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Croire en Dieu, ce n’est pas croire qu’il est, mais vouloir qu’il soit
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Faire église autrementTextes libérateurs
By Lucienne Gouguenheim31 octobre 20250 Comments

Croire en Dieu, ce n’est pas croire qu’il est, mais vouloir qu’il soit

Christophe Cousinié.

Faut-il accepter de ne rien croire du tout plutôt que de croire en n’importe quoi ? C’est peut-être ce que pense Rousseau lorsqu’il écrit dans L’Émile : « Je ne suis pas fait pour être athée, je ne puis l’être ; mais je suis aussi peu fait pour être incrédule : je ne puis m’empêcher de croire, et je ne puis me résoudre à croire tout ce qu’on me dit. »

N’est-il pas évident que les confessions de foi sont une arme à double tranchant, qui peut servir la cause de l’erreur, comme de la vérité ? Samuel Vincent

Et que ne dit-on pas sur Dieu ? Tous les Credo en sont l’exemple. Et, en cette année où nombreux sont celles et ceux qui ont fêté les 1700 ans du symbole de Nicée, on peut se demander, s’il est encore possible d’adhérer à ce texte. Peut-il être la vérité sur Dieu et sur la croyance ?

Comme l’écrivait Samuel Vincent : « Les confessions de foi peuvent être nécessaires à la conservation d’une croyance particulière ; mais pour la conservation de la vérité, elles ne peuvent rien. » Et il ajoutait : « N’est-il pas évident que les confessions de foi sont une arme à double tranchant, qui peut servir la cause de l’erreur comme de la vérité ? N’est-il pas évident que, pour celle-ci, le garant le plus assuré, c’est la liberté d’examen ? »

Plus on définit Dieu, plus on fabrique des athées ! Christophe Cousinié

C’est, je pense, le propre de toute orthodoxie que de vouloir définir Dieu. Or, plus on définit Dieu, plus on fabrique des athées. Entendez, bien sûr, des athées du Dieu ainsi défini. Il y aura toujours quelqu’un pour être athée du Dieu que vous présenterez.

Dans un échange épistolaire entre le professeur Frédéric Godet, de l’université de Neuchâtel, et Ferdinand Buisson, à propos d’un débat public sur l’enseignement de l’histoire sainte, Godet souhaite poser comme base légitime de la discussion la foi au Dieu personnel. Autrement dit, une conception particulière de Dieu. Mais poser un préalable, même celui-là, c’est déjà instaurer une orthodoxie et, par conséquent, créer des athées.
Pour permettre malgré tout la discussion et l’échange, Buisson répondra à Godet : « Vous croyez en Dieu ? Moi aussi ! »

Dans cette réponse, ce qui est central, ce n’est plus la conception de Dieu — savoir qui il est ou ce qu’il est — mais le fait même de croire. Et ici, le croire se rapproche de la religion. Je m’explique : je considère la religion comme une émotion — ou plutôt une intuition, comme le dirait Schleiermacher.

Je voudrais avoir ici une pensée pour notre ami Bernard Reymond, qui nous a quittés quelques jours après André Gounelle, dont nous entendrons tout au long du week-end des textes choisis. Je pense à Bernard Reymond, fidèle lecteur et traducteur de ce grand théologien qu’était Schleiermacher, à qui le protestantisme libéral doit tant.

La religion, disait Schleiermacher, « en son essence, n’est ni pensée, ni action, mais intuition et sentiment. Elle veut intuitionner l’univers. » C’est donc dans le rapport à l’infini, dans l’intuition, que l’humain en a, que la religion naît. L’idée du divin ne procède alors que de cette intuition.

Buisson affirmera qu’il faut laïciser la religion, c’est-à-dire la rendre neutre. Que signifie cette injonction à rendre la religion neutre ? Il s’agit tout simplement de la libérer de l’autorité du dogme. Sa réponse à Godet en exprime parfaitement l’esprit : « Vous croyez en Dieu ? Moi aussi ! »

Chacun peut dire qu’il est athée du Dieu de l’autre… Christophe Cousinié

Autrement dit, la neutralité donnée au mot Dieu permet à chacun de croire selon sa conscience. Dès lors, chacun peut dire qu’il est athée du Dieu de l’autre.

Mais dire de quel Dieu nous sommes athées, c’est-à-dire quelles représentations de Dieu sont incompatibles avec notre conscience, revient à dire ce que Dieu n’est pas. On a souvent reproché au protestantisme libéral de n’être qu’une négation, c’est-à-dire de ne faire que déconstruire l’édifice doctrinal et dogmatique. Eh bien, il faut reconnaître qu’effectivement, le protestantisme libéral — comme sans doute tous les libéralismes théologiques — nie ce qui a été ajouté et tout ce qui s’oppose à la conscience.

