines empirico-mathématiques. Cependant, les données scientifiques – bien que toujours partielles et provisoires – sont aujourd’hui le critère commun minimum de « vérité » et de « réalité ». Ainsi, aucune affirmation, y compris théologique, ne peut être considérée comme « vraie » si elle contredit ou est incohérente avec les données établies par la science.

Depuis l’établissement du paradigme scientifique moderne après Galilée, la cohérence avec les sciences est l’un des défis fondamentaux pour tout langage religieux et théologique. L’incohérence avec le paradigme scientifique et culturel général est précisément le principal facteur de la crise irréversible actuelle de l’échafaudage imaginaire, conceptuel et institutionnel des religions traditionnelles, y compris le christianisme.

C’est pourquoi je terminerai en indiquant, à titre d’exemples et de simples conjectures, quelques-uns des défis, questions et exigences majeurs que les sciences – cosmologie, physique nucléaire, biologie, biotechnologie, neurosciences, intelligence artificielle… – posent aujourd’hui à la théologie chrétienne :

Une espèce humaine inachevée, déplacée du centre. L’ensemble de la théologie chrétienne – sur Dieu, la création, Jésus, le péché, le salut, la vie après la mort… – reste fondée sur une base entièrement anthropomorphique et anthropocentrique. Tout cela, pris au pied de la lettre, est incompréhensible et s’effondre avec la nouvelle vision scientifique de l’être humain. Nous ne sommes ni le centre ni le sommet de l’univers ou de la terre. Nous sommes membres de la grande communauté des vivants. Nous sommes, comme tous les êtres, l’émergence d’une même évolution physique et biologique, planétaire et cosmique. Comme tous les êtres, nous sommes des formes irréductibles et uniques, mais pas « supérieures » à quoi que ce soit d’autre. Nous sommes des formes inachevées, comme toute évolution. De même, notre conscience et notre liberté – toujours conditionnée – sont inachevées, elles sont en cours de création évolutive. Et nous sommes au point de posséder bientôt la puissance technologique nécessaire pour créer des cerveaux et des êtres organiques ou cybernétiques plus capables que l’Homo Sapiens que nous sommes aujourd’hui. Nous sommes confrontés à de formidables défis écologiques, éthiques, politiques et théologiques. Comme jamais auparavant.

Un cosmos autocréatif, évolutif, interrelié, sans centre. Nous faisons partie d’un univers (peut-être un multivers) sans mesure spatiale ou temporelle. Un univers « infini », du moins au sens physique du terme. Un univers holistique, constituant un tout unique, dynamique et évolutif, dans lequel chaque partie est un tout composé à son tour de parties. Un univers soutenu par une « matière » –mater, matrix-, avec ou sans masse, qui est dotée d’un dynamisme, d’une potentialité ou d’une « énergie » originelle d’où proviennent toutes les formes qui composent l’univers. Un univers, donc, qui n’a besoin d’aucun « Dieu » créateur à partir de rien. Le rien n’existe pas. Si l’on ne compte pas sur un « Dieu » intervenant de l’extérieur, « miraculeusement », dans le processus évolutif autocréatif du monde, pourquoi faudrait-il recourir à une intervention première miraculeuse pour créer le monde à partir de rien ? Ne serait-il pas philosophiquement et théologiquement légitime de penser à une matière originelle incréée et éternelle qui donne naissance à l’univers ? Tout dépend de ce que l’on entend par « Dieu »…

Une « vie après la mort » dans la plénitude « divine » ou dans l’information cosmique ou dans la mémoire universelle. Il est évident que je parle en termes métaphoriques et non strictement scientifiques. La matière originelle dont tout procède ni ne se crée ni ne se détruit, mais se transforme d’éternité en éternité. Elle se transforme selon un arrangement interne, une structure, une « logique » ou un « code » interne ouvert, créatif et donc imprévisible, selon, pourrait-on dire, une « information » qui l’oriente dans sa créativité. C’est de la matière qui se crée elle-même qu’est née la vie dans son inépuisable profusion de formes. La mort implique, concrètement, la dissolution du « je » individuel et de sa conscience particulière, qui est elle-même une forme en constante transformation. Et l’on peut se demander si la mort-transformation du « moi » individuel ne pourrait pas être considérée comme un « passage » (pâque) à une autre forme de survie dans l’information cosmique, dans la mémoire universelle, dans la pleine, infinie, Conscience « divine » ?

Un Jésus homme prophétique inachevé, icône et symbole du Royaume de Dieu. Est-il possible de penser à Jésus comme l’incarnation unique, miraculeuse et achevée du « Fils de Dieu » éternel en un point de l’espace et du temps sans mesure, dans une espèce particulière, sur une planète particulière, dans une culture particulière, dans un homme parfait ? La cohérence avec la cosmovision scientifique du monde nous pousse à une christologie différente. Une christologie qui laisse de côté les dogmes traditionnels ou qui les relit dans un autre registre symbolique. Une christologie qui conçoit Jésus comme un prophète qui, par son message et sa vie contingente et bonne, par sa liberté et sa solidarité libératrices inachevées, peut être confessé – par quiconque le regarde ainsi, chrétien ou non – comme un précurseur, une icône ou un symbole inspirateur du « Royaume de Dieu », de la pleine libération universelle, présente et future à la fois.

Un « Dieu » transthéiste. On ne peut plus maintenir l’image « théiste » de Dieu, si l’on entend par « théisme » l’affirmation d’un Dieu « sujet personnel », antérieur et extérieur au monde, omnipotent, qui a créé le monde à partir de rien et y intervient quand il le veut. Dieu n’explique rien. Il n’est Rien de ce que les images représentent et les mots signifient. Nous ne pouvons l’évoquer que par des métaphores. Il est le pur Être sans forme, n’existant que dans les êtres, dans les formes. C’est la Profondeur Source, le Souffle créateur qui bat dans tous les êtres. Il ne s’agit pas de « croire » en Dieu, mais de le créer, de l’incarner, de lui donner forme dans la beauté, le souffle, la bonté.

À quoi servent les croyances et la science si elles ne nous rapprochent pas de la gnose, de l’illumination, de la libération, de la renaissance à notre être véritable, de notre profonde fraternité avec tout ce qui vit et est ?

https://josearregi.com/fr/science-et-theologie-pour-le-xxieme-siecle/

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