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Mémoire subversive de la vie subversive de Pedro Casaldáliga
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By Lucienne Gouguenheim28 février 20260 Comments

Mémoire subversive de la vie subversive de Pedro Casaldáliga

Juan José Tamayo.

Le 16 février, il aurait eu 98 ans. Il nous reste ses textes qui, fondés sur l’authenticité de sa vie, constituent aujourd’hui la meilleure réponse au virage politique vers l’extrême droite et servent de base à la proposition d’une alternative de démocratie radicale. 

Je ne veux pas passer sous silence le 16 février, date à laquelle nous célébrons le 98e anniversaire de la naissance de Pedro Casaldáliga. Je souhaite commémorer cet événement en rendant un hommage subversif à sa vie tout aussi subversive et aux causes pour lesquelles il s’est battu et qu’il a fait passer avant sa propre vie.

Théopoète de la libération

Pedro Casaldáliga était « un poète de la vie et de la parole incarnées », comme l’a défini le poète et professeur d’esthétique à l’Université de Barcelone José María Valverde, et « un théopoète de la libération », comme je le qualifie, à juste titre, je pense, avec Rubem Alves et Ernesto Cardenal. Il était un esthète de la parole incarnée, un maître du bien dire, qui en lui est « être », « vivre » et « faire ». Sa poésie n’est pas évasive, mais ancrée dans la réalité, imprégnée d’indignation et de douleur face à l’injustice et à la faim dont souffrait – et continue de souffrir – la majorité de la population mondiale. 

Il analysait la réalité avec les yeux des personnes les plus vulnérables, des groupes appauvris et des peuples opprimés qui, comme il le dit, « voient sous un autre jour ». C’est cette lumière qui l’a conduit à critiquer le néolibéralisme, qu’il qualifiait de « grand blasphème du XXIe siècle ». Mais il ne s’est pas contenté de critiquer et de dénoncer, car en pleine ère néolibérale, il a été un « ouvrier de l’utopie » d’un autre monde possible, en accord avec la proposition du Forum social mondial, qui a tenu précisément sept réunions au Brésil. Une utopie de libération, qu’il ne considérait pas comme un idéal irréalisable, mais comme un objectif pouvant être atteint grâce à l’engagement sur la voie de « l’espoir contre toute espérance ». 

Il fut également un prophète aux yeux grands ouverts qui réveilla les consciences endormies de nombreux citoyens et citoyennes conformistes, ainsi que de chrétiens et chrétiennes qui, selon les mots de l’écrivain français Georges Bernanos, sont « capables de s’installer confortablement sous la croix du Christ ». C’était un révolutionnaire universaliste, qui croyait « en l’Internationale des fronts levés, de la voix d’égal à égal et des mains entrelacées » et qui a accompagné les révolutions qui ont eu lieu en Amérique latine, y compris par sa présence physique, comme dans le cas de la révolution sandiniste.

Un intellectuel compatissant

Casaldáliga était un intellectuel critique, non conformiste et compatissant envers les victimes du colonialisme, du capitalisme, du patriarcat, de la pauvrophobie et de l’exploitation de la Terre. Il fut sans aucun doute l’un des intellectuels les plus lucides d’Amérique latine, proposant des récits alternatifs aux versions officielles du système, construisant des espaces de coexistence et de dialogue symétrique plutôt que des champs de bataille et des monologues, déstabilisant l’ordre (ou le désordre) établi et révolutionnant les mentalités figées. 

Il critiquait tous les pouvoirs : politique, religieux, économique, y compris les pouvoirs occultes du « Saint-Siège », allant jusqu’à demander au pape Jean-Paul II d’abandonner le Vatican et de suivre la voie de l’Évangile. Il a affronté et dénoncé les grands systèmes de domination uniquement par la parole et l’exemple de sa vie.

L’écologie, dans la lignée de l’écologiste François d’Assise, était une autre de ses convictions fondamentales. Avec son collègue et ami cher Tomás Balduino, évêque de Goiás, il a créé la Commission pastorale de la terre au sein de la Conférence épiscopale brésilienne, qui a soutenu les luttes et les revendications du Mouvement des sans-terre (MST). 

Il a revendiqué le droit des peuples autochtones, les premiers écologistes, à leur territoire, dont se sont appropriés les propriétaires terriens, qui les exploitent sans aucune compassion pour la terre ni pour ses habitants légitimes. Il a exigé la reconnaissance des droits de la Terre Mère (Pachamama), que les peuples autochtones considèrent comme sacrée et avec laquelle ils forment une communauté écohumaine. La meilleure représentation symbolique de sa conscience écologique a été la messe de la Terre sans maux.

Spiritualité contre-hégémonique

Dans le domaine religieux, il s’est distingué comme missionnaire au service des secteurs les plus vulnérables de la société, mystique solidaire des processus révolutionnaires, contemplatif dans la libération, évêque rebelle et insurrectionnel évangélique, pasteur au service du peuple. Il a vécu une spiritualité contre-hégémonique et anti-impériale.

« D’un point de vue chrétien, affirme-t-il, le mot d’ordre est très clair (et très exigeant) et Jésus de Nazareth nous l’a donné… : contre la politique oppressive de tout empire, la politique libératrice du Royaume. Ce royaume du Dieu vivant, qui est celui des pauvres et de tous ceux et celles qui ont faim et soif de justice. Contre le programme de l’empire, le programme du Royaume ». 