Le christianisme libéral déclare sa neutralité. […] Il n’admet pas plus un credo théologique en deux articles qu’en vingt. Ferdinand Buisson

En matière théologique, c’est-à-dire dans le discours sur Dieu, nous ne pouvons qu’être dans la négation, puisque nous ne pouvons qu’être athées des représentations du divin que notre conscience rejette. Mais, en réalité, cette négation est avant tout une neutralité théologique. Et, comme l’écrit Buisson : « Le christianisme libéral déclare sa neutralité, son indifférence absolue entre tous les systèmes de métaphysique ; il ne s’arroge aucune prétention dogmatisante, il n’admet pas plus un credo théologique en deux articles qu’en vingt. »

Pour dépasser cette neutralité, qui pourrait conduire à la négation, Buisson poursuit en disant que le christianisme libéral trouve son originalité dans le fait de « se fonder sur une base exclusivement pratique et morale, laissant à chacun son libre développement intellectuel, permettant ainsi, à tous les hommes de bien, de s’aimer et de s’entraider pour leur perfectionnement commun, sans rien abdiquer de leur liberté de pensée. »

Ainsi, est religieux tout acte qui élève l’être humain vers un idéal. Par idéal, il faut entendre ce qui est déjà en nous — puisque nous pouvons l’imaginer, le souhaiter, œuvrer pour — mais qui n’est pas encore, puisqu’il n’est jamais pleinement réalisé.

  • Est religieux l’acte du scientifique qui se consacre, de manière désintéressée, à la quête de la vérité.
  • Est religieux l’acte de l’artiste qui poursuit un idéal de beauté qu’aucune œuvre humaine n’atteindra jamais.
  • Est religieux l’acte du soldat, du médecin, du pasteur, du magistrat qui sacrifie une part de sa vie au devoir.
  • Est religieux enfin l’acte le plus humble, celui de la personne qui, dans l’obscurité de son existence, accomplit volontairement un progrès spirituel et se prive de quelque chose pour devenir meilleure.

C’est peut-être là la véritable manière de croire en Dieu. Ici, Dieu n’est plus une idole, au sens d’une image ou d’une représentation que l’on se fait, ou que le dogme impose, mais un idéal.

Le premier risque que nous rencontrons avec la représentation de Dieu, c’est l’anthropomorphisme. On lui prête des traits, des comportements, des attitudes ou des sentiments qui ne peuvent être que ceux que nous connaissons, en tant qu’êtres humains. Dieu devient alors, comme pourrait le penser un enfant, « un grand homme » — ce Dieu barbu qui, de sa toute-puissance, s’abat sur l’être humain désobéissant pour le vouer à l’enfer éternel, ou qui récompense l’obéissant dans la félicité du paradis.

Quand ce ne sont pas des traits humains qu’on lui attribue, ce sont des traits physiques : Dieu serait une énergie, une force, une vitalité, voire la nature elle-même. Albert Réville parlait du Vivant pour désigner Dieu, mais c’est encore risqué : l’anthropomorphisme n’est jamais loin.

Peut-être, alors, que voir en Dieu un idéal du bien, du beau et du vrai ouvre la voie à une autre forme de croyance — une croyance libérée des vieux clichés, aujourd’hui largement rejetés par une société sécularisée.

L’idéal contient ce qui fonde la religion : l’intuition de l’univers et de la place que chacun y occupe. Il laisse chaque conscience libre dans sa représentation du divin et il appelle à l’action : être des acteurs, c’est-à-dire des personnes dont les actes tendent vers le bien — pour soi et pour l’autre —, vers le beau, et vers le vrai, sans jamais s’arrêter à un savoir ou une définition, mais en allant toujours plus loin.

En reprenant la formule de saint Augustin : « Aime et fais ce que tu veux », Buisson écrivait : « Aime et crois ce que tu peux. » Une manière pour lui de relier l’action — avec et pour les autres — à la croyance que chaque conscience libre peut élaborer.

Pour conclure, je dirai que je ne peux qu’être athée du Dieu que ma conscience n’accepte pas, et que, s’il est un idéal et non une personne, alors : « Croire en Dieu, ce n’est pas croire qu’il est, mais vouloir qu’il soit. »

https://libre-croyant-e.com/croire-en-dieu-ce-nest-pas-croire-quil-est-mais-vouloir-quil-soit/

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