Il prêchait le Royaume de Dieu en lutte contre l’Empire et critiquait l’Église « lorsqu’elle ne coïncide pas avec le Royaume ». Il convient de rappeler ici le poème intitulé Ode contre Reagan, qui nous rappelle l’Ode adressée par Rubén Darío à Roosevelt. 

Pères et mères de l’Église latino-américaine

Casaldáliga a suivi la voie des évêques que José Comblin appelle « les Pères de l’Église d’Amérique latine », qui ont mis en pratique le Pacte des Catacombes signé par quarante évêques dans la catacombe de Sainte-Domitille à Rome, en novembre 1965, lors de la quatrième session du Concile Vatican II, auquel plus de cinq cents autres ont ensuite adhéré. Ils ont opté pour une Église pauvre et des pauvres, ont dénoncé les dictatures, ont été persécutés, ont risqué leur vie et certains ont été assassinés, devenant des martyrs, comme Mgr Romero, José Gerardi, Angelelli… Ils ont été soumis à des procès, à la surveillance policière, à des enquêtes inquisitoriales de la part des congrégations du Vatican, ont été condamnés et ont même été démis de leurs fonctions épiscopales. 

Je me demande s’il y a eu et s’il y a encore des « mères de l’Église Amérindienne » et je réponds par l’affirmative, mais elles n’ont été reconnues que très tardivement. Ce manque de reconnaissance est la meilleure preuve de la persistance du patriarcat, même dans le christianisme libérateur. 

« Mes causes sont plus importantes que ma vie »

Pedro Casaldáliga a affirmé à plusieurs reprises : « Mes causes sont plus importantes que ma vie ». Et il en a été ainsi. Dans le livre, je consacre un long chapitre à ces causes, parmi lesquelles je souligne cinq que je considère comme les plus importantes :

– La cause des communautés afro-descendantes, indigènes et paysannes, soumises au colonialisme, au racisme et au capitalisme sauvage. Sa Messe de la Terre sans maux est la meilleure expression de sa solidarité et de son identification avec les peuples autochtones. Sa Messe des Quilombos constitue la meilleure reconnaissance de la dignité des peuples d’ascendance africaine soumis à l’esclavage depuis des siècles et encore aujourd’hui, de la défense de leur identité culturelle et religieuse et de leurs territoires. 

– La cause des femmes discriminées parce qu’elles sont femmes, parce qu’elles sont pauvres, parce qu’elles appartiennent aux classes populaires, aux cultures et aux ethnies autochtones : des femmes méprisées et soumises à la violence du patriarcat politique et religieux, allant jusqu’aux féminicides, et parce qu’elles pratiquent des spiritualités et des religions qui ne correspondent pas aux soi-disant « grandes religions ». Il a fait sienne la cause des femmes paysannes, indigènes, noires, prostituées, dont il a dénoncé la marginalisation sociale.

– La cause de la Terre, considérée comme sacrée par les communautés indigènes, sujette de droits et non vénale.

– La cause du dialogue interreligieux, interculturel et interethnique. Il n’a pas imposé sa foi, ni affirmé que la religion chrétienne était la seule vraie, mais il a respecté et partagé les cosmovisions, les spiritualités et les sagesses des communautés autochtones, il a dialogué avec elles sans arrogance ni complexe de supériorité et sans établir de hiérarchies, tout en reconnaissant leurs divinités. 

– La cause des martyrs, à commencer par le protomartyr du christianisme Jésus de Nazareth, puis le père Joâo Bosco, assassiné en sa présence par la police, Mgr Romero, archevêque prophétique de San Salvador, qu’il a déclaré saint dans le poème mémorable « San Romero de América, Pastor y Mártir Nuestro » (Saint Romero d’Amérique, notre pasteur et martyr), et par le martyre collectif des « Indiens crucifiés », sur lequel il a écrit un article dramatique et dénonciateur dans la revue internationale de théologie Concilium en 1983. 

Casaldáliga est l’un des symboles les plus lumineux du christianisme libérateur en pleine expansion des mouvements religieux fondamentalistes qui sont en train de changer la carte religieuse et politique de l’Amérique latine. Il est devenu un phare éclairant dans l’obscurité du présent et à un moment où l’extrême droite politique occupe le devant de la scène au niveau local et mondial, ce qui constitue une menace pour la démocratie et une perversion des valeurs originelles du christianisme. 

Ses textes, fondés sur l’authenticité de sa vie, sont aujourd’hui, à mon avis, la meilleure réponse à ce virage politique d’extrême droite et constituent la base d’une alternative de démocratie radicale, c’est-à-dire participative, populaire et dans tous les domaines : éthique, politique, économique, social, professionnel, culturel, éducatif, écologique, etc. 

Ignacio Ellacuría a dit : « Avec Mgr Romero, Dieu est passé par le Salvador ». J’ose affirmer : « Avec Pedro Casaldáliga, “le Dieu de tous les noms” est passé par le Brésil ». 

https://www.religiondigital.org/el_blog_de_juan_jose_tamayo/memoria-subversiva-vida-pedro-casaldaliga_132_1443511.html

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